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"Uniquement regarder l'amour de Dieu qui donne son Fils qui offre sa vie pour nous, peut nous indiquer un certain chemin de consolation. Et c'est pour cela que nous disons que le Fils de l'homme est entré dans la douleur des hommes ; il a partagé et a accueilli la mort ; sa Parole est définitivement une parole de consolation, parce qu'elle naît des pleurs".

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"Et si je ne peux pas donner une telle parole, avec les pleurs, avec la douleur, mieux vaut le silence ; la caresse, le geste, sans aucune parole. Très souvent, dans notre vie, les larmes sèment l'espérance, ce sont des semences d'espérance".

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"Pour parler d'espérance à celui qui est désespéré, il faut partager son désespoir ; pour essuyer une larme sur le visage de celui qui souffre, il faut unir nos pleurs aux siens. Ce n'est qu'ainsi que nos paroles peuvent être réellement capables de donner un peu d'espérance".

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“L’espérance ouvre de nouveaux horizons, rend capables de rêver ce qui n’est même pas imaginable. L’espérance fait entrer dans l’obscurité d’un avenir incertain pour marcher dans la lumière. La vertu de l’espérance est belle ; elle nous donne tant de force pour marcher dans la vie”.

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“L’espérance n’est jamais immobile, l’espérance est toujours en chemin et nous fait avancer”.

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“Le mal ne triomphera pas pour toujours, il y a une fin à la douleur. Le désespoir est vaincu parce que Dieu est parmi nous”.

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  “Quand tout semble fini, quand, face à tant de réalités négatives, la foi devient difficile et que vient la tentation de dire que rien n’a plus de sens, voilà en revanche la bonne nouvelle : Dieu vient réaliser quelque chose de nouveau, il vient instaurer un royaume de paix”.

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  “Quel que soit le désert de nos vies – chacun sait dans quel désert il marche – il deviendra un jardin fleuri. L’espérance ne déçoit pas!”.

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“L’espérance ne déçoit pas. L’optimisme déçoit, l’espérance non!”.  

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Notre premier engagement en tant que consacrés devrait être celui de rester à côté des jeunes pour les contaminer de la joie de l’évangile et de l’appartenance au Christ.  

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Nous vivons dans une culture du provisoire, qui peut conduire à être esclaves des modes. Cette culture alimente le consumérisme et oublie la beauté d’une vie simple et austère, provoquant souvent un grand vide dans nos existences.


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Avec la grâce du Seigneur, chacun de nous est appelé à assumer de manière responsable l'engagement personnel de sa propre croissance humaine, spirituelle et intellectuelle, et à entretenir la flamme de sa vocation... en faisant toujours attention à marcher selon la logique de l'Évangile, sans jamais céder aux critères de la mondanité".

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"La vie fraternelle en communauté doit se nourrir de correction fraternelle, de miséricorde envers le frère ou la sœur qui a péché, de responsabilités partagées. Tout ceci accompagné d'un éloquent et joyeux témoignage d'une vie simple aux côtés des pauvres et d'une mission qui privilégie les périphéries de l'existence".

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"La vocation, comme la foi, est un trésor que nous portons dans des vases d'argile; c'est pourquoi nous devons en prendre soin, comme nous prenons soin des choses les plus précieuses, afin que personne ne nous vole ce trésor, ni que celui-ci ne perde de sa beauté, au fil du temps".

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Les personnes éprouvent le besoin impérieux de préserver leurs espaces d’autonomie. Certains font de la résistance pour éprouver jusqu’au bout le goût de la mission et restent enveloppées dans une acédie paralysante”. 

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“Ne nous laissons pas voler l’enthousiasme missionnaire !”

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“Dans de nombreuses parties du monde, les villes sont des scènes de protestation de masse où des milliers d’habitants réclament liberté, participation, justice et différentes revendications qui, si elles ne sont pas convenablement interprétées, ne peuvent être réduites au silence par la force”. 

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“La ville produit une sorte d’ambivalence permanente, parce que, tandis qu’elle offre à ses citadins d’infinies possibilités, de nombreuses difficultés apparaissent pour le plein développement de la vie de beaucoup”.

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“Une évangélisation qui éclaire les nouvelles manières de se mettre en relation avec Dieu, avec les autres et avec l’environnement, et qui suscite les valeurs fondamentales devient nécessaire. Il est indispensable d’arriver là où se forment les nouveaux récits et paradigmes, d’atteindre avec la Parole de Jésus les éléments centraux les plus profonds de l’âme de la ville”.

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“Dans la vie quotidienne, les citadins luttent très souvent pour survivre et, dans cette lutte, se cache un sens profond de l’existence qui implique habituellement aussi un profond sens religieux”.

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“Dieu ne se cache pas à ceux qui le cherchent d’un cœur sincère, bien qu’ils le fassent à tâtons, de manière imprécise et diffuse”. 

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“Dieu vit parmi les citadins qui promeuvent la solidarité, la fraternité, le désir du bien, de vérité, de justice. Cette présence ne doit pas être fabriquée, mais découverte, dévoilée”.

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“Nous avons besoin de reconnaître la ville à partir d’un regard contemplatif, c’est-à-dire un regard de foi qui découvre ce Dieu qui habite dans ses maisons, dans ses rues, sur ses places”.
 

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“Nous pouvons faire de nombreux plans pastoraux, imaginer de nouvelles méthodes pour s’approcher des gens, mais si nous ne suivons pas la route du Fils de Dieu qui s’est fait homme pour avancer avec nous, nous ne sommes pas sur la route du bon esprit. Au contraire, c’est l’antéchrist, c’est la mondanité, c’est l’esprit du monde qui prévaut”.

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Un défi important est de montrer que la solution ne consistera jamais dans la fuite d’une relation personnelle et engagée avec Dieu, et qui nous engage en même temps avec les autres.

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En des secteurs de nos sociétés grandit l’engouement pour diverses formes de
spiritualité du bien-être sans communauté, pour une 'théologie de la prospérité' sans engagements fraternels, ou pour des expériences subjectives sans visage, qui se réduisent à une recherche intérieure immanentiste.

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Aujourd’hui nous sommes face au défi de répondre adéquatement à la soif de Dieu de beaucoup de personnes, afin qu’elles ne cherchent pas à l’assouvir avec des propositions aliénantes ou avec un Jésus Christ sans chair et sans un engagement avec l’autre.

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“Marie est la Mère du ‘oui’. Oui au rêve de Dieu, oui au projet de Dieu, oui à la volonté de Dieu. Un ‘oui’ qui, comme nous le savons, ne fut en rien facile à vivre. Un ‘oui’ qui ne la remplit pas de privilèges ni de distinctions, mais qui, comme le dira Siméon dans sa prophétie : ‘Et toi-même une épée te transpercera l’âme !’”.

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“Un développement économique, qui ne tient pas compte des plus faibles et des défavorisés, n'est pas un vrai développement. La mesure du modèle économique doit être la dignité intégrale de la personne, spécialement la plus vulnérable et celle qui est sans défense”.

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“Que cet effort de tous les acteurs sociaux ne s’arrête pas, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus d'enfants sans accès à l'éducation, de familles sans foyer, d’ouvriers sans un travail digne, de paysans sans des terres à cultiver et tant de personnes obligées à émigrer vers un avenir incertain ; qu’il n’y ait plus de victimes de la violence, de la corruption ou du trafic de stupéfiants”.

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“Dans la volonté de servir et de travailler pour le bien commun, les pauvres et ceux qui sont le plus dans le besoin doivent occuper une place prioritaire”.

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“Il ne faut pas s'arrêter sur ce qui est conflictuel ; l’unité est toujours supérieure au conflit ; c'est un exercice intéressant que de décanter, dans l'amour de la patrie et dans l’amour du peuple, toute perspective qui naît des convictions d'une option partisane ou idéologique”.

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“Dans tous les domaines de la société, mais spécialement dans l'activité publique, le dialogue doit être renforcé comme moyen privilégié pour favoriser le bien commun, sur la base d’une culture de la rencontre, du respect et de la reconnaissance des différences légitimes et des opinions des autres”.

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“Un peuple qui oublie son passé, son histoire, ses racines, n'a pas d'avenir, c’est un peuple sec. La mémoire, reposant fermement sur la justice, éloignée de sentiments de vengeance et de haine, transforme le passé en source d'inspiration pour construire un avenir de convivialité et d'harmonie”.

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“Se donner veut dire évangéliser, c’est cela notre révolution – parce que notre foi est toujours révolutionnaire –, c’est cela notre cri le plus profond et le plus constant”.

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“En se donnant, l’homme se retrouve lui-même avec une vraie identité de fils de Dieu, semblable au Père et, comme Lui, donneur de vie, frère de Jésus, auquel il rend témoignage”.

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“Se donner même dans les moments les plus difficiles, comme le Jeudi saint de Jésus où il savait comment se tramaient les trahisons et les intrigues, mais il s’est donné à nous tout de même avec son projet de salut”.

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“En tout don, s’offre la personne même. ‘Se donner’ signifie laisser agir en soi-même toute la puissance de l’amour qui est Esprit de Dieu et ainsi faire place à sa force créatrice”.

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“Que ce serait beau si tous pouvaient admirer comment nous prenons soin les uns des autres. Comment mutuellement nous nous encourageons et comment nous nous accompagnons ! Le don de soi est celui qui établit la relation interpersonnelle qui ne se crée pas en donnant des ‘choses’, mais en se donnant soi-même”.

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“Jésus prie pour que nous fassions partie d’une grande famille, dans laquelle Dieu est notre Père et tous nous sommes frères. Personne n’est exclu et cela ne se fonde pas sur le fait d’avoir les mêmes goûts, les mêmes inquiétudes, les mêmes talents”.

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“La proposition de Jésus n’est pas un arrangement fait à notre mesure, dans lequel nous posons les conditions, choisissons les composantes et excluons les autres. Une religiosité d’élite…”.

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“La proposition de Jésus est concrète, ce n’est pas une idée : ‘Va et fais de même’, dit-il à celui qui lui demande : ‘Qui est mon prochain ?’, après avoir raconté la parabole du bon samaritain”.

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“La vie spirituelle de l’évangélisateur naît de cette vérité si profonde, qui ne se confond pas avec quelques moments religieux qui apportent un certain soulagement. Jésus nous consacre pour susciter une rencontre avec Lui, en personne, une rencontre qui alimente l’engagement dans le monde, la passion évangélisatrice”.

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“Mettre l’Église en état de mission nous demande de recréer la communion, car il ne s’agit pas d’une action uniquement vers l’extérieur ; nous réalisons aussi la mission à l’intérieur”.

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“La mission de l’Église, comme sacrement de salut, correspond à son identité comme Peuple en chemin, ayant pour vocation d’incorporer dans sa marche toutes les nations de la terre. Plus intense est la communion entre nous, plus s’en trouve favorisée la mission”.

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“L’évangélisation ne consiste pas à se livrer au prosélytisme. Évangéliser, c’est attirer à travers notre témoignage ceux qui sont éloignés, c’est s’approcher humblement de ceux qui se sentent loin de Dieu et de l’Église, s’approcher de ceux qui se sentent jugés et condamnés a priori par ceux qui se croient parfaits et purs”.

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“Il est impensable que brille l’unité si la mondanité spirituelle fait que nous sommes en guerre entre nous, dans une recherche stérile de pouvoir, de prestige, de plaisir ou de sécurité économique. Et cela au détriment des plus pauvres, des plus marginalisés, de ceux qui sont le plus sans défense”.

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“Le service est le critère du vrai amour. Celui qui aime sert, il se met au service des autres. Et cela s’apprend spécialement en famille, où nous nous faisons par amour serviteurs les uns des autres”.

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“La famille est une école où la prière nous rappelle aussi qu’il y a un ‘nous’, qu’il y a un prochain à côté de nous, sous nos yeux : qui vit sous le même toit, qui partage avec nous la vie et se trouve dans le besoin”.

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Prier nous fait toujours sortir du périmètre de nos soucis, nous fait transcender ce qui nous fait mal, ce qui nous secoue ou ce qui nous manque à nous-mêmes, et nous aide à nous mettre dans la peau des autres, à nous mettre dans leurs souliers”.

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“Le peuple fidèle a su exprimer la foi dans son propre langage, manifester ses sentiments les plus profonds de douleur, de doute, de joie, d'échec, de reconnaissance en diverses formes de dévotion : des processions, des bougies, des fleurs, des chants qui se transforment en une belle expression de la confiance dans le Seigneur et d'amour de sa Mère, qui est aussi la nôtre”.

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“Une Église en sortie est une Église qui s'approche, qui s’efforce de ne pas être distante, qui sort de son confort et qui ose rejoindre toutes les périphéries qui ont besoin de la lumière de l’Évangile”.

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“Marchons ensemble, en nous soutenant les uns les autres et demandons avec humilité le don de la persévérance à son service”.

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“Persévérer même si nous sommes rejetés, même s’il fait nuit et que le désarroi et les dangers s’accroissent. Persévérer dans cet effort en sachant que nous ne sommes pas seuls, que c'est le peuple saint de Dieu qui marche”.

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“La persévérance dans la mission implique de ne pas aller, en changeant maison après maison, à la recherche du lieu où nous serons mieux traités, où il y a plus de moyens et de commodités. Elle suppose de lier notre sort à celui de Jésus jusqu'à la fin”.

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“Nos dons sont pour rénover et pour édifier l'Église. Ne refusez pas de partager, ne refusez pas de donner, ne vous enfermez pas dans la commodité, soyez des sources qui débordent et rafraîchissent spécialement ceux qui sont opprimés par le péché, la désillusion, la rancœur”.

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“Nous ne sommes pas des mercenaires, mais des serviteurs ; nous ne sommes pas venus pour être servis, mais pour servir et nous le faisons dans un total détachement, sans bâton et ni sac”

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“La parole de Dieu nous dit que c’est lui qui nous a élus, choisis et envoyés. Cela nous éloigne de l'autoréférentialité, nous fait comprendre que nous ne nous appartenons plus, que notre vocation nous demande de nous éloigner de tout égoïsme, de toute recherche de profit matériel ou de compensation affective”.

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“Demeurer dans l’amour de Jésus signifie demeurer dans l’amour du Père qui nous a envoyé Jésus ; demeurer dans l’amour de Jésus signifie faire, pas seulement dire ; demeurer dans l’amour de Jésus signifie la capacité de communication, de dialogue, tant avec le Seigneur qu’avec nos frères”.

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“Le véritable amour ne peut s’isoler”, parce que “s’il est isolé, ce n’est pas de l’amour” ; il devient plutôt une forme spiritualiste d’égoïsme, une fermeture sur soi, en cherchant son propre profit”. En un mot, c’est de l’“égoïsme”.

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“L’amour se communique, il ne demeure pas isolé : l’amour se donne lui-même et se reçoit, devient la communication qui existe entre le Père et le Fils, une communication qui est réalisée par l’Esprit Saint”. C’est pourquoi “il n’y a pas d’amour sans communication, il n’y a pas d’amour isolé”.

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“Le véritable amour est concret, il est dans les œuvres, c’est un amour constant ; ce n’est pas un simple enthousiasme”. Mais “très souvent, c’est aussi un amour douloureux : pensons à l’amour de Jésus portant la croix”.

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“Nous pouvons regarder un feuilleton télé : c’est un produit de l’imagination. Oui, il y a des histoires, mais elles ne nous prennent pas. Elles nous font battre un peu le cœur, et rien de plus”. Pour sa part, en revanche, Jésus avertissait les siens : “Ce ne sont pas ceux qui crient : ‘Seigneur, Seigneur’, qui entreront dans le royaume des cieux, mais ceux qui ont fait la volonté de mon père, qui ont observé mes commandements”.

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Il y a “deux critères qui nous aideront à distinguer le véritable amour de celui qui n’est pas véritable”. Le premier critère est que “l’amour doit reposer davantage sur les faits que sur les paroles”. Et le “deuxième critère” consiste dans le fait que “le propre de l’amour est de communiquer : l’amour se communique”.

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Il ne faut jamais oublier que “dans la vie, nous devons aller sur les routes de tribulation”, car “c’est la loi de la vie” ; mais il faut toujours nous rappeler précisément “dans ces moments-là” de “nous confier au Seigneur”. Et “lui nous répond par la paix”.

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“Un chrétien peut supporter les tribulations et même les persécutions en s’en remettant au Seigneur : lui seul est capable de nous donner la force, de nous donner la persévérance dans la foi, de nous donner l’espérance”.

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“Entrer dans le royaume de Dieu par de nombreuses tribulations n’est pas une attitude sadomasochiste : il s’agit précisément de la lutte chrétienne”.

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“Dans la vie, des tribulations nous attendent : le fait de passer des périodes sombres, des moments difficiles, fait partie de la vie”.

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“Être chrétien n’est pas une apparence ni même un comportement social, cela ne veut pas dire se maquiller un peu l’âme pour être un peu plus beau. Être chrétien, c’est faire ce qu’a fait Jésus : servir. Lui, il n’est pas venu pour être servi, mais pour servir”.

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“Nous ne sommes pas sans racines”, nous avons “des racines profondes” que nous ne devons jamais oublier, et qui vont de “notre père Abraham jusqu’aujourd’hui”.

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“Le chrétien est l’homme ou la femme de l’Histoire, car il n’appartient pas à soi-même, il est inséré dans un peuple qui chemine. On ne peut pas penser à un égoïsme chrétien, cela ne va pas”.

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L’un des traits de l’identité chrétienne “c’est être homme ou femme d’histoire, comprendre que l’histoire ne commence pas et ne finit pas avec moi”. Tout a commencé, en effet, lorsque le Seigneur est entré dans l’histoire.

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Sans la prière, il n’y a pas de place pour l’Esprit. Il faut demander à Dieu de nous donner ce don : ‘Seigneur, donne-nous l’Esprit Saint afin que nous puissions discerner, à chaque moment, ce que nous devons faire’, et qui n’est pas toujours pareil. Le message est le même, mais l’Église va de l’avant, l’Église va de l’avant avec ces surprises, avec ces nouveautés de l’Esprit Saint”.

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“Nous pouvons étudier toute l’Histoire du Salut, nous pouvons étudier toute la théologie, mais sans l’Esprit, nous n’y pouvons rien comprendre. C’est l’Esprit qui nous fait comprendre la vérité”.

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“Dans l’Histoire de l’Église, nous pouvons voir combien de peurs suscitent les surprises de l’Esprit Saint depuis lors et jusqu’à aujourd’hui. C’est le Dieu des surprises”.

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Il est évident que le Christ veut nous rencontrer ; Il cherche un rapport avec chacun de nous, un tête-à-tête. Certainement, il y a eu dans notre vie une rencontre forte qui nous a amené à “changer de vie” ou à “être meilleur”.

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“Prier et demander la grâce de la mémoire” afin de ne pas avoir à entendre ce reproche que le Seigneur fait dans le livre de l’Apocalypse : “Mais ce que j'ai contre toi, c'est que tu as abandonné ton premier amour”.

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Notre foi “est une rencontre avec Jésus”. “C’est le fondement de la foi”.

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“Nous avons tous eu dans notre vie une rencontre avec Lui”, une rencontre véritable au cours de laquelle “j’ai senti que Jésus me regardait”. Et “si nous ne nous en souvenons plus, il serait beau de demander au Seigneur de nous donner la mémoire, parce que Lui, Il s’en souvient, Lui, Il se souvient de la rencontre”.

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“Chacun a sa propre rencontre avec Jésus”. Et elles sont “vraiment nombreuses” ces rencontres.

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“Il y a aussi des martyrs cachés, ces hommes et ces femmes fidèles à la force de l’Esprit Saint, qui cherchent des routes nouvelles pour aider leurs frères et mieux aimer Dieu”. Voilà pourquoi “ils sont suspectés, calomniés, persécutés par tant de sanhédrins modernes qui se croient maîtres de la vérité”.

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Aujourd’hui, “l’Église est l’Église des martyrs : ils souffrent, donnent leur vie et nous recevons la bénédiction de Dieu grâce à leur témoignage”.

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“Je voudrais rappeler que l’histoire de l’Église, la véritable histoire de l’Église, est l’histoire des saints et des martyrs : certains martyrs furent persécutés”, et beaucoup d’autres “tués par ceux qui croyaient rendre gloire à Dieu, par ceux qui croyaient détenir la vérité”.

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“Les paroles de Dieu déplaisent toujours à certains cœurs. La Parole de Dieu est gênante quand tu as le cœur endurci, parce qu’Elle t’invite à aller de l’avant en cherchant et en te nourrissant de ce pain dont parlait Jésus”.

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Les martyrs sont ceux “qui dans l’histoire de l’Église ont offert le témoignage de Jésus”, sans avoir “besoin d’autre pain que Jésus” : “pour eux, seul Jésus suffisait, parce qu’ils avaient foi en Lui”.

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“Pour fuir l’orgueil, il n’y a que la route de l’humilité, et l’on n'y arrive pas sans passer par l’humiliation. On ne le comprend pas naturellement. C’est une grâce qu’il faut demander”.

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Le temps “met les choses en harmonie et nous fait voir le côté juste de celles-ci”. Mais “si tu réagis sur le coup de la colère, sois sûr d’être injuste”. Et être “injuste te fera mal à toi aussi”.

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Quand nous nourrissons des mauvaises pensées contre les autres ou des mauvais sentiments, lorsque nous éprouvons de l’antipathie, de la haine, ne laissons pas tout cela prendre de l’ampleur, arrêtons-nous, “laissons du temps au temps”.

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Le temps est un grand “remède”, car dans le temps il y a de la place pour l’espérance. En fait, le temps est le messager de Dieu, comme le disait saint Pierre Favre.

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“L'absence de dialogue amène à ne pas obéir à Dieu. Le dialogue se fait avec Dieu et avec les frères”.

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Nous devons être prêts à obéir, “à avoir le courage de changer de route lorsque le Seigneur nous le demande”. Celui qui obéit “a la vie éternelle” ; “la colère de Dieu” demeure sur celui qui n’obéit pas.

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Une communauté chrétienne “fait voir qu’elle est née de nouveau dans l’Esprit Saint, quand elle est une communauté qui recherche l’harmonie” et non la division interne, “quand elle recherche la pauvreté” et “non l’accumulation de richesses”, ou quand elle est patiente, car “le serviteur de Yahvé, Jésus, est patient”.

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“Si le chrétien se laisse prendre par le confort, par la vanité, par l’égoïsme, s’il devient sourd et aveugle à la demande de résurrection de nombreux frères, comment pourra-t-il communiquer Jésus vivant, comment pourra-t-il communiquer la puissance libératrice de Jésus vivant et sa tendresse infinie ?”.

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“Tout chrétien peut devenir témoin de Jésus ressuscité. Et son témoignage est d’autant plus crédible qu’il transparaît dans un mode de vie évangélique, joyeux, courageux, doux, pacifique, miséricordieux”.

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“Christ ressuscité peut être témoigné par tous ceux qui ont eu une expérience personnelle avec lui, dans la prière et dans l’Église, à travers un chemin qui trouve son fondement dans le Baptême, sa nourriture dans l’Eucharistie, son sceau dans la Confirmation, sa conversion continuelle dans la Pénitence”.

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“Le contenu du témoignage chrétien n’est pas une théorie, ni une idéologie ou un système complexe de règles et d’interdictions ou un moralisme, mais c’est un message de salut, un événement concret, ou plutôt une Personne: c’est le Christ ressuscité, vivant et unique Sauveur de tous”.

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“Le témoin raconte, non de façon froide et distante, mais comme quelqu’un qui s’est laissé remettre en question, et qui, depuis ce jour, a changé de vie. Le témoin est quelqu’un qui a changé de vie”.

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“Puisqu’il a vu, le témoin se souvient, non seulement parce qu’il sait décrire de façon précise ce qui est arrivé, mais aussi parce que ces faits lui ont parlé, et il en a recueilli le sens profond”.

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“Le témoin est quelqu’un qui a vu une réalité avec des yeux objectifs, et non avec des yeux indifférents; il a vu et s’est laissé prendre par l’événement”.

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“Le témoin est quelqu’un qui a vu, qui se souvient et qui raconte. Voir, se rappeler et raconter sont les trois verbes qui en décrivent l’identité et la mission”.

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“Chaque baptisé est appelé à témoigner, par ses paroles et par sa vie, que Jésus est ressuscité, que Jésus est vivant et présent parmi nous. Nous sommes tous appelés à témoigner du fait que Jésus est vivant”.

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“Pâques est l’événement qui a apporté la nouveauté radicale pour chaque être humain, pour l’histoire et pour le monde : c’est le triomphe de la vie sur la mort ; c’est la fête du réveil et de la régénération”.

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“La foi dans la résurrection de Jésus et l’espérance qu’il nous a apportée est le don le plus beau que le chrétien puisse et doive offrir à ses frères”.

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Le témoignage de notre foi, pauvre, mais sincère se traduit en gestes simples de charité fraternelle. Mais principalement dans la cohérence de vie entre ce que nous disons et ce que nous vivons, en cohérence entre notre foi et notre vie, entre nos paroles et nos actions”.

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“À ceux qui encore aujourd’hui ‘veulent voir Jésus’, à ceux qui sont à la recherche du visage de Dieu, nous pouvons le témoignage de notre foi, pauvre, mais sincère”.

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“Si, dans la création, le Père nous a donné la preuve de son immense amour en nous donnant la vie, dans la passion et dans la mort de son Fils, il nous a donné la preuve suprême: il est venu souffrir et mourir pour nous”.

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Le chemin de Jésus nous porte toujours vers le bonheur. Il y aura toujours bien une croix en travers, des épreuves, mais à la fin il nous porte toujours vers le bonheur. Jésus ne nous trompe pas, il nous a promis le bonheur et il nous le donnera si nous marchons sur ses chemins.

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Le désert est le lieu où l’on peut écouter la voix de Dieu et la voix du tentateur. Dans le bruit, dans la confusion on ne peut pas le faire; on entend seulement les voix superficielles. En revanche, dans le désert nous pouvons descendre en profondeur, où se joue vraiment notre destin, la vie ou la mort.

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“Dieu ne vient pas ‘tenir une leçon’ sur la douleur ; il ne vient pas non plus éliminer la souffrance et la mort du monde ; il vient plutôt prendre sur lui le poids de notre condition humaine, la conduire jusqu’au bout, pour nous libérer de manière radicale et définitive”.

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“Jésus ne se place pas à une distance de sécurité et il n’agit pas par procuration, mais il s’expose directement à la contagion de notre mal; et ainsi, notre mal devient précisément le lieu du contact : Lui, Jésus, prend de nous notre humanité malade et nous prenons de Lui son humanité saine et qui guérit”.

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“Compassion signifie ‘souffrir-avec-l’autre’. Le cœur du Christ manifeste la compassion paternelle de Dieu pour cet homme, s’approchant de lui et le touchant. La miséricorde de Dieu franchit toute barrière”.

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“L’œuvre salvifique du Christ ne se limite pas à sa personne et à la durée de sa vie terrestre ; elle continue à travers l’Église, sacrement de l’amour et de la tendresse de Dieu pour les hommes”.

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“L’Évangile est parole de vie : il n’opprime pas les personnes, au contraire, il libère ceux qui sont esclaves de tant d’esprits mauvais de ce monde, l’esprit de la vanité, l’attachement à l’argent, l’orgueil, la sensualité... L’Évangile change le cœur, change la vie, transforme les inclinations au mal en intentions de bien”.

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“Par son incarnation, Dieu a placé sa soif - car Dieu aussi a soif - dans le cœur d'un homme : Jésus de Nazareth. Dieu a soif de nous, de nos cœurs, de notre amour, et il a mis cette soif dans le cœur de Jésus. Donc, dans le cœur du Christ se rencontrent la soif humaine et la soif divine”.

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“Dieu, en se faisant homme, a fait sienne notre soif, non seulement de l’eau matérielle, mais surtout la soif d’une vie pleine, d’une vie libérée de l’esclavage du mal et de la mort”.

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“Un chrétien et une communauté ‘sourds’ à la voix de l’Esprit Saint, qui pousse à apporter l’Évangile jusqu’aux extrémités de la terre et de la société, deviennent aussi un chrétien et une communauté ‘muets’, qui ne parlent pas et qui n’évangélisent pas”.

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“Placer sous l’action du Saint-Esprit notre vie de chrétiens et la mission que nous avons tous reçue en vertu du baptême, signifie retrouver le courage apostolique nécessaire pour surmonter les faciles compromis mondains”.

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“Le péché nous éloigne de Dieu et interrompt le lien entre la terre et le ciel, déterminant ainsi notre misère et l’échec de notre vie”.

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“La paix n’est pas seulement l’absence de guerre, mais une condition générale dans laquelle la personne humaine est en harmonie avec elle-même, en harmonie avec la nature et en harmonie avec les autres. C’est cela la paix”.

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“Le cœur de l’homme peut rejeter la lumière et préférer les ténèbres, car la lumière met à nu ses mauvaises œuvres. Qui fait le mal, hait la lumière. Qui fait le mal, hait la paix”.

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Si l’Esprit n’est pas là, nous pouvons faire beaucoup de choses, beaucoup de travail, mais cela ne sert à rien.

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Le chemin du courage chrétien est une grâce que donne l’Esprit Saint.

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C’est le courage de l’annonce qui nous distingue du simple prosélytisme. Nous ne faisons pas de publicité pour avoir plus de membres dans notre société spirituelle. Ce que le chrétien fait est d’annoncer avec courage ; et l’annonce de Jésus Christ provoque, à travers l’Esprit Saint, cet émerveillement qui nous fait aller de l’avant.

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Nous pouvons dire qu’aujourd’hui aussi le message de l’Église est le message du chemin de la franchise, du chemin du courage chrétien. Ce mot, en effet, peut se traduire par “courage”, “franchise”, “liberté de parler”, “ne pas avoir peur de dire les choses”. C’est la parrhésie.

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Il est triste d’être un croyant sans joie et il n’y a pas de joie lorsqu’il n’y a pas de foi, lorsqu’il n’y a pas d’espérance, quand il n’y a pas de loi, mais rien que des prescriptions, la froide doctrine. Voilà ce qui compte.

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Regardons le serpent, le venin dans le corps du Christ, le venin de tous les péchés du monde et demandons la grâce d’accepter les moments difficiles ; d’accepter le style divin du salut.

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La guérison ne vient qu’en regardant la croix, en regardant Dieu qui assume nos péchés : mon péché est là. Combien de chrétiens, par contre, meurent dans le désert de leur tristesse, de leurs murmures, de leur refus du style de Dieu.

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Ne pas accepter le don de Dieu avec son style, là est le péché ; là est le venin ; cela nous empoisonne l’âme, ôte la joie, ne laisse pas avancer.

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Le problème n’était pas le salut, la libération, le problème était le style de Dieu : la musique de Dieu pour danser ne plaisait pas ; les chants funèbres de Dieu pour pleurer ne plaisaient pas. Ils voulaient agir selon leur pensée, choisir leur propre voie de salut. Mais cette route ne mène nulle part.

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La foi signifie laisser de la place à cet amour de Dieu ; c’est faire de la place à la puissance, au pouvoir de Dieu, au pouvoir de quelqu’un qui m’aime, qui est amoureux de moi et qui désire la joie avec moi. Voilà la foi. C’est cela, croire : c’est laisser une place au Seigneur afin qu’il vienne et qu’il me change.

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Il n’y a pas de troisième voie de compromis : ou tu es saint ou tu prends l’autre chemin. Et celui qui ne rassemble pas avec le Seigneur, non seulement laisse les choses, mais pire encore : il disperse, détruit. C’est un corrupteur. C’est un corrompu qui corrompt.

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Ou tu es sur le chemin de l’amour ou tu es sur le chemin de l’hypocrisie. Ou tu te laisses aimer par la miséricorde de Dieu ou tu fais ce que tu veux, selon ton cœur qui s’endurcit toujours plus, chaque fois, sur ce chemin.

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Dans l’histoire de Dieu avec son peuple, le Seigneur envoyait les prophètes, pour dire qu’il aimait son peuple. Et dans l’Église, le Seigneur envoie les saints. Ce sont eux qui font avancer la vie de l’Église. Ce sont les saints, c’est-à-dire ceux qui n’ont pas le cœur endurci.

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Le cœur mauvais ne nous laisse pas comprendre l’amour de Dieu. Nous voulons être libres, mais avec une liberté qui à la fin nous rend esclaves, et non pas avec cette liberté de l’amour que nous offre le Seigneur.

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Il semble que Dieu pleure. Des pleurs qui rappellent quand Jésus a pleuré en regardant Jérusalem. Une histoire d’infidélité qui concerne notre histoire personnelle, parce nous faisons notre volonté. Ce faisant, nous suivons une voie de durcissement : le cœur se durcit, se pétrifie.

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Si je ne pardonne pas, dans un certain sens, c’est comme si je fermais la porte au pardon de Dieu. Une porte que nous devons en revanche maintenir ouverte : laissons entrer le pardon de Dieu afin que nous puissions pardonner les autres.

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Si je ne suis pas capable de pardonner, je ne suis pas capable de demander pardon. C’est pourquoi Jésus nous enseigne à prier ainsi, le Père : “Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés”.

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Demander pardon c’est autre chose que de présenter ses excuses. Demander pardon implique de reconnaître que nous avons péché. Le péché, en effet, n’est pas une simple erreur. Le péché est idolâtrie, c’est adorer les nombreuses idoles que nous avons : l’orgueil, la vanité, l’argent, moi-même, le bien-être.

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Demander pardon n’est pas simplement présenter ses excuses. Ce n’est pas facile, de même qu’il n’est pas facile de recevoir le pardon de Dieu : non pas parce qu’il ne veut pas nous le donner, mais parce que nous fermons la porte en ne pardonnant pas les autres.

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Le Seigneur fait les choses simplement. Il parle silencieusement à ton cœur. L’humilité et la simplicité sont son style.

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Le Seigneur surprend toujours l’homme : les choses simples, l’humilité de Dieu, cela est le style divin, jamais le spectacle.

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Le style du bon Dieu n’est pas de faire spectacle : Dieu agit dans l’humilité, dans le silence, dans les petites choses.

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Les mondains perdent leur nom. Ils ne sont qu’un élément de la multitude aisée qui n’a besoin de rien. Ils n’ont pas écouté Moïse ; ils ont besoin uniquement de manifestations extraordinaires.

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“Maudit l’homme qui se confie en l’homme, qui fait de la chair son appui et dont le cœur s’écarte de Yahvé !”. Mais cela est précisément le profil du mondain. Son âme est déserte, car les mondains, en vérité, sont seuls avec leur égoïsme.

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Avec le cœur mondain, on ne peut comprendre la nécessité et le besoin des autres. Et la mondanité est un péché subtil, elle est plus qu’un péché : c’est un état de péché de l’âme.

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La mondanité transforme les âmes, fait perdre la conscience de la réalité : elles vivent dans un monde artificiel, fait par elles. La mondanité anesthésie l’âme. Et pour cela, cet homme mondain n’est pas capable de voir la réalité.

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Jésus préférait mille fois les pécheurs aux hypocrites qui disent : “Je te remercie, Seigneur, parce que je ne suis pas pécheur, parce je suis juste”.

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Le cœur des hypocrites n’appartient pas au Seigneur ; il appartient au père de tous les mensonges, à Satan. Et cela c’est la simulation de la sainteté. C’est une attitude contre laquelle Jésus a toujours utilisé des mots très clairs.

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Ces hypocrites, ces fourbes aiment la vanité, l’orgueil, le pouvoir, l’argent. Et ils sont des hypocrites parce qu’ils font semblant de se convertir, mais leur cœur est un mensonge : ils sont des menteurs.

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Nous aussi, comme pécheurs, nous sommes fourbes : nous trouvons toujours une route qui n’est pas la bonne, pour sembler plus justes que nous ne le sommes : c’est la route de l’hypocrisie.

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Face à notre conversion, Dieu nous fait le don de son pardon et il pardonne généreusement. Le Seigneur pardonne toujours tout, tout. Mais si tu veux être pardonné, tu dois t’acheminer sur la route de faire le bien.

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Conversion signifie que nous sommes appelés à faire le bien aux plus démunis : la veuve, l’orphelin, les malades, les personnes âgées abandonnées, dont personne ne se souvient ; mais aussi les enfants qui ne peuvent pas aller à l’école ou les enfants qui ne savent pas faire le signe de la Croix.

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Va où se trouvent les plaies de l’humanité, où il y a tant de douleur ; et en faisant, ainsi, le bien, tu laveras ton cœur. Tu seras purifié ! Voilà l’invitation du Seigneur.

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La saleté du cœur ne s’enlève pas comme on enlève une tâche : nous allons à la teinturerie et nous ressortons propres. On l’enlève par une action. La conversion signifie suivre une route différente, une autre route que celle du mal.

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Quand on apprend à s'accuser soi-même, on est miséricordieux avec les autres. Et on peut dire : “Mais qui suis-je pour le juger, si moi je suis capable de faire quelque chose de pire ?”.

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Si nous n’apprenons pas ce premier pas de la vie, nous ne ferons jamais de pas sur la route de la vie chrétienne, de la vie spirituelle. Car le premier pas, en effet, est toujours celui de s’accuser soi-même, même sans le dire : moi et ma conscience.

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Le premier pas est la capacité de s’accuser soi-même. Cette expérience suscite une chose un peu étrange, mais qui nous donne, finalement, paix et salut.

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Nous avons tous un alibi pour justifier nos manquements, nos péchés. De plus, nous sommes très souvent capables de prendre cet air signifiant “moi je n’en sais rien !”, un air comme pour dire “ce n’est pas moi qui l’ai fait, un autre peut-être !”. Bref, nous sommes toujours prêts à jouer les innocents.

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La capacité de s’accuser soi-même est le premier pas à faire pour s’engager en tant que chrétien. Nous sommes tous, par contre, maîtres, nous sommes docteurs dans l'autojustification, avec des expressions telles que : ce n'était pas moi, non, ce n'est pas de ma faute, mais oui, mais ce n'était pas si… Les choses ne sont pas ainsi…

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L’amour de Dieu et l’amour du prochain forment une unité et si tu veux faire pénitence, réelle et non formelle, tu dois la faire devant Dieu et aussi envers ton frère, ton prochain.

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Au moment où nous nous arrêtons pour prendre des décisions, choisir quelque chose, nous savons que le Seigneur est avec nous, à côté de nous pour nous aider. Il ne nous laisse jamais aller tout seuls. Il est toujours avec nous. Même au moment du choix.

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Pourquoi nous précipitons-nous toujours ainsi dans la vie, sans savoir sur quelle route nous marchons ? Parce que nous voulons vaincre, nous voulons gagner, nous voulons avoir du succès. Mais Jésus nous fait réfléchir : “Quel avantage tire un homme qui gagne le monde entier, mais qui se perd et se détruit lui-même?”.

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Bien souvent nous vivons dans l’empressement, dans la hâte, sans regarder comment est la route; et nous nous laissons porter par les besoins, par les nécessités du jour, mais sans penser : “Comment est ma vie ?”.

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Nous avons toujours cette habitude d’aller un peu là où vont les gens, un peu comme tout le monde. Néanmoins, aujourd’hui l’Église nous dit : “Arrête-toi et choisis”. Il nous fera du bien, aujourd’hui, de nous arrêter et pendant la journée de penser : “Quel est mon style de vie ? Sur quels chemins je marche ?”.

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Le Seigneur nous a donné la liberté, une liberté d’aimer, de marcher sur ses chemins. Nous sommes ainsi libres et nous pouvons choisir. Il n’est cependant pas facile de choisir. Il est plus aisé de vivre en se laissant porter par l’inertie de la vie, des situations, des habitudes.

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Si nous tous sommes capables de faire tant de bien, nous sommes tout autant capables de détruire à grande ou à petite échelle, au sein de la même famille : détruire les enfants, en ne laissant pas les enfants grandir avec liberté, en ne les aidant pas à bien grandir et ainsi en quelque sorte en annulant les enfants.

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Les disciples ne comprenaient pas, car leur cœur était endurci par cette passion, cette méchanceté de discuter entre eux et voir qui était le coupable.

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Nous avons en nous-mêmes cette possibilité, ce germe de destruction. Mais nous avons aussi l’Esprit Saint qui nous sauve. Il s’agit donc de choisir à partir de petites choses.

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Du cœur de l’homme sort tout ce qu’il y a de mauvais. En effet, notre cœur faible est blessé. Il y a toujours cette envie d’autonomie qui nous pousse à dire: “Je fais ce que je veux et si j’ai envie de cela, je le fais !”.

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Nous sommes capables de détruire même la fraternité, comme le démontre l’histoire de Caïn et d’Abel dans les premières pages de la Bible. Un événement qui détruit, en effet, la fraternité, qui est le commencement des guerres : les jalousies, les envies, tant de cupidité du pouvoir, d’avoir plus de pouvoir.

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L’homme est capable de détruire tout ce que Dieu a fait, lorsqu’il lui semble d’être plus puissant que Dieu. Dieu peut donc faire de bonnes choses, mais l’homme est capable de les détruire toutes.

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“Que le Seigneur nous donne à tous la grâce du courage de nous mettre toujours en chemin, pour rechercher le visage du Seigneur, ce visage que nous verrons un jour, mais qu’ici, sur terre, nous devons chercher”.

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“Mets-toi en chemin et tu auras la connaissance de ton identité, parce que tu es l’image de Dieu, tu es fait à la ressemblance de Dieu. Mets-toi en chemin et cherche Dieu”.

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“Jésus rencontre des gens qui ont peur de se mettre en chemin et qui construisent une sorte de caricature de Dieu. Mais c’est une fausse carte d’identité, car ces non-inquiets ont fait taire l’inquiétude du cœur: ils dépeignent Dieu par les commandements, mais en faisant de la sorte, on oublie Dieu”.

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Parfois, sur le chemin de la vie, nous ne trouvons pas de sens aux choses. La même expérience de Job a été vécue aussi par le prophète Jérémie. Il voulait rester tranquillement assis, mais le Seigneur voulait lui montrer son visage.

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Lorsque Job a laissé le Seigneur l’interpeller par l’épreuve, c’est alors qu’il a rencontré Dieu. Voilà le cœur de la question : la rencontre avec Dieu ne peut avoir lieu qu’en se mettant en chemin.

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Pour marcher, il est nécessaire d’avoir l’inquiétude que Dieu même a mise dans notre cœur et qui nous pousse à le chercher.

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Si nous ne nous mettons pas en chemin, nous ne pourrons jamais connaître l’image de Dieu, jamais trouver le visage de Dieu. C’est une leçon pour nous tous: les chrétiens assis, les chrétiens tranquilles ne connaîtront pas le visage de Dieu. Ils ont la prétention de dire: “Dieu est comme ceci, comme cela...”, mais en réalité ils ne le connaissent pas.

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Se mettre en chemin signifie abandonner tant de certitudes, tant d’opinions à propos de l’image de Dieu, et le chercher. Cela signifie, en d’autres termes, laisser Dieu, la vie, nous mettre à l’épreuve; cela signifie risquer, car ce n’est qu’ainsi qu’on peut arriver à connaître le visage de Dieu, l’image de Dieu.

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“Notre carte d’identité se retrouve dans le fait que les hommes ont été créés à l’image, selon la ressemblance de Dieu. Il n’y a qu’une façon de trouver l’image de Dieu, qui est mon identité, et c’est celle de me mettre en chemin: Si nous ne nous mettons pas en chemin, nous ne pourrons jamais connaître le visage de Dieu”.

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“Un chrétien qui ne protège pas la création, qui ne la fait pas croître, est un chrétien auquel l’œuvre de Dieu n’importe pas, cette œuvre née de l’amour de Dieu pour nous. Et telle est la première réponse à la première création: protéger la création, la faire croître”.

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Quel serait le plus bel éloge pour un apôtre? Voilà la réponse: “Il a été un ouvrier du royaume, un travailleur du royaume”. Va donc faire en sorte que le peuple retrouve le Père, va porter la paix dans le coeur des gens.

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Quand nous oublions la pauvreté, le zèle apostolique et nous mettons notre espérance dans ces moyens, l’Église glisse lentement vers une ONG et devient une belle organisation : puissante, mais non évangélique, parce que manquent cet esprit, cette pauvreté, cette force de guérison.

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Voilà la mission de l’Église : guérir les blessures du coeur, ouvrir les portes, libérer, dire que Dieu est bon, que Dieu pardonne tout, que Dieu est tendre, que Dieu nous attend toujours.

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Parfois, j’ai parlé de l’Église comme d’un hôpital de campagne : c’est vrai! Que de blessés il y a, que de blessés ! Combien de gens qui ont besoin que leurs blessures soient guéries !

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Jésus, que commande-t-il de faire aux disciples, quel est son programme pastoral? Simplement celui de soigner, guérir, relever, libérer, chasser les démons: c’est un programme simple. Qui coïncide avec la mission de l’Église: l’Église qui guérit, qui soigne.

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“L’Évangile est ainsi si riche et si fort qu’il n’a pas besoin de l’action de grandes entreprises pour être annoncé. Parce que l’Évangile doit être annoncé dans la pauvreté, et le véritable pasteur est celui qui va comme Jésus: pauvre, annoncer l’Évangile, avec ce pouvoir”.

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“Notre vie chrétienne évolue dans ce cadre, entre mémoire et espérance : la mémoire de tout le chemin passé, la mémoire des nombreuses grâces reçues du Seigneur ; et l’espérance, en regardant le Seigneur, qui est le seul qui peut me donner l’espérance”.

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“Si nous n’avons pas notre regard fixé sur Jésus, difficilement nous pouvons avoir l’espérance. Peut-être pouvons-nous avoir de l’optimisme, être positifs, mais l’espérance?”.

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C’est pénible, cela fait mal au coeur de voir tant de chrétiens à mi-chemin, tant de chrétiens ratés sur cette route vers la rencontre avec Jésus. Et même en partant de la rencontre avec Jésus, ils ont perdu, à mi-chemin, la mémoire du premier amour et n’ont pas d’espérance: ils sont là...

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Il ne faut jamais oublier le premier amour ; il faut, au contraire, toujours faire revenir à la mémoire ce premier amour. Et donc, à la question : “Comment vais-je de l’avant ?”, la réponse est : “Avec l’espérance”.

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Un chrétien tiède ne sait pas qui frappe à la porte et il l’ouvre, en disant même “entrez!”. Mais Jésus dit, finalement, que le sort de cette âme est même pire qu’avant.

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Saint Pierre utilise, dans sa seconde Lettre, l’image du chien qui revient à son vomissement. Cette image représente bien un chrétien tiède qui recule en amont du premier amour, comme si cet amour n’avait jamais existé.

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“Les chrétiens tièdes ont perdu la patience, cette tolérance des choses de la vie avec l’esprit de l’amour de Jésus; cette capacité à porter sur les épaules les difficultés. Voilà pourquoi les chrétiens tièdes, les pauvres, sont en grave danger”.

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La mémoire est très importante pour se souvenir de la grâce reçue. De fait, si nous chassons cet enthousiasme qui vient de la mémoire du premier amour, se présente ce danger si grand pour les chrétiens: la tiédeur.

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Le premier critère pour conserver le don du salut est celui de ne pas perdre la mémoire de ces premiers jours marqués par un certain enthousiasme : le jour de la rencontre avec Jésus. En particulier, ne pas perdre la mémoire du premier amour.

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Le salut est un don que nous offre le Seigneur : on ne peut pas l’acheter ni l’obtenir par l’étude, car il est toujours un don, un cadeau. Mais, à ce point, la véritable question est : Comment conserver ce salut ? Comment faire pour que ce salut reste en nous et porte ses fruits ?

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Lorsque dans un groupe on parle de tant de choses et on ne s’encourage pas mutuellement, on finit par déserter le grand groupe pour constituer de petits groupes d’élites. Dieu, par contre, nous sauve au sein d’un peuple, et non au sein des élites que nous avons créées avec nos philosophies ou notre manière de comprendre la foi.

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Les critères pour reconnaître si je suis dans ma paroisse, dans mon groupe, dans ma famille, si je suis un vrai fils de l’Eglise, fils de Dieu, sauvé par Jésus, au sein de son peuple, sont : si je parle de la foi, si je parle de l’espérance, si je parle de la charité.

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Privatiser la foi est une faute très lourde. C’est ce que nous appelons et voyons : les élites ecclésiales. Lorsqu’au sein du peuple de Dieu se créent de petits groupes, ceux-ci pensent être de bons chrétiens, mais ce sont de petits groupes qui ont privatisé le salut.

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Voilà l’erreur: chacun cherche son propre salut et non pas le salut de tout le monde, le salut du peuple. Et pourtant Jésus a sauvé chacun mais comme peuple, comme Église.

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La privatisation du salut est une voie erronée.

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Le danger existe d’oublier que le Seigneur nous a sauvés certes individuellement, mais comme faisant partie d’un peuple, parce que le Seigneur nous sauve toujours au sein du peuple.

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Jésus nous a tous sauvés mais pas d’une façon générique. Tous mais aussi chacun, avec notre nom et prénom. C’est le salut personnel, chacun de nous peut dire pour moi : parce que le Seigneur m’a regardé, il a donné sa vie pour moi, il a ouvert cette porte, cette nouvelle voie, pour moi.

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S’il est vrai que Jésus a inauguré une voie nouvelle et vivante et que nous devons la suivre, il est aussi vrai que nous devons la suivre comme le Seigneur le veut, selon la forme qu’Il veut. Un modèle erroné est justement celui de qui tend à privatiser le salut.

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La grandeur du mystère de Dieu peut seulement se connaître dans le mystère de Jésus, et le mystère de Jésus est le mystère de l’abaissement, de l’anéantissement, de l’humiliation qui apporte le salut aux pauvres, à ceux qui sont anéantis par tant de maladies, de péchés et de situations difficiles.

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Jésus est venu justement pour les marginaux. Il est le premier des marginaux qui arrive même à retenir que d’être égal à Dieu n’est pas une valeur non négociable. Il s’est humilié, en effet, il s’est anéanti. Il s’est marginalisé, humilié pour nous donner le mystère du Père et le sien.

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C’est vrai que la réalité est affreuse: il y a tant de peuples qui souffrent, tant de guerres, tant de haine et envie, tant de mondanité spirituelle et de corruption. Mais tout cela tombera aussi. C’est pourquoi nous devons demander au Seigneur la grâce d’être préparés pour le banquet qui nous attend, la tête toujours haute.

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Quand nous pensons à la fin de notre vie, à la fin du monde avec tous nos péchés, avec toute notre histoire, nous pensons au banquet qui nous sera donné gratuitement et nous levons la tête. C’est pourquoi pas de dépression, mais espérance.

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Si Babylone tombe à cause de la corruption, Jérusalem tombe par distraction, parce qu’elle n’a pas accueilli le Seigneur qui vient la sauver. Elle ne sentait finalement pas le besoin d’être sauvée.

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Babylone est le symbole de toute société, toute culture, toute personne éloignée de Dieu ; éloignée aussi de l’amour pour ses prochains, qui finit par pourrir, par pourrir en elle-même. Et à la fin cette Babylone tombe à cause de l’esprit de mondanité, tombe à cause de la corruption, s’éloigne du Seigneur.

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La corruption la plus grave est l’esprit de mondanité. C’est pourquoi Jésus avait tant de fois demandé au Père de garder ses disciples du monde, de l’esprit du monde, qui donne la sensation d’être au paradis, ici, plein et abondant, alors qu’au-dedans cette culture corrompue est une culture putréfiée, morte.

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La corruption te donne quelques plaisirs, te donne du pouvoir et te fait aussi sentir satisfait de toi-même ; mais elle ne laisse pas de place pour le Seigneur, pour la conversion.

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Quand l’Église est humble et pauvre, même quand l’Église confesse ses misères, l’Église est fidèle. C’est comme si elle disait : Moi je suis obscure, mais la lumière me vient de là.

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La grande vertu de l’Église doit être justement celle de ne pas briller de sa propre lumière, mais de briller de la lumière qui vient de son Époux. Et durant les siècles, quand l’Église a voulu briller de sa propre lumière, elle s’est trompée.

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Jésus continue de frapper à la porte, de chacun d’entre nous et de son Église, des pasteurs de l’Église. Et si la porte de notre cœur, de l’Église, des pasteurs ne s’ouvre pas, le Seigneur pleure, aujourd’hui aussi, comme il l’a fait face à Jérusalem, seule, jadis riche de peuple, veuve.

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Aujourd’hui, nous chrétiens, qui connaissons la foi, le catéchisme, qui allons à la Messe tous les dimanches, nous chrétiens, nous pasteurs, sommes-nous contents de nous-mêmes ?... Il y a le risque de nous sentir déjà satisfaits, parce que nous avons tout organisé, et que nous n’avons plus besoin de nouvelles visites du Seigneur.

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La croix, prix de ce refus, nous montre l’amour de Jésus, qui l’a amené à pleurer, à pleurer aujourd’hui encore, si souvent, pour son Église.

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Tous nous avons peur : non de l’allégresse, mais plutôt de la joie que nous porte le Seigneur, parce que nous ne pouvons la contrôler.

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Nous aussi nous nous sentons tranquilles dans les choses que nous pouvons gérer. Mais la visite du Seigneur, ses surprises, nous n’arrivons pas à les gérer. C’est cela dont avait peur Jérusalem : d’être sauvée sur la route des surprises du Seigneur. Elle avait peur du Seigneur, de son Époux, de son Aimé.

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Les pleurs de Jésus sur sa ville élue sont aussi les pleurs sur son Église, sur nous. Et pourquoi Jérusalem n’avait pas accueilli le Seigneur ? Parce qu’elle vivait tranquille avec ce qu’elle avait, elle ne voulait pas de problèmes.

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Jésus continue, encore aujourd’hui, à frapper aux portes, comme il a frappé à la porte du cœur de Jérusalem : aux portes de ses frères, de ses sœurs ; aux portes de chez nous, aux portes de notre cœur, aux portes de son Église.

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Le Seigneur pleure face à la fermeture du cœur de son élue, de la ville élue, du peuple élu, qui n’avait pas le temps de lui ouvrir la porte ! Elle était trop occupée, trop satisfaite d’elle-même.

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“Il est beau de reconnaître la grâce avec laquelle Dieu nous bénit et, encore plus, de trouver chez d’autres chrétiens quelque chose dont nous avons besoin, quelque chose que nous pourrions recevoir comme un don de la part de nos frères et de nos sœurs”.

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“Malgré la souffrance des divisions, qui demeurent malheureusement encore, réjouissons-nous sincèrement des grâces accordées par Dieu à d’autres chrétiens. Nous avons le même Baptême, le même Saint-Esprit qui nous a donné la Grâce : reconnaissons-le et réjouissons-nous”.

***
“Les divisions affaiblissent la crédibilité et l’efficacité de notre engagement d’évangélisation et risquent de vider la croix de sa puissance”.

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“Le nom du Christ crée communion et unité, pas la division ! Il est venu pour établir la communion entre nous, pas pour nous diviser”.

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“Assurément le Christ n’a pas été divisé. Mais nous devons reconnaître sincèrement et avec douleur, que nos communautés continuent à vivre des divisions qui sont cause de scandale. Les divisions entre nous chrétiens sont un scandale”.

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Personne ne se sauve seul. Nous sommes une communauté de croyants, nous sommes Peuple de Dieu et dans cette communauté, nous faisons l’expérience de la beauté de partager l’expérience d’un amour qui nous précède tous, mais qui, dans le même temps, nous demande d’être des ‘canaux’ de la grâce les uns pour les autres”.

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“Il existe un lien indissoluble entre la dimension mystique et celle missionnaire de la vocation chrétienne, toutes deux enracinées dans le Baptême”.

***
“Le peuple de Dieu est un Peuple disciple – parce qu’il reçoit la foi – et missionnaire – parce qu’il transmet la foi. Et c’est ce qu’opère le Baptême en nous : il nous donne la Grâce et transmet la foi”.

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“En vertu du Baptême, nous devenons disciples missionnaires, appelés à apporter l’Évangile dans le monde. La nouvelle évangélisation doit impliquer que chaque baptisé soit protagoniste d’une façon nouvelle de tous, de tout le peuple de Dieu, que chacun des baptisés soit protagoniste d’une façon nouvelle”.

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“De même que de génération en génération se transmet la vie, ainsi, de génération en génération, à travers la renaissance aux fonts baptismaux, se transmet la grâce, et avec cette grâce, le Peuple chrétien marche dans le temps, comme un fleuve qui irrigue la terre et diffuse dans le monde la bénédiction de Dieu”.

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“Le Baptême fait de nous des membres du Corps du Christ et du Peuple de Dieu. A l’école du Concile Vatican II, nous disons aujourd’hui que le Baptême nous fait entrer dans le Peuple de Dieu, il fait de nous des membres du Peuple en chemin, un Peuple en pèlerinage dans l’histoire”.

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“Toujours dans l’histoire, l’un baptise l’autre, l’autre, l’autre... C’est une chaîne. Une chaîne de Grâce. Mais je ne peux pas me baptiser tout seul : je dois demander le Baptême à un autre. C’est un acte de fraternité, un acte de filiation à l’Église”.

***
“Personne ne peut se baptiser tout seul ! Nous pouvons le demander, le désirer, mais nous avons toujours besoin de quelqu’un qui nous confère ce Sacrement au nom du Seigneur. Car le Baptême est un don qui est accordé dans un contexte de sollicitude et de partage fraternel”.

***
“Nous devons réveiller la mémoire de notre Baptême. En revanche, nous sommes appelés à vivre notre Baptême chaque jour, comme la réalité actuelle de notre existence”.

***
“Une personne baptisée ou une personne non baptisée, ce n’est pas la même chose. Avec le Baptême, nous sommes plongés dans cette source intarissable de vie qui est la mort de Jésus, le plus grand acte d’amour de toute l’histoire ; et grâce à cet amour, nous pouvons vivre une vie nouvelle, dans la communion avec Dieu et avec nos frères”.

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La vérité est que nous n’avons pas toujours le courage de croire en la Parole de Dieu, de recevoir cette Parole qui nous guérit à l’intérieur et pour laquelle le Seigneur frappe à la porte de notre cœur.

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Chrétiens de cœur ? Oui, tous. Chrétiens dans l’âme? Tous. Mais chrétiens jusque dans les poches ? Ils sont bien peu.

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En Zachée le cœur change tout de suite, il se convertit et dit sa parole authentique : “Voici, Seigneur : je fais don aux pauvres de la moitié de mes biens, et si j’ai fait du tort à quelqu’un, je vais lui rendre quatre fois plus”. Voilà une règle d’or. Quand la conversion arrive jusqu’à nos poches, alors oui qu’elle est sérieuse.

***
La Parole de Dieu est entrée dans le cœur de Zachée. L’Évangile de Luc raconte qu’il descendit tout de suite et l’accueillit plein de joie : c’est-à-dire il accueillit la Parole de Dieu, qui était Jésus.

***
L’Esprit Saint a plus d’un tour dans son sac ! Il a semé la graine de la curiosité, au point que Zachée pour voir Jésus se rend même un peu ridicule. Il a grimpé même sur un arbre pour voir une procession. Complètement ridicule ! Et pourtant, c’est ce qu’il a fait, il n’a pas eu honte. “Je veux le voir”.

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Il faut faire attention à la tentation de se répéter : si tout semble en ordre, je n’ai rien à me reprocher. Attention, car les chrétiens d’apparence… sont des morts ! Mais il faut plutôt se convertir : des apparences à la réalité. De la tiédeur à la ferveur.

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Le Seigneur n’épargne aucune critique à ces chrétiens commodes et il ne le leur envoie pas dire. Au point que dans l’Écriture on lit encore : puisque tu es tiède je vais te vomir de ma bouche.

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La commodité spirituelle est un état de péché. En effet, on lit dans l’Apocalypse : “Tu dis : je suis riche, je me suis enrichi, je ne manque de rien, et tu ne sais pas que tu es malheureux, pitoyable, pauvre, aveugle et nu”.

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La conversion n’est pas un acte de la volonté; on ne pense pas : “Maintenant je vais me convertir, il vaut mieux…”, ou : “Je dois le faire…”. Non, la conversion est une grâce, est une visite de Dieu : c’est le Fils de l’Homme qui est venu chercher et sauver, c’est Jésus qui frappe à notre porte, à notre cœur, et qui dit : “Allons, viens”.

***
Demandons la grâce d’être le peuple fidèle de Dieu, celui qui sait suivre le Seigneur, sans demander aucun privilège qui nous éloigne du peuple de Dieu.

***
Que jamais nous ne rentrions dans ce microclimat des disciples ecclésiastiques privilégiés, qui s’éloignent de l’Église de Dieu qui souffre, demande de l’aide, réclame la foi et la Parole de Dieu.

***
Quand Dieu s’arrête, il le fait toujours avec miséricorde et justice, mais aussi, parfois, avec colère.

***
Le Seigneur fait tourner le regard des disciples vers les périphéries douloureuses. Comme pour dire : Oui, vous devez me regarder, mais pas seulement moi ! Regardez-moi aussi dans les autres, dans ceux qui ont besoin.

***
Il s’agit d’une tentation des disciples : oublier le premier amour, c’est-à-dire oublier aussi les périphéries, là où j’étais auparavant. C’est une attitude qui peut être résumée dans l’expression : “Seigneur, il pue tellement, ne le laisse pas s’approcher de toi”. Mais la réponse du Seigneur est claire : “Et toi, tu ne sentais pas quand je t’ai appelé ?”.

***
Quand dans l’Église, les fidèles, les ministres, deviennent un groupe de privilège de proximité au Seigneur, ils ont la tentation d’oublier leur premier amour. Cet amour si beau que nous avons tous connu quand le Seigneur nous a appelés, nous a sauvés, nous a dit : “Je t’aime tellement”.

***
“La vision biblique et chrétienne du temps et de l’histoire n’est pas cyclique, mais linéaire : c’est un chemin qui va vers un accomplissement. Une année qui est passée ne nous conduit donc pas à une réalité qui finit, mais à une réalité qui s’accomplit, c’est un pas supplémentaire vers le but qui est devant nous”.

***
“Il n’y aura plus de nouvelle révélation, mais la manifestation plénière de ce que Jésus a déjà révélé. C’est dans ce sens que nous sommes dans la dernière heure ; chaque moment de notre vie n’est pas provisoire, mais définitif et chacune de nos actions est chargée d’éternité”.

***
“Avec la venue de Dieu dans l’histoire, nous sommes déjà dans les derniers temps, après quoi, le passage final sera la seconde venue définitive du Christ. Avec Jésus la plénitude du temps est arrivée, plénitude de sens et plénitude de salut”.

***
“En cette Nuit, partageons la joie de l’Évangile : Dieu nous aime, il nous aime tant qu’il a donné son Fils comme notre frère, comme lumière dans nos ténèbres. Le Seigneur nous répète : ‘Ne craignez pas’. Comme les anges ont dit aux bergers : ‘Ne craignez pas’”.

***
“Les bergers ont été les premiers à voir cette tente, à recevoir l’annonce de la naissance de Jésus. Ils ont été les premiers parce qu’ils étaient parmi les derniers, les marginalisés. Et ils ont été les premiers parce qu’ils veillaient dans la nuit, gardant leurs troupeaux”.

***
“En Jésus est apparue la grâce, la miséricorde, la tendresse du Père : Jésus est l’Amour qui s’est fait chair. Il n’est pas seulement un maître de sagesse, il n’est pas un idéal vers lequel nous tendons et dont nous savons que nous sommes inexorablement éloignés, il est le sens de la vie et de l’histoire, qui a établi sa tente au milieu de nous”.

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“En cette nuit, comme un faisceau de lumière d’une grande clarté, résonne l’annonce de l’Apôtre : ‘La grâce de Dieu s’est manifestée pour le salut de tous les hommes’. La grâce qui est apparue dans le monde c’est Jésus. Il est venu dans notre histoire, il a partagé notre chemin. Il est venu pour nous libérer des ténèbres et nous donner la lumière”.

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“Nous sommes un peuple en chemin, et autour de nous – et aussi en nous – il y a ténèbres et lumière. Et en cette nuit, tandis que l’esprit des ténèbres enveloppe le monde, se renouvelle l’évènement qui nous émerveille toujours et nous surprend : le peuple en marche voit une grande lumière”.

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Qu'il est important de répéter ces jours-ci ces belles antiennes que l’Église propose : “Fils de David, Adonaï, Sagesse, Racine de Jessé, Emmanuel, viens nous donner la vie, viens nous sauver, parce que Toi seul tu peux ; moi, seul, je ne peux pas !”.

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“Dans les paroles des prophètes, il y a l’image du désert : la terre déserte, incapable de faire pousser un arbre, un fruit, de faire germer quelque chose. Pourtant, précisément le désert sera comme une forêt. Les prophètes disent : il sera grand, il fleurira !”.

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“La vie, la capacité de donner la vie et le salut ne viennent que du Seigneur et non pas de l’homme, qui n’a pas l’humilité de le reconnaître et de demander de l’aide”.

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À force de regarder tellement le Seigneur nous ne regardons plus les besoins du Seigneur : nous ne regardons plus le Seigneur qui a faim, qui a soif, qui se trouve en prison, qui se trouve à l’hôpital. En fait, nous ne regardons pas le Seigneur qui se trouve dans les personnes marginalisées. Et ce climat est délétère.

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Il est important de bien reconnaître notre comportement à propos des jeunes. En effet, nous avons tous la responsabilité de donner le meilleur de ce que nous possédons. Et le meilleur de ce que nous possédons est la foi : la leur donner, mais la donner à travers l’exemple. Dans ce monde de l’image, les mots ne servent à rien.

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Un chrétien doit prendre soin des jeunes, des enfants et transmettre la foi, transmettre ce qu’il vit, ce qui est dans son cœur. Nous ne pouvons pas ignorer les petites plantes qui poussent !

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Du règne de Dieu fait partie aussi la souffrance, la croix, la croix quotidienne de la vie, la croix du travail, de la famille, cette petite croix de bien faire les choses.

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C’est précisément la proximité qui est l’une des caractéristiques du royaume. Une proximité qui veut dire également tous les jours. C'est pour cela que Jésus éloigne de la tête des disciples une image spectaculaire du règne de Dieu.

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À l’opposé du spectacle, il y a la persévérance de tant de chrétiens qui font vivre leur famille : des hommes, des femmes, qui s’occupent de leurs enfants, des grands-parents, qui arrivent à la fin du mois avec cinquante centimes seulement, mais qui prient. Et le royaume de Dieu est là, caché dans cette sainteté de vie quotidienne.

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Le Seigneur ne dit jamais que le royaume de Dieu est un spectacle. Certes, c’est une fête, mais c’est différent ! C’est une fête très belle, une grande fête. Et le Ciel sera une fête, mais pas un spectacle. En revanche, notre faiblesse humaine préfère le spectacle.

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Le règne de Dieu n’est pas un spectacle. Tant de fois, le spectacle est justement la caricature du Règne de Dieu. Le règne de Dieu est, par contre, silencieux, il grandit à l’intérieur. C’est l’Esprit Saint qui le fait grandir avec notre disponibilité, dans notre terre, que nous devons préparer.

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Dans la vie, nous devons beaucoup lutter contre la paresse qui nous porte à la commodité et nous pousse à rendre un service à moitié ; et la tentation de nous emparer de la situation qui porte à l’orgueil, à maltraiter les autres, à se considérer comme importants.

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Il y a une autre manière de s'éloigner de l'attitude de service, celle de s'emparer des situations. Cela arrive aux chrétiens qui au lieu de serviteurs deviennent des maîtres : maîtres de la foi, maîtres du royaume, maîtres du salut. Cela est une tentation pour tous les chrétiens.

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Quand je dis service, je dis tout : service à Dieu dans l’adoration, dans la prière, dans les louanges, service à mon prochain et service jusqu’à la fin. À propos de cela, Jésus recommande d'une manière forte :"De même vous aussi, quand vous aurez exécuté tout ce qui vous a été ordonné, dites : 'Nous sommes de simples serviteurs'".

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“La paresse nous éloigne du service et nous conduit à la commodité, à l’égoïsme. De très nombreux chrétiens sont ainsi : ils sont bons, ils vont à la messe, mais en ce qui concerne le service, ils se mettent en jeu jusqu’à un certain point”.

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Un chrétien qui reçoit le don de la foi avec le Baptême, mais ne porte pas ce don sur le chemin du service, devient un chrétien sans force, sans fécondité, devient un chrétien pour lui-même, pour se servir lui-même.

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Sans la foi je ne pourrais pas mener une vie sans scandaliser et une vie de pardon.

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La foi est un don. Personne ne peut avoir la foi par des livres ou en participant à des conférences. Par ailleurs, parce que la foi est justement un don qui vient de Dieu, les apôtres demandèrent à Jésus : ‘Augmente en nous la foi’.

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“Nous avons besoin de la foi d’un Père miséricordieux, d’un Fils qui a donné sa vie pour nous, d’un Esprit qui est en nous et nous aide à grandir, de la foi dans l’Église, de la foi dans le peuple de Dieu, baptisé, saint”.

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Sans la foi on ne peut vivre sans scandaliser et en pardonnant toujours. Nous avons besoin justement de la lumière de la foi, de cette foi que nous avons reçue.

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La logique humaine te porte à ne pas pardonner, te pousse à la vengeance; te pousse à la haine, à la division. Pour cette raison, alors, il est si important de penser ceci : si je ne pardonne pas, je n'ai pas, il semble que je n'aurais pas, le droit d'être pardonné ou bien je n’ai pas compris ce que signifie le fait d’avoir été pardonné par le Seigneur.

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“Jésus, dans l’Évangile, parle du pardon et nous conseille de ne pas nous lasser de pardonner : de toujours pardonner. Pourquoi ? Parce que j’ai été pardonné. En effet, le premier pardonné dans mon existence, c’est moi. C’est pourquoi je n’ai pas le droit de ne pas pardonner : je suis obligé, en raison du pardon reçu, de pardonner les autres”.

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“Un chrétien qui n’est pas capable de pardonner scandalise : il n’est pas chrétien”.

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Le scandale détruit, détruit la foi ! C'est pour cela que Jésus répète d'une manière si forte : ‘Prenez garde ! Prenez garde !’. Ça va nous faire du bien de répéter aujourd’hui justement cette exhortation de Jésus : Prenez garde à vous-mêmes ! Parce que nous sommes tous capables de scandaliser.

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Quand un chrétien ou une chrétienne, qui va à l’église, qui fréquente la paroisse, ne vit pas selon ce qu’il dit et professe, il scandalise.

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Que de mal font au peuple de Dieu les scandales des prêtres, que de mal ! L’Église souffre beaucoup pour cela !

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“Nous devons nous poser la question : est-ce que je scandalise ?”.

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“Le scandale est dire et professer un style de vie – ‘je suis chrétien’ – et ensuite vivre comme un païen qui ne croit à rien. Et cela fait scandale, car le témoignage manque : la foi confessée est vie vécue”.

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“Malheur à celui qui scandalise l’un de ces petits, le peuple de Dieu ; les faibles dans la foi, les enfants, les jeunes, les personnes âgées qui ont vécu toute une vie de foi, malheur à qui les scandalise ! Mieux vaut mourir !”.

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Demandons au Seigneur la grâce de nous envoyer l’Esprit Saint pour le suivre avec rectitude d’intention: pour Lui seul, sans vanité, sans envie de pouvoir et sans envie d’argent.

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Comment est-ce que je suis Jésus ? Dans ma manière de suivre Jésus, est-ce qu’il y a de la vanité ? Est-ce qu’il y a une envie de pouvoir ? Est-ce qu’il y a une envie d’argent ? Est-ce que je le suis seulement pour Lui ? Et cela est le chemin de la sainteté. Ou je le suis pour Lui mais aussi pour en avoir quelques avantages pour moi-même ? Et cela n’est pas chrétien.

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“Nous avons tous connu de nombreux bons catholiques qui se présentaient comme des bienfaiteurs de l’Église, mais ils prenaient beaucoup d’argent et ce n’était pas toujours de l’argent propre”.

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“La troisième chose qui nous éloigne de la rectitude de l’intention est l’argent. Il y a en effet ceux qui suivent Jésus pour l’argent et avec l’argent. Ils cherchent à profiter économiquement de la paroisse, du diocèse, de la communauté chrétienne, de l’hôpital, du collège...”.

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“Dans notre vie chrétienne, le péché demeure. C’est pourquoi cela nous fera du bien de nous poser la question : mais moi, comment est-ce que je suis Jésus ? Seulement pour Lui, même jusqu’à la croix, ou bien je recherche le pouvoir et j’utilise l’Église, la communauté chrétienne, la paroisse, le diocèse pour avoir un peu de pouvoir ?”.

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Jésus reproche qui poursuit le pouvoir. Certains suivent Jésus parce qu'ils cherchent, peut-être pas de manière consciente, le pouvoir. Dans l’Église nous trouvons de ces arrivistes ! Et il y en a tellement… Mais si c’est cela qui t’intéresse, va au Nord et fais de l’alpinisme : c’est plus sain ! Mais surtout, n’approche pas l’Église comme un arriviste !

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“Un pasteur qui est vaniteux ne fait pas de bien au peuple de Dieu”.

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“Parfois, nous aussi nous faisons des choses en cherchant à nous faire voir, par vanité. Mais la vanité est dangereuse, car elle peut nous faire glisser vers l’orgueil, la superbe. Et quand cela arrive, tout est fini. C’est pourquoi nous devons toujours nous demander : Les bonnes choses que je fais, je les fais de manière cachée ou pour me faire voir ?”.

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En suivant Jésus, est-ce que je cherche quelque chose qui n’est pas tout à fait Jésus? Ai-je de la rectitude des intentions ou non?

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Lorsque nous payons pour cacher la vérité, nous sommes dans une très grande méchanceté.

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Jésus parle, prêche, aime, accompagne, parcourt le chemin avec les gens. Il est bienveillant et humble. À tel point que quand les gens, un peux pris par l’enthousiasme, veulent le faire roi, Il les arrête. Et leur dit : non, ceci non ! Et Il s’en va. Jésus, ainsi, aidait vraiment son peuple.

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“Quelle place occupent les pauvres parmi nous ? Sur ce point, il faut faire un examen de conscience, que l’on peut diviser en deux parties : Quelle est ton attitude, ou l’attitude de cette communauté avec les pauvres ? ; et puis cette communauté est-elle pauvre ? Pauvre de cœur ou pauvre d’esprit ?”.

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“Il faut témoigner que Jésus est vivant, parmi nous : ce n’est qu’ainsi que l’on peut vérifier comment se porte une communauté”.

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“La paix dans une communauté est une particularité très importante. Très importante parce que le diable cherche toujours à nous diviser. C’est le père de la division ; avec la jalousie, il divise. Jésus nous fait voir cette route, celle de la paix entre nous, de l’amour entre nous”.

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Il est nécessaire d’édifier un climat dans lequel règnent la paix et l’harmonie. ‘Elle avait un seul cœur et une seule âme...’. Cela signifie que dans cette communauté il n’y avait pas de place pour les médisances, il n’y avait pas de place pour les jalousies, pour les calomnies, pour les diffamations, mais seulement pour la paix. Parce que le pardon, l’amour, couvrait tout.

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“Il faut surmonter la peur de la joie. Comme les disciples, brûlés par le drame de la croix, ont dit : non, arrêtons-nous ici ! Lui est au ciel, ça va très bien, il est ressuscité, mais qu’il ne vienne pas une autre fois ici parce que nous n’y arrivons pas !”.

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“Nous avons peur de la joie et Jésus, avec sa résurrection, nous donne la joie : la joie d’être chrétien, la joie de le suivre de près, la joie d’aller sur les routes des béatitudes, la joie d’être avec Lui”.

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“Il y a tant de chrétiens dont la vie semble un enterrement continuel. Des chrétiens qui se meuvent mieux non pas dans la lumière de la joie, mais dans les ombres. Tout comme ces animaux qui ne réussissent à sortir que la nuit, mais qui à la lumière du jour ne voient rien. Comme les chauves-souris !”.

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Nous sommes tous tentés car la loi de la vie spirituelle, de notre vie chrétienne est une lutte. Il en est ainsi, parce que le prince de ce monde ne veut pas de notre sainteté, il ne veut pas que nous suivions le Christ.

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Voilà pourquoi il faut faire attention quand dans notre cœur nous sentons quelque chose qui finira pour nous amener à la mondanité, au pêché. Il faut faire attention parce que si nous n’arrêtons pas à temps ce fil d’eau, lorsqu’il grandira et contaminera, il formera une telle marée qu’elle nous amènera à nous justifier du mal.

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Lorsque nous sommes tentés, nous allons sur cette même voie. Nous avons une tentation qui croît et en contamine un autre. Il suffit de penser aux médisances : si nous avons un peu d’envie pour telle ou telle personne, nous ne la gardons pas pour nous, mais nous finissons par la partager, en parlant mal d’elle autour de nous.

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Le diable suit la tactique de la séduction : il parle quasiment comme s’il était un maître spirituel, comme s’il était un conseiller. Mais si la tentation est repoussée, ensuite, elle se répand et revient encore plus forte. Jésus met en garde que lorsque le démon est repoussé, il déambule et cherche quelques compagnons et avec cette bande il revient.

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La tentation du démon a trois caractéristiques. La tentation commence doucement mais elle grandit : elle grandit toujours. Puis elle contamine un autre, elle se transmet à un autre, elle cherche à être communautaire. Et à la fin, pour tranquilliser l’âme, elle se justifie.

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Jésus a lutté contre le démon qui l’a tenté de nombreuses fois et il a éprouvé les tentations dans sa vie, tout comme les persécutions. Aussi devons-nous les chrétiens bien connaître cette vérité : nous aussi, nous sommes tentés, nous aussi nous sommes sujets à l’attaque du démon.

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Le diable existe également au XXIe siècle et nous devons apprendre de l’Évangile comment lutter contre lui. Mais pour cela il faut connaître ses stratégies pour les tentations qui ont toujours trois caractéristiques : elles commencent doucement, puis, elles se répandent par contamination et à la fin, elles trouvent le moyen de se justifier.

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“Aujourd’hui aussi il existe l’idolâtrie de la pensée unique. Aujourd’hui on doit penser ainsi, et si tu ne penses pas ainsi tu n’es pas moderne, tu n’es pas ouvert”.

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“Les pharisiens avaient une pensée unique et voulaient imposer cette pensée au peuple de Dieu. C’est pourquoi Jésus leur reproche de poser sur les épaules du peuple tant de commandements. De cette manière, ils ont une théologie qui devient esclave de ce schéma de pensée unique”.

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Face à cet esprit fermé, pour Jésus il n’est pas possible de convaincre, il n’est pas possible de donner un message de nouveauté. Mais du côté des interlocuteurs de Jésus, il y a quelque chose de plus grave que d’être simplement têtus. Il y a là une idolâtrie de sa propre pensé : moi je pense ainsi, et cela doit être ainsi et pas autrement !

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Quand le cœur et l’esprit sont fermés, il n’y a que nous et, en plus, convaincus en disant qu’il ne faut faire que ce que je crois, sûrs, en outre, de faire exactement ce que disent les commandements. Mais les commandements portent une promesse et les prophètes réveillent cette promesse.

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C’est là tout le drame du cœur fermé, le drame de l’esprit fermé. Et quand le cœur est fermé, ce cœur ferme à son tour l’esprit, et quand cœur et esprit sont fermés, il n’y a plus de place pour Dieu.

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“Pour les chrétiens, il y aura toujours les persécutions et les incompréhensions. Mais elles doivent être affrontées avec la certitude que Jésus est le Seigneur et que cela est le défi et la croix de notre foi”.

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Le chemin de ceux qui suivent le Seigneur, se termine toujours, comme pour le Seigneur, par une résurrection, mais en passant par la croix. Il ne faut donc pas avoir peur des persécutions, des incompréhensions, même si à cause d’elles on perd toujours beaucoup de choses.

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“Aujourd’hui encore, les chrétiens sont persécutés. Au point que j’ose dire qu’il y a sans doute autant ou plus de martyrs à présent qu’au cours des premiers temps. Et ils sont persécutés parce qu’à cette société mondaine, cette société tranquille qui ne veut pas de problèmes, ils disent la vérité et annoncent Jésus Christ”.

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“L’histoire témoigne donc que toutes les personnes que l’Esprit Saint choisit pour dire la vérité au peuple de Dieu subissent des persécutions”.

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“Dans l’Église il y a les persécutés de dehors et les persécutés de dedans. Les saints eux-mêmes ont été persécutés. En effet, lorsque nous lisons la vie des saints, nous nous trouvons face à de nombreuses incompréhensions et persécutions. Car, étant prophètes, ils disaient des choses qui apparaissaient trop dures”.

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Les prophètes sont tous persécutés ou incompris, marginalisés: on ne leur donne pas de place. C'est une réalité qui n’est pas terminée avec la mort et la résurrection de Jésus : elle a continué dans l’Église.

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C’est toujours la même attitude : ils discréditent le Seigneur, ils discréditent le prophète pour lui ôter l’autorité. Ils dénigrent Jésus, parce qu’il sortait et faisait sortir de ce milieu religieux fermé, de cette cage. Et le prophète lutte contre les personnes qui mettent l’Esprit Saint en cage.

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C’est un fait que tout au long de l’histoire du Salut, les prophètes ont été persécutés. En effet, le prophète est un homme qui dit: mais vous avez pris le mauvais chemin, revenez sur le chemin de Dieu ! Voilà le message d’un prophète.

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Dresser des embuches signifie faire un travail de calomnies. On n’accepte pas, en effet, qu’il y ait un homme juste qui, comme affirme l’Ancien Testament, s’oppose à nos actions, réprimande nos fautes contre les lois et reproche nos infractions à l’éducation reçue.

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Quand nous prions Dieu, ce n’est pas un dialogue à deux, parce qu’il y a toujours dans chaque prière l’Esprit Saint. Nous ne pouvons donc pas prier sans l’Esprit Saint : c’est Lui qui prie en nous, c’est Lui qui change le cœur, c’est Lui qui nous enseigne dire à Dieu ‘Père’.

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“La prière prend et exige du temps. En effet, prier signifie également négocier avec Dieu pour obtenir ce que je demande au Seigneur mais surtout, pour mieux le connaître. Il en ressort une prière d’ami à ami. Et ainsi doit être la prière : libre, insistante, avec des arguments”.

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Moïse essaie de convaincre le Seigneur, en engageant une lutte dans laquelle il met au centre deux éléments : ton peuple et mon peuple.

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“Moïse parle librement devant le Seigneur. Et ce faisant, il nous enseigne à prier : sans peur, librement, même avec insistance. Moïse insiste, il est courageux : la prière doit être ainsi !”.

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Il faut parler comme un frère et une sœur, en invitant à guérir et à ne plus pécher ensuite.

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Jésus, n'arrange pas notre vie : il donne la grâce et la grâce fait tout !

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Il y a des chrétiens hypocrites qui ne laissent pas de place à la grâce de Dieu. Si bien que, pour ces personnes, la vie chrétienne signifie avoir tous les documents en règle, tous les certificats ! Mais en faisant ainsi, ils ferment la porte à la grâce de Dieu.

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“Malheureusement, il y a tant de chrétiens égoïstes qui commettent le péché de la paresse contre le zèle apostolique, contre l’envie d’apporter la nouveauté de Jésus aux autres; cette nouveauté qui m’a été donnée gratuitement”.

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“Les chrétiens sans zèle apostolique ne servent pas et ne font pas de bien à l’Église”.

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“La maladie de la paresse des chrétiens est une attitude paralysante pour le zèle apostolique et qui fait des chrétiens des personnes immobiles, tranquilles, mais pas dans le bon sens du terme: des personnes qui ne se soucient pas de sortir pour apporter l’annonce de l’Évangile. Des personnes anesthésiées”.

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“Il existe un temps propice pour nous demander si nous sommes en chemin ou si nous sommes trop immobiles ou bien si nous nous sommes trompés de route ou enfin si nous sommes des touristes théologaux, comme ceux qui tournent dans la vie mais qui ne font jamais un pas en avant”.

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“Le Seigneur nous demande de ne pas nous arrêter, de ne pas nous tromper de route, et de ne pas tourner dans la vie. Il nous demande de regarder vers les promesses, d’aller de l’avant avec les promesses. Et la foi se met en chemin”.

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“Il y a un autre groupe qui est plus dangereux parce qu’il s’induit lui-même en erreur. Ce sont ceux qui marchent mais n’avancent pas sur la route. Ce sont les chrétiens errants: ils tournent, ils tournent comme si la vie était un tourisme existentiel, sans but, sans prendre les promesses au sérieux”.

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Nous tous parfois nous nous sommes trompés de route. Mais le problème n’est pas de se tromper de route. Le problème c’est de ne pas revenir en arrière lorsqu’on s’aperçoit que l’on s’est trompé. C’est notre condition de pécheurs qui nous fait nous tromper de route. Nous marchons, mais parfois nous nous trompons de route.

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“On peut aussi ne pas marcher dans la vie. Nous en avons beaucoup, de chrétiens immobiles. Ils ont une espérance faible. Oui, ils croient que le ciel existe, mais ils ne le cherchent pas. Ils suivent les commandements, ils accomplissent les préceptes, mais ils sont immobiles. Et le Seigneur ne peut pas tirer de levain d’eux pour faire croître son peuple”.

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Voilà notre vie: croire et se mettre en chemin, à l'instar d'Abraham, qui a eu confiance dans le Seigneur et a cheminé aussi dans les moments difficiles, lorsque, par exemple, sa foi fut mise à l’épreuve par la requête du sacrifice de son fils.

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C’est cela notre destin: marcher dans l’optique des promesses, dans la certitude qu'elles deviendront réalité. Aimer beaucoup ces promesses et les chercher aussi par le martyre, sachant que le Seigneur est fidèle. L’espérance ne déçoit jamais.

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Le Seigneur n’a jamais dit à quelqu'un d’aller, d’agir sans lui avoir d'abord fait une promesse.

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Avant de demander quelque chose le Seigneur promet. C'est pour cela que le fondement principal de la vertu de l’espérance est justement d'avoir confiance dans les promesses du Seigneur.

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“Si tu veux connaître la tendresse de ce Père, va le trouver et essaye ! Ensuite raconte-moi ! Car le Dieu qui nous attend est aussi le Dieu qui pardonne: le Dieu de la miséricorde. Et il ne se lasse pas de pardonner; c’est nous qui nous lassons de demander pardon”.

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Notre Dieu est un Dieu qui attend. Il nous a tous attendus, tout au long de l’histoire. C’est un Dieu qui nous attend, toujours !

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Lorsque nous entendons la parole qui nous invite à la conversion – convertissez-vous ! – elle nous semble sonner un peu fort en nous disant de changer de vie. Mais à l'intérieur de la parole conversion il y a cette tendre nostalgie de Dieu. C'est la parole passionnée d'un Père qui dit au fils : reviens, il est temps de revenir à la maison !

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“Dans la dialectique de la liberté, il y a le Seigneur qui nous aime. En revanche, dans la logique de la nécessité, il n’y a pas de place pour Dieu: on doit faire, on doit faire, on doit... Ils sont devenus comportementaux. Des hommes aux bonnes manières, mais aux mauvaises habitudes. Jésus les appelle des ‘sépulcres blanchis’”.

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“Les hypocrites ont refusé l’amour du Seigneur et ce refus a fait qu’ils se retrouvaient sur une route qui n’était pas celle de la dialectique de la liberté qu’offrait le Seigneur, mais celle de la logique de la nécessité, où il n’y a pas de place pour le Seigneur”.

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“Que signifie le chemin de l’humilité, de l’humiliation ? Cela signifie simplement dire: je suis homme, je suis femme et tu es Dieu ! Et aller de l’avant en présence de Dieu, comme homme, comme femme dans l’obéissance et dans la docilité du cœur”.

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Le salut ne s’achète pas, ne se vend pas : il se donne. Il est gratuit. Nous ne pouvons pas nous sauver de nous-mêmes : le salut est un cadeau, totalement gratuit. Seulement, pour que ce salut entre en nous, il faut un cœur humble, un cœur docile, un cœur obéissant. Comme celui de Marie.

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L’humilité chrétienne n’est pas la vertu qui fait dire ‘je ne sers à rien’ en y cachant son orgueil. L'humilité chrétienne consiste à dire la vérité : je suis pécheur, je suis pécheresse ! Il s'agit de dire tout simplement la vérité ; et c'est là notre vérité.

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Ce n'est pas au cœur de nos sécurités que Dieu nous rencontre. Non, là-même le Seigneur n'y va pas ! Il nous trouvera dans la marginalité, dans nos péchés, dans nos erreurs, dans notre besoin d’être guéris. C’est là que nous trouvera le Seigneur.

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Ce n'est certes pas de l'humilité de refuser la parole de Dieu et de dire: oui, c'est bien la parole de Dieu, mais je l’interprète selon mon intérêt ! Par cette manière de faire, ils s'avèrent des superbes, des prétentieux, des personnes croyant avoir toute latitude de changer la signification de la parole de Dieu.

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Pour ne pas tuer la parole de Dieu ou se l'approprier, pour être dociles et ne pas emprisonner l’Esprit Saint il n'y a que deux simples voies : celle de l’humilité et celle de la prière.

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Quand nous ne sommes pas ouverts à la nouveauté de la parole de Dieu, quand nous ne sommes pas obéissants à la parole de Dieu, alors la parole de Dieu meurt, elle est emprisonnée. Mais désobéir a la parole de Dieu c’est comme vouloir affirmer que cette parole n’est plus à Dieu: elle nous appartient, maintenant !

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“Cela nous fera du bien de nous demander : où est placée ma confiance ? Est-elle dans le Seigneur ou dans les idoles que j’ai faites ? Est-ce que j’ai encore un nom ou est-ce que j’ai commencé à perdre mon nom et je m’appelle ‘moi’ ?, avec toutes les diverses déclinaisons: moi, avec moi, pour moi, seulement moi: toujours dans l’égoïsme, moi !”.

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“C’est précisément cela qui est la malédiction la plus forte pour la personne qui place sa confiance dans les possibilités des hommes et non en Dieu: perdre son nom ! Au point qu’à la question ‘comment t’appelles-tu ?’ il ne répond pas avec son propre nom, mais avec le compte numéro tant de telle banque, ou bien en indiquant tant de propriétés”.

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Il y a un passage évangélique qui raconte l’histoire d’un homme qui avait tout et qui ne s’apercevait pas d'un certain Lazare, couvert de plaies, assis sur le seuil de sa porte. Nous connaissons bien le nom du clochard: il s’appelait Lazare. Mais comment cet homme, ce riche, s’appelait-il ? Il n’a pas de nom !

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Pourquoi l’homme qui place sa confiance dans l’homme, en lui-même, est-il maudit ? Parce que cette confiance ne lui fait regarder que lui-même, sans horizon, sans porte ouverte, sans fenêtres. Ainsi, finit-il par être un homme fermé sur lui-même et il n’aura pas de salut, parce qu’il ne peut se sauver lui-même.

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Notre cœur est traître, voilà le problème. Et même si nous savons que nous allons nous tromper, nous nous fions de nous-mêmes ou d'un tel ami ou d'une telle autre bonne situation que nous avons ou de d'une idéologie, secondant ainsi la tendance à décider nous-mêmes où placer notre confiance.

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Heureux l’homme qui bâtit sa maison sur le roc, sur du solide. Malheureux, par contre, celui qui bâtit sur le sable. Notre vraie confiance ne repose que sur le Seigneur. D'autres types de confiance ne servent pas, ne nous sauvent pas, ne nous donnent ni la vie ni la joie, mais mort et aridité.

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L’hypocrite se sauve tout seul, pense-t-il, alors que le signe que nous nous sommes rapprochés du Seigneur c’est lorsque nous prenons soin de nos frères dans le besoin.

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Voilà justement le signe que nous sommes avec Jésus-Christ : prendre soin des frères, des plus pauvres, des malades comme nous enseigne le Seigneur dans l’Évangile.

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“Quel est le signe que nous sommes sur la bonne route ? C’est encore l’Écriture qui nous le dit : défendre l’opprimé, avoir soin de son prochain, du malade, du pauvre, de qui a besoin, de l’ignorant. Telle est la pierre de touche”.

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“Nous avons tous besoin d’être justifiés, et l’unique qui nous justifie est Jésus-Christ. Quelle est la pierre de touche ? Le Seigneur le dit lui-même : ‘Lavez-vous, purifiez-vous ! Ôtez de ma vue vos actions perverses ! Cessez de faire le mal, apprenez à faire le bien’”.

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Le chrétien qui pense pouvoir se sauver tout seul est un hypocrite, un chrétien maquillé. Que font-ils les hypocrites ? Ils se déguisent en bonnes personnes : ils font des têtes pieuses, ils prient tournés vers le ciel, ils se font voir, ils se sentent plus justes que les autres, ils méprisent les autres.

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“Un cœur grand ne se mêle pas de la vie des autres, ne condamne pas, mais pardonne et oublie, précisément comme Dieu a oublié et pardonné mes péchés”.

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“La deuxième attitude pour être miséricordieux est d’élargir notre cœur. C’est précisément la honte, le repentir, qui élargissent le cœur tout petit, égoïste, car ils laissent place à Dieu miséricordieux pour nous pardonner”.

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La première attitude pour être miséricordieux est la connaissance de soi-même. On ne doit pas chercher des excuses et décharger la faute sur les autres.

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“Il existe un signe qui nous aidera sans doute. Il s’agit d’une question : est-ce que je sais donner une caresse aux malades, aux personnes âgées, aux enfants ? Ou ai-je perdu le sens de la caresse ? Les hypocrites ne savent plus donner de caresse, ils ont oublié comment on fait. Voici alors la recommandation de ne pas avoir honte de la chair de notre frère : c’est notre chair”.

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“La proposition de l’Église aujourd’hui suggère donc un véritable examen de conscience : Est-ce que j’ai honte de la chair de mon frère, de ma sœur ?”.

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“Notre perfection, notre sainteté avance avec notre peuple, au sein duquel nous avons été élus et insérés. Et notre acte de sainteté le plus grand est précisément dans la chair de notre frère et dans la chair de Jésus Christ”.

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Le Seigneur donne le salut au milieu d'un peuple, par l’appartenance à un peuple. Un peuple auquel nous appartenons : notre peuple, où nous sommes appelés, au sein duquel nous sommes insérés.

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Les hypocrites sont de bonnes personnes, ils font tout ce qu’il faut faire, ils semblent bons. Mais ils sont des moralistes sans bonté, parce qu'ils ont perdu le sens de l’appartenance à un peuple.

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Recevoir du Seigneur l’amour d’un père, recevoir du Seigneur l’identité d’un peuple et puis la transformer en une éthique signifie refuser ce don d’amour.

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Les hypocrites ont réduit l’histoire du salut à une éthique. La vie religieuse n'était pour eux qu'une éthique.

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Les hypocrites ont oublié qu’ils ont était élus par Dieu dans un peuple, et non pas seuls. Ils ont oublié l’histoire de leur peuple, cette histoire de salut, d’élection, d’alliance, de promesse qui vient directement du Seigneur.

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Voilà notre joie et notre fécondité : marcher avec Jésus. D’autres joies ne sont pas fécondes ; elles ne pensent qu’à gagner le monde entier, comme dit le Seigneur, mais finalement on se perd et on ruine soi-même.

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“Voilà alors la route à suivre : humilité, service, absence d’égoïsme, ne pas se sentir important ou se présenter aux autres comme une personne importante : je suis chrétien... ! L’Imitation du Christ, nous donne un très beau conseil : aimer, ne pas être connu et être jugé comme n’étant rien”.

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Le style de vie chrétien sans la croix n’est pas du tout chrétien, et si la croix est une croix sans Jésus, elle n’est pas chrétienne.

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“Je vous dis qu’aujourd’hui il y a davantage de martyrs qu’aux premiers temps de l’Église. Un grand nombre de nos frères et sœurs offrent leur témoignage de Jésus et sont persécutés. Telle est la voie de Jésus. Mais c’est une voie joyeuse, parce que le Seigneur ne nous fait jamais endurer plus que ce que nous pouvons supporter”.

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Des vocations il y en a beaucoup. Nous devons prier pour que le cœur de ces jeunes puisse se vider : se vider d’autres intérêts, d’autres amours. Pour que leur cœur devienne libre de l’idolâtrie de la vanité, de l’idolâtrie de l’orgueil et du pouvoir, de l’idolâtrie de l’argent.

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“Aujourd’hui aussi, il y a beaucoup de ces jeunes qui veulent suivre Jésus. Mais quand ils ont le cœur empli d’une autre chose, et qu’ils ne sont pas courageux au point de le vider, ils reviennent sur leurs pas. Et ainsi, cette joie devient tristesse”.

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Pour vivre dans la cohérence chrétienne, la prière est nécessaire car la cohérence est un don de Dieu. C’est un don que nous devons nous efforcer de demander en disant : Seigneur, que je sois cohérent ! Seigneur, que je ne scandalise jamais !

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“Quelqu’un peut même dire : je suis chrétien! Mais si tu ne vis pas comme un chrétien ; si tu ne penses pas et ne sens pas comme un chrétien, il y a une certaine incohérence ! Nous tous, qui sommes chrétiens, nous sommes appelés à rendre témoignage de Jésus-Christ. Et les chrétiens qui, en revanche, vivent de manière ordinaire, commune, dans l’incohérence, font beaucoup de mal”.

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“Dans toutes les choses de la vie, il faut penser en chrétien, sentir en chrétien et agir en chrétien. Telle est la cohérence de vie d’un chrétien qui dans son action, dans sa perception, dans sa pensée reconnaît la présence du Seigneur”.

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“On ne peut pas comprendre Jésus sans le peuple dont il vient, le peuple choisi par Dieu, le peuple d’Israël. Et sans le peuple qu’il a appelé autour de lui : l’Église. C’est une absurdité d’aimer le Christ sans l’Église ; sentir le Christ mais pas l’Église ; suivre le Christ en marge de l’Église. Car le Christ et l’Église sont unis”.

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La rencontre avec Jésus-Christ mène au témoignage, comme le souligne l’apôtre Jacques dans sa lettre, qui remarque qu’une foi sans les œuvres, une foi qui ne t’implique pas, qui ne te mène pas au témoignage, n’est pas la foi. Ce sont des mots et rien de plus que des mots.

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Voilà, donc, deux réalités opposées: d’un côté ceux qui ont la doctrine ou connaissent les choses et de l’autre ceux qui ont la foi. Avec une certitude: la foi mène toujours au témoignage. La foi est une rencontre avec Jésus-Christ, avec Dieu.

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“Il ne peut pas y avoir de chrétiens qui pensent la foi comme un système d’idées. Ceux qui tombent dans la casuistique ou dans l’idéologie sont des chrétiens qui connaissent la doctrine mais sans la foi. Comme les démons. Avec la différence que ceux-là tremblent, mais pas ceux-ci qui vivent tranquilles”.

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“La casuistique est précisément l’endroit où vont tous ceux qui croient avoir la foi mais n’en connaissent que le contenu. Ainsi lorsque nous trouvons un chrétien qui demande uniquement s’il est licite de faire cela et si l’Église pourrait faire cela, cela veut dire ou bien qu’il n’a pas la foi ou bien qu’elle est trop faible”.

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Avoir la foi ne signifie pas avoir une connaissance: avoir foi c’est recevoir le message de Dieu apporté par Jésus-Christ, le vivre et le faire avancer.

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“Nous pouvons réciter le Credo, théoriquement aussi sans la foi. Et il y a tant de personnes qui le font! Même les démons!”.

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“Se demander ce que peut faire ou ne pas faire l’Église, ou bien ce qui est ou n’est pas permis, signifie tomber dans la casuistique qui, avec l’idéologie, est le signe de reconnaissance d’une personne qui connaît par cœur doctrine et théologie mais sans la foi. Parce que la foi n’est jamais abstraite: il faut en témoigner”.

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On connait Jésus comme disciples sur le chemin de la vie, Le suivant. Mais cela ne suffît pas, car connaître Jésus est un don du Père. C’est Lui qui nous fait connaître Jésus.

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Nous connaissons Jésus comme disciples dans la rencontre quotidienne avec le Seigneur: avec nos victoires et nos faiblesses. Nous nous approchons de Lui et nous Le connaissons plus profondément, et nous avons ce que saint Paul appelle le sens du Christ, l’herméneutique pour juger toute chose.

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Pour connaître Jésus, il ne faut pas une étude des notions mais bien une vie de disciple. De cette façon, en marchant avec Jésus nous apprenons qui Il est, nous apprenons cette science de Jésus.

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Jésus non seulement nous attend pour nous faire sortir de la tentation, mais Il a confiance en nous. Et cela est une grande force parce qu’Il nous ouvre toujours de nouveaux horizons, tandis que le diable par la tentation ferme et fait croître un milieu plein de querelles, si bien qu’on cherche des justifications dans des accusations réciproques.

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“La tentation nous ferme tout horizon et ainsi nous conduit au péché. Quand nous sommes induits en tentation, seule la Parole de Dieu, nous sauve. Entendre cette Parole nous ouvre l’horizon, car Il est toujours disposé à nous enseigner comment sortir de la tentation”.

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La tentation commence avec un air de tranquillité et elle grandit. Après advient la contamination. La tentation n’aime pas la solitude, elle cherche donc quelqu’un d’autre pour lui tenir compagnie. Et la troisième caractéristique c’est la justification, parce que nous les hommes pour être tranquilles nous nous justifions.

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Chacun est tenté par ses propres passions qui l’attirent et le séduisent. Ensuite, ces passions conçoivent et produisent le péché. Et le péché, une fois commis, engendre la mort.

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“La tentation se présente à nous de manière insidieuse, elle contamine tout le milieu qui nous environne, elle nous pousse toujours à chercher une justification. Et à la fin elle nous fait tomber dans le péché, en nous enfermant dans une prison dont il est difficile de sortir”.

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La Lettre aux Hébreux dit que le monde était indigne du peuple de Dieu. Mais aujourd’hui, nous pouvons dire la même chose de ces gens de notre peuple: des personnes qui souffrent, mais qui ne perdent pas la joie de la foi. C’est précisément ces gens qui font avancer l’Église avec leur sainteté de tous les jours, de chaque jour.

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Sont beaucoup les personnes qui souffrent, mais qui continuent de vivre avec patience. Ce sont des personnes qui ne demandent pas un miracle mais qui savent lire les signes des temps. Au contraire, les personnes impatientes présentées dans l’Évangile voulaient un signe mais ne savaient pas lire les signes des temps. C’est pourquoi elles n’ont pas reconnu Jésus.

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“La vie chrétienne doit se dérouler sur cette musique de la patience, parce que c’est la musique de nos pères, du peuple de Dieu. La musique de ceux qui ont cru la Parole de Dieu, qui ont suivi le commandement que le Seigneur avait donné à notre père Abraham”.

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“Une autre tentation de ceux qui n’ont pas de patience est la toute-puissance contenue dans la prétention: Je veux les choses tout de suite !”.

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Celui qui n’a pas de patience est une personne qui ne grandit pas, qui reste dans les caprices des enfants, qui ne sait pas prendre la vie comme elle vient, et il sait dire seulement: ou bien ceci ou rien.

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Celui qui n’a pas de patience veut tout tout de suite, tout rapidement. Qui ne connait pas cette sagesse de la patience est une personne capricieuse qui finit pour se conduire juste comme les enfants qui sont capricieux, qui disent : je veux ceci, je veux cela, cela ne me plaît pas, et ils ne sont jamais contents de rien”.

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“La patience n’est pas résignation, c’est autre chose. La patience veut dire en effet porter sur les épaules les choses de la vie, les choses qui ne sont pas bonnes, les mauvaises choses, les choses que nous ne voulons pas. Et ce sera précisément cette patience qui fera mûrir notre vie”.

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La trop grande tristesse et aussi l’amertume nous portent à vivre un soi-disant christianisme sans Christ.

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“Ils ne font pas une faveur au Seigneur dans l’Église ces chrétiens qui ont un tempo d’adagio lamentoso, qui vivent toujours ainsi, en se plaignant de tout, tristes. Cela n’est pas le style d’un disciple”.

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Le style du chrétien c'est la joie. On ne peut marcher en chrétien sans la joie. Une attitude qu'il faut toujours maintenir même face aux problèmes, même dans les moments de difficulté, même dans nos propres erreurs et péchés, car il y a la joie de Jésus qui nous pardonne toujours et qui nous aide.

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Il faut rester des agneaux et ne pas devenir des loups. Rester un agneau, pas idiot, mais agneau. Un agneau avec la perspicacité chrétienne mais toujours agneau. Car si tu es un agneau, Il te défend. Mais si tu te sens fort comme le loup, il ne te défend pas, il te laisse tout seul et les loups te mangeront cru.

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“Le chrétien marche et s’il y a des difficultés, il passe outre, pour annoncer que le Royaume de Dieu est proche”.

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“Le chrétien est un disciple du Seigneur qui chemine, qui va toujours de l’avant. Nous ne pouvons pas penser à un chrétien qui s’arrête. Un chrétien qui ne va pas de l’avant est malade dans son identité chrétienne”.

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Dans la célébration nous entrons dans le mystère de Dieu, sur ce chemin que nous ne pouvons contrôler. Seulement Lui est l’unique, Lui la gloire, Lui le pouvoir. Demandons cette grâce : que le Seigneur nous enseigne à entrer dans le mystère de Dieu.

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“La liturgie est temps de Dieu et espace de Dieu, et nous devons nous mettre là, dans le temps de Dieu, dans l’espace de Dieu et ne pas regarder notre montre. La liturgie est précisément d’entrer dans le mystère de Dieu; se laisser porter par le mystère et être dans le mystère”.

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La Messe ne s’écoute pas, on y participe. C’est quelque chose de différent des autres formes de dévotion. Celles-ci sont des représentations; l’eucharistie est une commémoration réelle, c’est-à-dire une théophanie. Dieu s’approche, il est avec nous, et nous participons au mystère de la rédemption.

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La messe n’est pas une représentation : c’est véritablement la Dernière Cène. On vit une fois encore vraiment la passion et la mort rédemptrice du Seigneur. C’est une théophanie : le Seigneur est présent sur l’autel pour être offert au Père pour le salut du monde.

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“On ne va pas à la Messe avec sa montre à la main, comme si l’on devait compter les minutes ou assister à une représentation. On y va pour participer au mystère de Dieu”.

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“Un examen de conscience sur notre condition de disciples à travers quelques questions: Annonçons-nous Jésus Christ? Profitons-nous ou non de notre condition de chrétiens comme si elle était un privilège? Allons-nous sur la route de Jésus Christ, la route de l’humiliation, de l’humilité, de l’abaissement pour le service?”.

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“Quel héritage est-ce que je laisse à ceux qui viennent après moi? Un héritage de vie? Le véritable héritage est notre témoignage de chrétien laissé aux autres”.

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“L’importance de demander la grâce de mourir dans l’espérance et de mourir en se confiant à Dieu. Mais se confier à Dieu commence à présent, dans les petites choses de la vie et aussi dans les grands problèmes: se confier toujours au Seigneur. Ainsi, on prend cette habitude de se confier au Seigneur et l’espérance grandit”.

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Demander la grâce de mourir à la maison : dans l’Église. Et c’est une grâce ! Ça ne s’achète pas ! C’est un cadeau de Dieu et nous devons le demander : "Seigneur, fais-moi le cadeau de mourir à la maison, dans l’Église !". Pécheurs, oui, nous le sommes tous ! Mais des traîtres, non ! Corrompus, non !

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“David avait péché: il s’appelait lui-même pécheur. Mais jamais il n’est allé en dehors du peuple de Dieu: pécheur oui, traître non. Cela est une grâce: la grâce de rester jusqu’au bout dans le peuple de Dieu et de mourir au sein de l’Église, précisément au sein du peuple de Dieu”.

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Il faut accepter la pénitence, comprendre les raisons pour lesquelles on a besoin de faire pénitence, et savoir ainsi pleurer sur nos erreurs, sur nos péchés. Enfin, nous ne devons pas chercher de nous rendre justice par nos propres mains, mais il faut s’en remettre à Dieu.

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David ne se justifie pas. Il est réaliste. Il essaie de sauver l’arche de Dieu, son peuple. Et il fait pénitence en gravissant la montagne. Pour cette raison il est un grand: un grand pécheur en même temps qu'un grand saint. Certes, Dieu seul sait comment ces deux choses peuvent aller de pair. Mais c’est la vérité !

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“Dans les mauvais moments de la vie il arrive que, peut-être, dans le désespoir on cherche à se défendre comme l’on peut, même en utilisant Dieu et les personnes. En revanche, la première attitude est précisément celle ne pas utiliser Dieu et son peuple”.

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“Le salut ne viendra pas de nos malices, de nos ruses, de notre intelligence dans les affaires. Non, le salut viendra par la grâce de Dieu et de l’entrainement quotidien que nous faisons de cette grâce, c’est-à-dire la vie chrétienne”.

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“David avait perdu le sens du péché et à ce moment le Royaume de Dieu commençait à disparaître de son horizon. C’est ce que démontre le fait que David ne fait pas référence à Dieu. Ce qui prend le dessus en lui c’est cette vision anthropologique super puissante: moi je peux tout! C’est l’attitude de la mondanité”.

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L'un des signes de la diminution du Royaume de Dieu est la perte du sens du péché. David commet un grand péché, mais il ne le sent pas comme tel. Il ne s'agit pour lui que d'un problème. Pour cela il ne lui vient pas à l'esprit de demander pardon. Il se préoccupe seulement de résoudre le problème.

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La tentation est notre pain de chaque jour. Au point que si quelqu’un de nous disait: je n'ai jamais eu de tentations, la réponse appropriée serait: ou bien tu es un chérubin ou tu es un peu idiot! Dans la vie, en effet, la lutte est une chose normale: le diable ne nous laisse guère tranquilles et il veut sa victoire.

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Il faut prier le Seigneur pour toute l’Église, pour toutes les parties du monde. Voilà l’essence d’un service devant Dieu qui est prière pour l’Église.

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“Nous recevons le message de l’Évangile comme un don. Et nous devons le transmettre comme un don. Et dans cette transmission il faut être fidèle, parce que nous avons reçu et nous devons donner un Évangile qui n’est pas à nous, qui est à Jésus. Et nous ne devons pas devenir des patrons de l’Évangile pour l’utiliser comme bon nous semble”.

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“Fidélité à l’Église, fidélité à son enseignement, fidélité au Credo, fidélité à la doctrine, et protéger cette doctrine. Ainsi humilité et fidélité vont-elles de pair”.

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L’humilité c'est d’avoir conscience que l’histoire de l’Église a commencé avant nous et continuera après nous. Parce que nous ne sommes qu'une petite partie d’un grand peuple qui marche sur le chemin du Seigneur.

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Une personne qui n’est pas humble ne peut sentir avec l’Église: elle sentira ce qu’il lui plaît.

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Nous recevons le message évangélique dans l’Église et nous faisons notre sainteté dans l’Église. Notre route est dans l’Église. L’alternative est une fantaisie.

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On ne comprend pas un chrétien sans l’Église. Pour cela le grand Pape Paul VI disait que c’est une dichotomie absurde d'aimer le Christ sans l’Église; d'écouter le Christ, mais non l’Église; d'être avec le Christ en marge de l’Église.

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Le chrétien n’est pas un baptisé qui reçoit le baptême et après s'en va son chemin. Ce n’est pas ainsi, car le premier fruit du baptême c’est de nous faire appartenir à l’Église, au peuple de Dieu.

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“Pour ouvrir le dialogue, il est nécessaire que ne passe pas trop de temps. Les problèmes, en effet, doivent être affrontés le plus tôt possible, au moment où on peut le faire dès qu’est passée la tourmente. Le temps fait grandir le mur, précisément comme il fait grandir la mauvaise herbe”.

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“Humilité, douceur et se faire tout pour tous sont les trois éléments de base du dialogue. Mais nous savons tous que pour faire ces choses-là, il faut avaler beaucoup de couleuvres: nous devons le faire parce que c’est ainsi qu’on fait la paix!”.

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Pour dialoguer, il faut avant tout l’humilité.

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Dialoguer n’est pas facile, c’est difficile. Et pourtant ce n'est qu'avec le dialogue que se construisent des ponts dans la relation et non des murs qui nous éloignent.

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Il y a tant de belles communautés chrétiennes: elles avancent bien… mais à un moment le ver de la jalousie et de l’envie est entré dans l’un de ses membres, avec la tristesse.

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“Certains ne supportent pas qu’un autre ait quelque chose et alors la solution est d’abaisser l’autre, pour s’élever. Et l’instrument sont les commérages: cherche toujours et tu verras que derrière un commérage se trouve la jalousie, se trouve l’envie”.

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“La personne envieuse et jalouse est une personne amère, elle ne sait pas chanter, elle ne sait pas louer, elle ne sait pas ce qu’est la joie; elle regarde toujours ce qu’ont les autres. Et malheureusement cette amertume se diffuse dans toute la communauté, car ceux qui sont victimes de ce poison deviennent des semeurs d’amertume”.

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“Le ver de la jalousie porte ressentiment, envie, amertume. C’est une agitation mauvaise, qui ne tolère pas qu’un frère ou qu’une sœur ait quelque chose que je n’ai pas”.

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“L’humilité, la douceur, la mansuétude sont si importantes dans la vie du chrétien: elles sont un écrin de la petitesse. Ce sont les bases pour mener toujours de l’avant le dialogue entre notre petitesse et la grandeur du Seigneur”.

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“La fidélité chrétienne, notre fidélité, est simplement de conserver notre petitesse pour qu’elle puisse dialoguer avec le Seigneur”.

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“Il existe un rapport entre Dieu et nous petits. Dieu est grand et nous petits. Ainsi, même quand Dieu doit choisir les personnes, aussi son peuple, il choisit toujours les petits. Au point qu’il dit à son peuple: je t’ai choisi parce que tu es le plus petit, celui qui a le moins de pouvoir parmi les peuples”.

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“Jamais le Seigneur ne parle aux gens comme s’il s’adressait à une masse. En revanche, il parle toujours personnellement, en appelant chaque personne par son nom”.

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“La relation du Seigneur avec son peuple est une relation personnelle, toujours. Une relation de personne à personne: Il est le Seigneur et le peuple a un nom. Les personnes ont un nom. Ce n’est pas un dialogue entre un puissant et la masse, mais c’est un dialogue personnel”.

***
“Dieu choisit toujours le plus petit, il l’appelle par son nom et établit avec lui un rapport personnel: c’est pour cela que pour dialoguer avec lui, il faut tout d’abord être petits”.

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“Obéir c’est avoir ce courage de toujours discerner, toujours discerner – et pas relativiser – ce que fait l’esprit dans mon cœur, ce que veut l’esprit dans mon cœur, où me conduit l’esprit dans mon cœur”.

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“La liberté chrétienne et l’obéissance chrétienne c’est la docilité à la parole de Dieu; c’est avoir ce courage de devenir des outres nouvelles pour ce vin nouveau qui arrive sans cesse”.

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Se conformer à la parole de Dieu pour pouvoir la recevoir demande une attitude ascétique.

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Notre Dieu est un Dieu qui fait toutes choses nouvelles. Il nous demande cette docilité à sa nouveauté. Jésus est très clair: vin nouveau dans des outres neuves. Ainsi doit être reçu Dieu, avec cette ouverture à la nouveauté. Cette attitude s’appelle docilité.

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La parole de Dieu est vivante. C’est pourquoi elle vient et dit ce qu’elle veut dire: pas ce que je m’attends qu’elle dise ou que j’espère qu’elle dise ou que je veux qu’elle dise. La parole de Dieu est libre. Elle est aussi une surprise, car notre Dieu est le Dieu des surprises et des nouveautés: il vient et il fait toutes choses nouvelles.

***
“La mondanité ramollit le cœur. Mais elle lui fait mal. Car, ce n’est jamais une bonne chose d’avoir le cœur mou. Un cœur bon est ouvert à la parole de Dieu, il la reçoit”.

***
“La tentation durcit le cœur. Et quand le cœur est dur, quand le cœur n’est pas ouvert, la parole de Dieu ne peut pas entrer”.

***
“La normalité de la vie exige du chrétien la fidélité à son élection. Cette élection, il ne doit jamais la vendre pour aller vers une uniformité mondaine: telle est la tentation du peuple et aussi la nôtre.

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Quand il n’y a pas la parole de Dieu, la place est occupée par une autre parole: sa propre parole, la parole de son égoïsme, la parole de ses envies. Et aussi la parole du monde.

***
“La mondanité spirituelle est une tentation dangereuse car elle ramollit le cœur avec l’égoïsme et insuffle chez les chrétiens un complexe d’infériorité qui les conduit à se conformer au monde, à agir comme tout le monde le fait en suivant la mode la plus amusante”.

***
“Quel est notre rapport avec Dieu, avec la parole de Dieu. Est-ce un rapport formel, un rapport éloigné? La parole de Dieu entre-t-elle dans notre cœur, change-t-elle notre cœur, a-t-elle ce pouvoir ou pas? Ou bien est-ce un rapport formel, très bien, mais le cœur est fermé à cette parole?”.

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“Combien de fois le peuple de Dieu ne se sent pas aimé de ceux qui doivent donner témoignage, par les chrétiens, par les laïcs chrétiens, par les prêtres, par les évêques!”.

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Préparer les voies, préparer aussi nos vies c’est le propre de Dieu, de l’amour de Dieu pour chacun de nous. Il ne nous fait pas chrétien par génération spontanée. Il prépare notre route, il prépare notre vie, bien à l'avance.

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Le prêtre adore Jésus-Christ, il parle avec Jésus-Christ, il cherche Jésus-Christ et se laisse chercher par Lui. Voilà le centre de notre vie. Sans lui, nous perdons tout ! Et alors qu'allons-nous donner aux gens ?

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Nous sommes de bons prêtres si nous allons à Jésus-Christ, si nous cherchons le Seigneur dans la prière. Si nous nous éloignons de Jésus-Christ, par contre, nous allons compenser cela par des attitudes mondaines.

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Que de mal font à l’Église les prêtres qui mettent la force dans les choses artificielles, dans les vanités. Et combien de fois n'entend-on pas dire avec douleur: mais c'est un prêtre qui ressemble à un papillon, car il est toujours dans les vanités et il n'a pas de rapport avec Jésus-Christ.

***
“C’est la relation avec Jésus Christ qui sauve le prêtre de la tentation de la mondanité, de l’idolâtrie du dieu Narcisse. Le prêtre, en effet, peut tout perdre mais pas son lien avec le Seigneur, autrement il n’aurait plus rien à donner aux personnes”.

***
Pour demeurer dans le Seigneur, pour demeurer dans l'amour il faut l'Esprit Saint, de la part de Dieu. Mais de notre côté nous devons confesser la foi, qui est un don, et nous confier au Seigneur Jésus pour adorer, louer et être des personnes d'espérance.

***
“Est-ce que je crois dans ce que je dis ? Cette confession de foi est véritable ou est-ce que je le dis par cœur, parce qu’on doit le dire ? Ou est-ce que je crois à moitié ?”.

***
“Il faut confesser la foi. Et la confesser toute, pas une partie. Toute ! Mais, il faut aussi la conserver entièrement telle qu’elle nous est arrivée par la voie de la tradition. Toute la foi !”.

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“Très souvent, nous sommes des chrétiens vaincus. L’Église est pleine de chrétiens vaincus, qui ne croient pas que la foi est victoire, qui ne vivent pas cette foi. Et si l’on ne vit pas cette foi, il y a la défaite. Et le monde vainc, le prince du monde”.

***
“Le chrétien ne répète pas le Credo par cœur comme un perroquet et ne vit pas comme un éternel perdant, mais il confesse sa foi tout entière et il a la capacité d’adorer Dieu, en faisant ainsi s’élever le thermomètre de la vie de l’Église”.

***
“La personne qui aime donne, donne des choses, donne la vie, se donne à Dieu et aux autres. En revanche, la personne qui n’aime pas et qui est égoïste cherche toujours à recevoir. Elle cherche toujours à avoir des choses, à avoir des avantages”.

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L’amour est plus dans les œuvres que dans les paroles. Jésus lui-même l’a dit : ce ne sont pas ceux qui me disent: « Seigneur, Seigneur », qui parlent beaucoup, qui entreront dans le Royaume des cieux, mais ceux qui font la volonté de Dieu.

***
“Le critère du caractère concret chrétien est la foi dans l’incarnation du Verbe, Dieu fait homme. Et il n’y a pas de véritable christianisme sans ce fondement. La clé de la vie chrétienne est la foi en Jésus Christ Verbe de Dieu fait homme”.

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Un amour d’illusions, qui n’est pas concret, n’est pas pour notre bien.

***
“L’amour chrétien est concret. Jésus lui-même, lorsqu’il parle de l’amour, nous parle de choses concrètes : donner à manger à ceux qui ont faim, rendre visite aux malades. Ce sont toutes des choses concrètes parce que précisément l’amour est concret. C’est le caractère concret chrétien”.

***
La vie chrétienne est ce double demeurer : nous en Dieu et Dieu en nous. Ne pas rester dans l’esprit du monde, ne pas rester dans la superficialité, dans l’idolâtrie, dans la vanité. Non, il faut demeurer dans le Seigneur !

***
“Le véritable amour n’est pas celui des feuilletons télévisés. Il n’est pas fait d’illusions. Le véritable amour est concret, il repose sur les faits, pas sur les paroles ; sur le fait de donner et non pas sur la recherche d’avantages”.

***
“Très souvent notre cœur est comme une route, où tout le monde passe. Mais c’est précisément pour cela qu’il faut mettre à l’épreuve et nous demander si nous choisissons toujours les choses qui viennent de Dieu, si nous connaissons le vrai critère pour discerner nos désirs, nos pensées”.

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“Si une pensée, si un désir te porte sur le chemin de l’humilité, de l’abaissement, du service aux autres, il est de Jésus ; mais s’il te porte sur le chemin de la suffisance, de la vanité, de l’orgueil ou sur le chemin d’une pensée abstraite, il n’est pas de Jésus”.

***
“Le chrétien qui demeure dans le Seigneur sait ce qui se passe dans son cœur. Un cœur ressemble à un marché de quartier où l’on trouve de tout. C’est précisément pour cette raison qu’est nécessaire une œuvre constante de discernement ; pour comprendre ce qui est vraiment du Seigneur”.

***
“Le cœur de l’homme ressemble à un marché de quartier où l’on trouve de tout. Le chrétien doit apprendre à connaître pleinement ce qui passe à travers lui, en discernant ce qui suit la route indiquée par le Christ et ce qui conduit en revanche sur celle indiquée par l’antichrist”.

***
“Il n’y a pas de limite à la miséricorde divine offerte à tous. Le Seigneur est toujours prêt à soulever la pierre tombale de nos péchés qui nous sépare de lui, Lumière des vivants”.

***
“C’est une belle invitation à nous laisser libérer des ‘bandelettes’, des bandelettes de l’orgueil qui nous rend esclaves de tant d’idoles. Notre résurrection commence quand les masques tombent de notre visage et nous retrouvons le courage de notre visage originel, créé à l’image et à la ressemblance de Dieu”.

***
“Le Christ nous appelle avec insistance à sortir des ténèbres de la prison dans laquelle nous nous sommes enfermés, en nous contentant d’une vie fausse, égoïste, médiocre. ‘Viens dehors !’ nous dit-il, ‘Viens dehors !’”.

***
“Le Christ ne se résigne pas aux tombeaux que nous nous sommes construits avec nos choix de mal et de mort, avec nos erreurs, avec nos péchés. Il ne se résigne pas à cela ! Il nous invite, il nous ordonne presque de sortir du tombeau où nos péchés nous ont ensevelis”.

***
“Notre vie est parfois semblable à celle de l’aveugle qui s’est ouvert à la lumière, qui s’est ouvert à Dieu, qui s’est ouvert à sa grâce. Parfois malheureusement, elle est un peu comme celle des docteurs de la loi : du haut de notre orgueil, nous jugeons les autres, et même le Seigneur !”.

***
“Souvent, une bonne œuvre, une œuvre de charité suscite des médisances et des discussions, car certaines personnes ne veulent pas voir la vérité”.

***
“Chaque rencontre avec Jésus change notre vie, toujours. C’est un pas en avant, un pas qui rapproche de Dieu”.

***
“Le Seigneur est plus grand que les préjugés, c’est pourquoi il n’a pas eu peur de s’arrêter avec la Samaritaine : la miséricorde est plus grande que le préjugé. Cela nous devons bien le comprendre ! La miséricorde est plus grande que le préjugé”.

***
“Jésus n’a pas peur. Lorsqu’il voit une personne, Jésus s’approche parce qu’il aime. Il nous aime tous. Face à une personne, il ne s’arrête jamais en raison de préjugés”.

***
“La Parole du Christ grandit en nous quand nous la proclamons, quand nous la donnons aux autres ! Et c’est cela la vie chrétienne. C’est une mission pour toute l’Église, pour tous les baptisés, pour nous tous : écouter Jésus et l’offrir aux autres”.

***
“La rencontre avec Dieu dans la prière nous pousse à descendre de la montagne et à retourner en bas, où nous rencontrons tant de frères qui ploient sous la pauvreté matérielle et spirituelle. À ces frères, nous sommes appelés à apporter les fruits de l’expérience que nous avons faite avec Dieu”.

***
“Nous avons besoin d’aller à l’écart, de monter sur la montagne dans un espace de silence, pour nous trouver nous-mêmes et mieux percevoir la voix du Seigneur. C’est ce que nous faisons dans la prière. Mais nous ne pouvons pas rester là !”.

***
“Nous, disciples de Jésus, sommes appelés à être des personnes qui écoutent sa voix et prennent au sérieux ses paroles. Pour écouter Jésus, il faut être proche de Lui, le suivre, comme le faisaient les foules de l’Évangile qui le poursuivaient sur les routes de la Palestine”.

***
“Nous devons nous défaire des idoles, des choses vaines, et construire notre vie sur l’essentiel”.

***
“La route de la foi passe aussi par l’obscurité, le doute, et elle se nourrit de patience et d’attente persévérante”.

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“Jésus ne dialogue pas avec Satan, comme Ève l’avait fait au paradis terrestre. Jésus sait bien qu’avec Satan on ne peut pas dialoguer, parce qu’il est très malin. C’est pourquoi, au lieu de dialoguer, comme Ève l’avait fait, Jésus choisit de se réfugier dans la Parole de Dieu, et il répond avec la force de cette Parole”.

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“Afin que personne ne manque de pain, d’eau, de vêtements, d’une maison, d’un travail ou de la santé, il faut que nous nous reconnaissions tous enfants du Père qui est dans les cieux et donc frères entre nous, et que nous nous comportions en conséquence”.

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“Si quelqu’un accumule seulement pour lui, que lui arrivera-t-il quand il sera appelé par Dieu ? Il ne pourra pas emporter les richesses avec lui, car − vous le savez − le linceul n’a pas de poches ! Il est préférable de partager, car au Ciel, nous n’apportons que ce que nous avons partagé avec les autres”.

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“La Providence de Dieu passe à travers notre service aux autres, notre partage avec les autres. Si chacun d’entre nous n’accumule pas les richesses seulement pour soi, mais les place au service des autres, alors, la Providence de Dieu devient visible dans ce geste de solidarité”.

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“Dans un cœur possédé par les richesses, il n’y a plus beaucoup de place pour la foi : tout est occupé par les richesses, il n’y a pas de place pour la foi”.

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“Un cœur occupé par la soif de posséder est un cœur plein de cette soif de posséder, mais vide de Dieu. C’est pour cela que Jésus a averti plusieurs fois les riches, car pour eux, le risque de placer leur sécurité dans les biens de ce monde est grand, et la sécurité, la sécurité définitive, est en Dieu”.

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“Ceux qui ont reçu un ministère de guide, de prédication, d’administration des sacrements, ne doivent pas se considérer comme les propriétaires de pouvoirs spéciaux, des patrons, mais se mettre au service de la communauté, en l’aidant à parcourir avec joie le chemin de la sainteté”.

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“Dans les communautés chrétiennes − diocèses, paroisses, associations, mouvements − les différences ne peuvent pas contredire le fait que nous tous, par le baptême, nous avons la même dignité : tous, en Jésus Christ, nous sommes enfants de Dieu”.

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“Les médisances, aussi, peuvent tuer, car elles tuent la renommée des personnes ! Au début, cela peut sembler une chose agréable, même plaisante. Mais à la fin, cela nous remplit le cœur d’amertume, et nous empoisonne nous aussi”.

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“Jésus nous rappelle que les paroles aussi peuvent tuer ! Non seulement il ne faut pas attenter à la vie du prochain, mais il ne faut pas non plus déverser sur lui le poison de la colère ni le frapper de la calomnie. Ni dire du mal de lui”.

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“Pour obtenir des comportements bons et honnêtes, les règles juridiques ne suffisent pas, mais il faut des motivations profondes, expression d’une sagesse cachée, la Sagesse de Dieu, qui peut être accueillie grâce à l’Esprit Saint”.

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“Jésus propose à celui qui le suit la perfection de l’amour: un amour dont l’unique mesure est de ne pas avoir de mesure, d’aller au-delà des calculs”.

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“Si nous, les chrétiens, nous perdons notre saveur et si nous renonçons à notre présence comme sel et lumière, nous perdons notre efficacité”.

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“Nous tous qui sommes baptisés, nous sommes des disciples missionnaires et nous sommes appelés à devenir dans le monde un Évangile vivant : par une vie sainte, nous donnerons de la ‘saveur’ aux différents milieux et nous les défendrons contre la corruption, comme le fait le sel ; et nous apporterons la lumière du Christ par le témoignage d’une charité authentique”.

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“Il faut prier pour que de nombreux jeunes répondent ‘oui’ au Seigneur qui les appelle à se consacrer totalement à Lui pour servir de manière désintéressée nos frères; consacrer sa vie pour servir Dieu et ses frères”.

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“Les personnes consacrées sont le témoignage que Dieu est bon et miséricordieux. C’est pourquoi il est nécessaire de valoriser avec gratitude les expériences de vie consacrée et d’approfondir la connaissance des divers charismes et spiritualités”.

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“Chaque personne consacrée est un don pour le peuple de Dieu en chemin. Il y a tant besoin de ces présences, qui fortifient et renouvellent l’engagement pour la diffusion de l’Évangile”.

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“Si l’un d’entre vous entend le Seigneur lui dire : ‘Suis-moi !’, qu’il soit courageux, qu’il aille avec le Seigneur ! Le Seigneur ne déçoit jamais”.

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“Le Seigneur passe sur les routes de notre vie quotidienne. Aujourd’hui aussi, en ce moment, ici, le Seigneur passe sur la place. Il nous appelle à aller avec Lui, à travailler avec Lui pour le Royaume de Dieu”.

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“Jésus commence sa mission depuis un lieu excentré, mais aussi par des hommes que l’on dirait de ‘basse extraction’, en quelque sorte. Pour choisir ses premiers disciples, et futurs apôtres, il s’adresse aux personnes humbles, aux personnes simples, qui se préparent avec zèle à la venue du Royaume de Dieu”.

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“Jésus nous enseigne que la Bonne nouvelle qu’Il apporte n’est pas réservée à une partie de l’humanité, mais est à communiquer à tous. C’est une annonce joyeuse destinée à ceux qui l’attendent mais aussi à ceux qui, peut-être, n’attendent plus rien et n’ont même pas la force de chercher et de demander”.

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“Être disciples de l’Agneau signifie non pas vivre comme une ‘citadelle assiégée’, mais comme une ville sur un mont, ouverte, accueillante, solidaire. Cela veut dire non pas prendre des attitudes de fermeture, mais proposer l’Évangile à tous, en témoignant par notre vie que suivre Jésus nous rend plus libres et plus joyeux”.

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“Qu’est-ce que signifie pour l’Église, pour nous, aujourd’hui, être disciples de Jésus Agneau de Dieu ? Cela signifie mettre l’innocence à la place de la méchanceté, l’amour à la place de la force, l’humilité à la place de l’orgueil, le service à la place du prestige”.

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“Nous vivons dans une société de l’information qui nous sature sans discernement de données, toutes au même niveau, et qui finit par nous conduire à une terrible superficialité au moment d’aborder les questions morales. En conséquence, une éducation qui enseigne à penser de manière critique et qui offre un parcours de maturation dans les valeurs, est devenue nécessaire”.

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“Dans la culture dominante, la première place est occupée par ce qui est extérieur, immédiat, visible, rapide, superficiel, provisoire. Le réel laisse la place à l’apparence”.

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“La culture du bien-être nous anesthésie et nous perdons notre calme si le marché offre quelque chose que nous n’avons pas encore acheté, tandis que toutes ces vies brisées par manque de possibilités nous semblent un simple spectacle qui ne nous trouble en aucune façon”.

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“Presque sans nous en apercevoir, nous devenons incapables d’éprouver de la compassion devant le cri de douleur des autres, nous ne pleurons plus devant le drame des autres, leur prêter attention ne nous intéresse pas, comme si tout nous était une responsabilité étrangère qui n’est pas de notre ressort”.

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“Plus que la peur de se tromper j’espère que nous anime la peur de nous renfermer dans les structures qui nous donnent une fausse protection, dans les normes qui nous transforment en juges implacables, dans les habitudes où nous nous sentons tranquilles”.

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“Si quelque chose doit saintement nous préoccuper et inquiéter notre conscience, c’est que tant de nos frères vivent sans la force, la lumière et la consolation de l’amitié de Jésus-Christ, sans une communauté de foi qui les accueille, sans un horizon de sens et de vie”.

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“Je ne veux pas une Église préoccupée d’être le centre et qui finit renfermée dans un enchevêtrement de fixations et de procédures”.

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“Je préfère une Église accidentée, blessée et sale pour être sortie par les chemins, plutôt qu’une Église malade de la fermeture et du confort de s’accrocher à ses propres sécurités”.

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“Aujourd’hui et toujours, les pauvres sont les destinataires privilégiés de l’Évangile, et l’évangélisation, adressée gratuitement à eux, est le signe du Royaume que Jésus est venu apporter. Il faut affirmer sans détour qu’il existe un lien inséparable entre notre foi et les pauvres. Ne les laissons jamais seuls”.

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“L’Église est appelée à être toujours la maison ouverte du Père. Un des signes concrets de cette ouverture est d’avoir partout des églises avec les portes ouvertes”.

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“Sortir vers les autres pour aller aux périphéries humaines ne veut pas dire courir vers le monde sans direction et dans n’importe quel sens”.

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“Dans son constant discernement, l’Église peut aussi arriver à reconnaître des usages propres qui ne sont pas directement liés au cœur de l’Évangile et dont le message n’est pas habituellement perçu convenablement. N’ayons pas peur de les revoir”.

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“La foi conserve toujours un aspect de croix, elle conserve quelque obscurité qui n’enlève pas la fermeté à son adhésion. Il y a des choses qui se comprennent et s’apprécient seulement à partir de cette adhésion qui est sœur de l’amour, au-delà de la clarté avec laquelle on peut en saisir les raisons et les arguments”.

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“Avec la sainte intention de leur communiquer la vérité sur Dieu et sur l’être humain, en certaines occasions, nous donnons aux fidèles un faux dieu ou un idéal humain qui n’est pas vraiment chrétien. De cette façon, nous sommes fidèles à une formulation mais nous ne transmettons pas la substance. C’est le risque le plus grave”.

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“Parfois, en écoutant un langage complètement orthodoxe, ce que les fidèles reçoivent, à cause du langage qu’ils utilisent et comprennent, c’est quelque chose qui ne correspond pas au véritable Évangile de Jésus Christ”.

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“Rappelons-nous que l’expression de la vérité peut avoir des formes multiples, et la rénovation des formes d’expression devient nécessaire pour transmettre à l’homme d’aujourd’hui le message évangélique dans son sens immuable”.

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“L’Évangile invite avant tout à répondre au Dieu qui nous aime et qui nous sauve, le reconnaissant dans les autres et sortant de nous-mêmes pour chercher le bien de tous. Cette invitation n’est obscurcie en aucune circonstance ! Toutes les vertus sont au service de cette réponse d’amour”.

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“Il existe un ordre ou une ‘hiérarchie’ des vérités de la doctrine catholique, en raison de leur rapport différent avec le fondement de la foi chrétienne. Ceci vaut autant pour les dogmes de foi que pour l’ensemble des enseignements de l’Église, y compris l’enseignement moral”.

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“Toutes les vérités révélées procèdent de la même source divine et sont crues avec la même foi, mais certaines d’entre elles sont plus importantes pour exprimer plus directement le cœur de l’Évangile”.

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“Quand on assume un objectif pastoral et un style missionnaire, qui réellement arrivent à tous sans exceptions ni exclusions, l’annonce se concentre sur l’essentiel, sur ce qui est plus beau, plus grand, plus attirant et en même temps plus nécessaire”.

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“Il convient d’être réalistes et de ne pas donner pour acquis que nos interlocuteurs connaissent le fond complet de ce que nous disons ou qu’ils peuvent relier notre discours au cœur essentiel de l’Évangile qui lui confère sens, beauté et attrait”.

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“Une identification des fins sans une adéquate recherche communautaire des moyens pour les atteindre est condamnée à se traduire en pure imagination”.

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“J’invite chacun à être audacieux et créatif dans ce devoir de repenser les objectifs, les structures, le style et les méthodes évangélisatrices de leurs propres communautés”.

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“La pastorale en terme missionnaire exige d’abandonner le confortable critère pastoral du ‘on a toujours fait ainsi’”.

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“Une excessive centralisation, au lieu d’aider, complique la vie de l’Église et sa dynamique missionnaire”.

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“La papauté aussi, et les structures centrales de l’Église universelle, ont besoin d’écouter l’appel à une conversion pastorale”.

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“L’évêque doit toujours favoriser la communion missionnaire dans son Église. Par conséquent, parfois il se mettra devant pour indiquer la route, d’autres fois il sera simplement au milieu de tous, et en certaines circonstances il devra marcher derrière le peuple, parce que le troupeau lui-même possède un odorat pour trouver de nouveaux chemins”.

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“Il est très salutaire que les autres institutions ecclésiales, communautés de base et petites communautés, mouvements et autres formes d’associations, ne perdent pas le contact avec la paroisse du lieu, et qu’elles s’intègrent dans la pastorale organique de l’Église particulière. Cette intégration évitera qu’elles demeurent seulement avec une partie de l’Évangile et de l’Église, ou qu’elles se transforment en nomades sans racines”.

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“La paroisse est communauté de communautés, sanctuaire où les assoiffés viennent boire pour continuer à marcher, et centre d’un constant envoi missionnaire”.

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“La paroisse n’est pas une structure caduque; elle est présence ecclésiale sur le territoire, lieu de l’écoute de la Parole, de la croissance de la vie chrétienne, du dialogue, de l’annonce, de la charité généreuse, de l’adoration et de la célébration”.

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“La réforme des structures exige qu’elles deviennent toutes plus missionnaires, que la pastorale ordinaire en toutes ses instances soit plus expansive et ouverte, qu’elle mette les agents pastoraux en constante attitude de sortie et favorise ainsi la réponse positive de tous ceux auxquels Jésus offre son amitié”.

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Il y a des structures ecclésiales qui peuvent arriver à conditionner un dynamisme évangélisateur; également, les bonnes structures sont utiles quand une vie les anime, les soutient et les juge. Sans une vie nouvelle et un authentique esprit évangélique, sans fidélité de l’Église à sa propre vocation, toute nouvelle structure se corrompt en peu de temps.

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“L’Église évangélise et s’évangélise elle-même par la beauté de la liturgie, laquelle est aussi célébration de l’activité évangélisatrice et source d’une impulsion renouvelée à se donner”.

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“Le disciple sait offrir sa vie entière et la jouer jusqu’au martyre comme témoignage de Jésus-Christ; son rêve n’est pas d’avoir beaucoup d’ennemis, mais plutôt que la Parole soit accueillie et manifeste sa puissance libératrice et rénovatrice”.

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“La communauté évangélisatrice est toujours attentive aux fruits, parce que le Seigneur la veut féconde. Il prend soin du grain et ne perd pas la paix à cause de l’ivraie”.

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“La communauté évangélisatrice se dispose à accompagner. Elle accompagne l’humanité en tous ses processus, aussi durs et prolongés qu’ils puissent être. Elle connaît les longues attentes et la patience apostolique. L’évangélisation a beaucoup de patience, et elle évite de ne pas tenir compte des limites”.

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“La communauté évangélisatrice, par ses œuvres et ses gestes, se met dans la vie quotidienne des autres, elle raccourcit les distances, elle s’abaisse jusqu’à l’humiliation si c’est nécessaire, et assume la vie humaine, touchant la chair souffrante du Christ dans le peuple”.

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“La communauté évangélisatrice expérimente que le Seigneur a pris l’initiative, il l’a précédée dans l’amour (cf. 1Jn 4, 10), et en raison de cela, elle sait aller de l’avant, elle sait prendre l’initiative sans crainte, aller à la rencontre, chercher ceux qui sont loin et arriver aux croisées des chemins pour inviter les exclus”.

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“Fidèle au modèle du maître, il est vital qu’aujourd’hui l’Église sorte pour annoncer l’Évangile à tous, en tous lieux, en toutes occasions, sans hésitation, sans répulsion et sans peur”.

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“La parole a en soi un potentiel que nous ne pouvons pas prévoir. L’Évangile parle d’une semence qui, une fois semée, croît d’elle-même, y compris quand l’agriculteur dort (cf Mc 4, 26-29). L’Église doit accepter cette liberté insaisissable de la Parole, qui est efficace à sa manière, et sous des formes très diverses, telles qu’en nous échappant elle dépasse souvent nos prévisions et bouleverse nos schémas”.

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“La joie de l’Évangile qui remplit la vie de la communauté des disciples est une joie missionnaire”.

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“Tout chrétien et toute communauté discernera quel est le chemin que le Seigneur demande, mais nous sommes tous invités à accepter cet appel : sortir de son propre confort et avoir le courage de rejoindre toutes les périphéries qui ont besoin de la lumière de l’Évangile”.

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“Il est nécessaire de passer d’une pastorale de simple conservation à une pastorale vraiment missionnaire”.

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“Les chrétiens ont le devoir d’annoncer Jésus Christ sans exclure personne, non pas comme quelqu’un qui impose un nouveau devoir, mais bien comme quelqu’un qui partage une joie, qui indique un bel horizon, qui offre un banquet désirable. L’Église ne grandit pas par prosélytisme mais ‘par attraction’”.

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“Le croyant est fondamentalement ‘quelqu’un qui fait mémoire’”.

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“La joie évangélisatrice brille toujours sur le fond de la mémoire reconnaissante : c’est une grâce que nous avons besoin de demander. Les Apôtres n’ont jamais oublié le moment où Jésus toucha leur cœur : ‘C’était environ la dixième heure’ (Jn 1, 39)”.

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“La véritable nouveauté est celle que Dieu lui-même veut produire de façon mystérieuse, celle qu’il inspire, celle qu’il provoque, celle qu’il oriente et accompagne de mille manières”.

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“Chaque fois que nous cherchons à revenir à la source pour récupérer la fraîcheur originale de l’Évangile, surgissent de nouvelles voies, des méthodes créatives, d’autres formes d’expression, des signes plus éloquents, des paroles chargées de sens renouvelé pour le monde d’aujourd’hui”.

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“Le Christ est ‘la Bonne Nouvelle éternelle’ (Ap 14, 6), et il est ‘le même hier et aujourd’hui et pour les siècles’ (He 13, 8), mais sa richesse et sa beauté sont inépuisables. Il est toujours jeune et source constante de nouveauté”.

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“Que le monde de notre temps qui cherche, tantôt dans l’angoisse, tantôt dans l’espérance, puisse recevoir la Bonne Nouvelle, non d’évangélisateurs tristes et découragés, impatients ou anxieux, mais de ministres de l’Évangile dont la vie rayonne de ferveur, qui ont les premiers reçu en eux la joie du Christ”.

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“Un évangélisateur ne devrait pas avoir constamment une tête d’enterrement”.

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“Quand l’Église appelle à l’engagement évangélisateur, elle ne fait rien d’autre que d’indiquer aux chrétiens le vrai dynamisme de la réalisation personnelle: ‘Nous découvrons ainsi une autre loi profonde de la réalité : que la vie s’obtient et se mûrit dans la mesure où elle est livrée pour donner la vie aux autres. C’est cela finalement la mission ”.

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“Il nous est proposé de vivre à un niveau supérieur, et pas pour autant avec une intensité moindre: ‘La vie augmente quand elle est donnée et elle s’affaiblit dans l’isolement et l’aisance. De fait, ceux qui tirent le plus de profit de la vie sont ceux qui mettent la sécurité de côté et se passionnent pour la mission de communiquer la vie aux autres’”.

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“Le bien tend toujours à se communiquer. Chaque expérience authentique de vérité et de beauté cherche par elle-même son expansion, et chaque personne qui vit une profonde libération acquiert une plus grande sensibilité devant les besoins des autres. Lorsqu’on le communique, le bien s’enracine et se développe”.

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“Je ne me lasserai jamais de répéter ces paroles de Benoît XVI qui nous conduisent au cœur de l’Évangile: ‘À l’origine du fait d’être chrétien il n’y a pas une décision éthique ou une grande idée, mais la rencontre avec un événement, avec une Personne, qui donne à la vie un nouvel horizon et par là son orientation décisive’”.

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“Je comprends les personnes qui deviennent tristes à cause des graves difficultés qu’elles doivent supporter, cependant peu à peu, il faut permettre à la joie de la foi de commencer à s’éveiller, comme une confiance secrète mais ferme, même au milieu des pires soucis”.

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“Il y a des chrétiens qui semblent avoir un air de Carême sans Pâques”.

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“Ne fuyons pas la résurrection de Jésus, ne nous donnons jamais pour vaincus, advienne que pourra. Rien ne peut davantage que sa vie qui nous pousse en avant!”.

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“Celui qui risque, le Seigneur ne le déçoit pas, et quand quelqu’un fait un petit pas vers Jésus, il découvre que celui-ci attendait déjà sa venue à bras ouverts”.

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“Quand la vie intérieure se ferme sur ses propres intérêts, il n’y a plus de place pour les autres, les pauvres n’entrent plus, on n’écoute plus la voix de Dieu, on ne jouit plus de la douce joie de son amour, l’enthousiasme de faire le bien ne palpite plus”.

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“Le grand risque du monde d’aujourd’hui, avec son offre de consommation multiple et écrasante, est une tristesse individualiste qui vient du cœur bien installé et avare, de la recherche malade de plaisirs superficiels, de la conscience isolée”.

***
“La joie de l’Évangile remplit le cœur et toute la vie de ceux qui rencontrent Jésus. Ceux qui se laissent sauver par lui sont libérés du péché, de la tristesse, du vide intérieur, de l’isolement. Avec Jésus Christ la joie naît et renaît toujours”.

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“Les épreuves et les difficultés font partie d’un dessein plus grand; le Seigneur, maître de l’histoire, conduit tout à son accomplissement. En dépit des désordres et des catastrophes qui troublent le monde, le dessein de bonté et de miséricorde de Dieu s’accomplira! Voilà notre espérance”.

***
“Les adversités que nous rencontrons à cause de notre foi et de notre adhésion à l’Évangile sont des occasions de témoignage; elles ne doivent pas nous éloigner du Seigneur, mais nous pousser à nous abandonner encore plus à Lui, à la force de son Esprit et de sa grâce”.

***
“Le Seigneur nous aide aussi à ne pas avoir peur: face aux guerres, aux révolutions, mais aussi aux catastrophes naturelles, aux épidémies, Jésus nous libère du fatalisme et des fausses visions apocalyptiques”.

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“Aujourd’hui aussi il y a de faux ‘sauveurs’, qui tentent de se substituer à Jésus : des leaders de ce monde, des gourous, également des sorciers, des personnages qui veulent attirer à eux les esprits et les cœurs, spécialement ceux des jeunes. Jésus nous met en garde: ‘Ne les suivez pas!’”.

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Si Dieu est fidèle et aime, il ne peut pas l’être à temps limité : la fidélité est éternelle, elle ne peut pas changer. L’amour de Dieu est éternel, il ne peut pas changer! Il est fidèle pour toujours et Il nous attend, chacun de nous, Il accompagne chacun de nous avec cette fidélité éternelle !

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Devant nous se tient le Dieu des vivants, le Dieu de l’alliance, le Dieu qui porte mon nom, notre nom… Devant nous se tient la défaite définitive du péché et de la mort, le commencement d’un nouveau temps de joie et de lumière sans fin.

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Jésus affirme que notre pèlerinage va de la mort à la vie: la vie en plénitude! Nous sommes en chemin, en pèlerinage vers la vie pleine, et cette vie pleine illumine notre chemin ! Ainsi la mort est derrière, dans notre dos, non pas devant nous.

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Si nous regardons seulement à vues humaines, nous sommes portés à dire que le chemin de l’homme va de la vie vers la mort. Mais c’est seulement si l’on regarde avec les yeux humains.

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Ce n’est pas cette vie qui est la référence de l’éternité, celle qui nous attend, mais c’est l’éternité qui éclaire et donne espérance à la vie terrestre de chacun de nous.

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La vie que Dieu nous prépare n’est pas un simple embellissement de la vie actuelle: elle dépasse notre imagination, car Dieu nous surprend constamment avec son amour et sa miséricorde.

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“Au plus profond de notre cœur, écoutons la voix de Jésus qui nous dit: ‘Aujourd’hui je dois demeurer chez toi’, c’est-à-dire dans ton cœur, dans ta vie. Et accueillons-le avec joie: lui, peut nous changer, il peut transformer notre cœur de pierre en cœur de chair, il peut nous libérer de l’égoïsme et faire de notre vie un don d’amour”.

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“Dieu se souvient, toujours, il n’oublie aucun de ceux qu’il a créés; Il est un père toujours en attente vigilante et aimante, de voir renaître dans le cœur de son fils le désir de revenir à la maison”.

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“Il n’y a pas de profession ou de condition sociale, il n’y a pas de péché ou de crime d’aucune sorte qui puisse effacer un seul de ses enfants de la mémoire et du cœur de Dieu”.

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“Notre joie est Jésus Christ, son amour fidèle et inépuisable ! Par conséquent, quand un chrétien devient triste, cela veut dire qu’il s’est éloigné de Jésus”.

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“La joie chrétienne, comme l’espérance, a son fondement dans la fidélité de Dieu, dans la certitude qu’Il tient toujours ses promesses”.

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“Aussi grands que soient nos limites et nos égarements, il ne nous est pas permis d’être faibles et vacillants face aux difficultés et à nos faiblesses”.

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“La joie de l’Évangile n’est pas une joie quelconque. Elle trouve sa raison dans le fait de se savoir accueillis et aimés de Dieu”.

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“L’Église n’est pas un refuge pour personnes tristes, l’Église est la maison de la joie !”.

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Nous sommes appelés à marcher pour entrer toujours davantage à l’intérieur du mystère de l’amour de Dieu qui nous couvre et nous permet de vivre dans la sérénité et l’espérance.

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La foi est une marche avec Jésus et c’est une marche qui dure toute la vie. A la fin, il y aura la rencontre définitive. Certes, à certains moments de cette marche nous nous sentons fatigués et confus. Mais la foi nous donne la certitude de la présence constante de Jésus dans toute situation, même la plus douloureuse ou difficile à comprendre.

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Quand la rencontre advient, ce n’est jamais une rencontre hâtive, parce que Dieu désire rester longuement avec nous. Dieu a hâte de nous rencontrer, mais il n’a jamais hâte de nous quitter. Il reste avec nous. De même que nous avons soif de lui, et que nous le désirons, de même lui aussi a le désir d’être avec nous.

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Dieu n’attend pas pour le chercher: il le cherche immédiatement. C’est un chercheur patient, notre Père! Il nous précède et nous attend toujours. Il ne se lasse pas de nous attendre. Il ne s’éloigne pas de nous, mais il a la patience d’attendre le moment favorable de la rencontre avec chacun de nous.

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Dans la Bible, Dieu apparaît toujours comme celui qui prend l’initiative de la rencontre avec l’homme: c’est lui qui cherche l’homme, et d’habitude, il le cherche justement alors que l’homme fait l’expérience amère et tragique de trahir Dieu et de le fuir.

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Si la soif du Dieu vivant vient à manquer, la foi risque de devenir une habitude, risque de s’éteindre, comme un feu qui n'est pas ravivé. Elle risque de devenir “rance”, “sans aucun sens”.

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“Je pense parfois : savons-nous attendre le demain de Dieu ? Ou voulons-nous l’aujourd’hui ? Le demain de Dieu, pour Marie, c’est l’aube du matin de la Pâque, de ce premier jour de la semaine”.

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La liturgie du martyre d’Étienne nous ramène à la signification authentique de l’Incarnation, en reliant Bethléem au Calvaire et en nous rappelant que le salut de Dieu implique la lutte contre le péché et passe par la porte étroite de la Croix. C’est la route que Jésus a clairement indiquée à ses disciples, comme l’atteste l’Évangile de ce jour : "Vous serez haïs de tous à cause de mon nom, mais celui qui aura tenu bon jusqu'au bout, celui-là sera sauvé" (Mt 10, 22).

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Dans le martyre d’Étienne, c’est la même confrontation entre le bien et le mal, entre la haine et le pardon, entre la douceur et la violence que celle qui a culminé dans la Croix du Christ. La mémoire du premier martyre vient ainsi, immédiatement, détruire une fausse image de Noël : une image édulcorée de conte de fées qui n’existe pas dans l’Évangile !

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Une famille où on n’est pas envahissant et où on demande "s’il vous plaît", où on n’est pas égoïste et où on apprend à dire "merci", où quelqu’un qui s’aperçoit qu’il a fait quelque chose de mal sait demander "pardon", est une famille où il y a la paix et la joie.

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“L’espérance de la Vierge ne vacille jamais ! Femme d’espérance. Cela nous dit que l’espérance se nourrit d’écoute, de contemplation, de patience pour que les temps du Seigneur arrivent à maturité. Aux noces de Cana également, Marie est la mère de l’espérance, qui la rend attentive et pleine de sollicitude pour les choses humaines”.

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Bethléem continue d’être Bethléem. Dieu est venu à un endroit précis, sur une terre précise; c’est là qu’est apparue la tendresse de Dieu, la grâce de Dieu. On ne peut penser à Noël sans penser à la Terre Sainte.

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Dieu est patient et la paix, la sérénité de la nuit de la Nativité sont un reflet de la patience de Dieu avec nous.

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Dieu ne fait jamais de don à celui qui n’est pas capable de le recevoir. S'il nous offre le don de Noël, c'est parce que nous avons tous la capacité de le comprendre et de l'accueillir. Tous, du plus saint au plus pécheur, du plus juste au plus corrompu. Même le corrompu a cette capacité : il est sans doute un peu rouillé, le pauvre, mais il l’a.

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Noël n’a pas été la dénonciation de l’injustice sociale, de la pauvreté; il a été une annonce de joie. Tout le reste n'est que des conséquences que nous tirons.

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Dieu est devenu un enfant totalement dépendant des soins d'un papa et d'une maman. C'est pour cela que Noël nous donne tant de joie. Nous ne nous sentons plus seuls, Dieu est descendu pour rester avec nous. Jésus s'est fait l'un de nous et pour nous il a souffert sur la croix la fin la plus cruelle, celle d'un criminel.

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J'ai peur quand les chrétiens perdent l'espérance et la capacité d'embrasser et de caresser. C'est pour cela, peut-être, qu'en regardant le futur, je parle souvent des enfants et des personnes âgées, c'est-à-dire des plus fragiles.

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Noël nous parle de la tendresse et de l’espoir. En venant à notre rencontre, Dieu nous dit deux choses. La première est : ayez de l’espoir. Dieu ouvre toujours les portes et ne les referme jamais. Et la deuxième : n’ayez pas peur de la tendresse.

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“Si Dieu, au moyen de Jésus, s’est impliqué avec l’homme au point de devenir l’un de nous, cela veut dire que quoi que nous fassions à un frère ou à une sœur, c’est à Lui que nous l’aurons fait”.

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“Si dans Noël, Dieu se révèle non pas comme quelqu’un qui est en haut et qui domine l’univers, mais comme Celui qui s’abaisse, qui descend sur terre petit et pauvre, cela signifie que pour être semblables à Lui, nous ne devons pas nous placer au-dessus des autres, mais au contraire nous abaisser, nous mettre au service, nous faire petits avec les petits et pauvres avec les pauvres”.

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“Le Noël de Jésus est la manifestation de Dieu qui s’est ‘rangé’ une fois pour toutes du côté de l’homme, pour nous sauver, pour nous relever de la poussière de nos pauvretés, de nos difficultés, de nos péchés”.

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“Marie ne savait pas comment elle pouvait devenir mère, mais elle s’en est remise totalement au mystère qui allait s’accomplir, et elle est devenue la femme de l’attente et de l’espérance”.

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“Marie instaure un lien de parenté avec Jésus avant même de lui donner le jour : elle devient disciple et mère de son Fils au moment où elle accueille les paroles de l’Ange et dit : ‘Je suis la servante du Seigneur ; qu’il m’advienne selon ta parole !’ (Lc 1, 38) ”.

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“Les saints nous communiquent un message. Ils nous disent : ayez confiance dans le Seigneur, car le Seigneur ne déçoit pas! Ils nous encouragent à ne pas avoir peur d’aller à contre-courant ou d’être incompris et tournés en dérision quand on parle de Lui et de l’Évangile ; ils nous démontrent à travers leur vie que celui qui reste fidèle à Dieu et à sa Parole fait déjà sur terre l’expérience du réconfort de son amour et ensuite du centuple pour l’éternité”.

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“Le Royaume des cieux est pour ceux qui ne placent pas leur sécurité dans les choses, mais dans l’amour de Dieu; pour ceux qui ont un cœur simple, humble, qui ne pensent pas être justes et qui ne jugent pas les autres, pour ceux qui savent souffrir avec qui souffre et se réjouir avec qui se réjouit, qui ne sont pas violents mais miséricordieux et cherchent à être des artisans de réconciliation et de paix”.

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“Etre saints n’est pas le privilège d’un petit nombre, comme si quelqu’un avait reçu un gros héritage; nous tous, dans le baptême, avons l’héritage de pouvoir devenir saints. La sainteté est une vocation pour tous. Nous sommes donc tous appelés à marcher sur la voie de la sainteté, et cette voie a un nom, un visage : le visage de Jésus Christ”.

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“Les saints ne sont pas des surhommes, et ils ne sont pas nés parfaits. Ils sont des personnes qui avant d’atteindre la gloire du ciel ont vécu une vie normale, avec des joies et des douleurs, des peines et des espérances. Quand ils ont connu l’amour de Dieu, ils l’ont suivi de tout leur cœur, sans conditions ni hypocrisie”.

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“Saint Paul a conservé la foi, car, comme il l’a reçue, il l’a donnée, en allant dans les périphéries, sans se retrancher dans des positions défensives”.

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“Saint Paul s’est fermement opposé à ceux qui voulaient conserver, fossiliser le message du Christ dans les limites de la Palestine. C’est pourquoi il a fait des choix courageux, il s’est rendu dans des territoires hostiles, il s’est laissé provoquer par ceux qui sont loin, par diverses cultures, il a parlé franchement, sans peur”.

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“L’apôtre Paul, au déclin de sa vie, fait un bilan fondamental, et dit : "J’ai gardé la foi" (2 Tm 4, 7). Mais comment l’a-t-il gardée ? Pas dans un coffre-fort ! Il ne l’a pas enfouie dans la terre, comme ce serviteur un peu paresseux. Saint Paul compare sa vie à un combat et à une course. Il a gardé la foi parce qu’il ne s’est pas contenté de la défendre, mais il l’a annoncée, diffusée, il l’a portée loin”.

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“L’amour de l’évêque : aimez les pauvres, ceux qui sont sans défense et qui ont besoin d’accueil et d’aide. Exhortez les fidèles à coopérer à l’engagement apostolique et écoutez-les volontiers”.

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“L’amour de l’évêque : aimez, aimez avec un amour de père et de frère tous ceux que Dieu vous confie. Avant tout, aimez les prêtres et les diacres. Ils sont vos collaborateurs, ils sont pour vous les plus proches d’entre les proches. Ne faites jamais attendre un prêtre ; il demande un rendez-vous ? Répondez immédiatement ! Soyez proches d’eux”.

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“Si nous pouvons comprendre que tout est don de Dieu, quel bonheur dans notre cœur ! Dire merci est si facile, et pourtant si difficile ! Merci est un des mots-clés de la vie en commun. ‘Vous permettez’, ‘excusez-moi’, ‘merci’. Souvent nous tenons tout pour acquis ! Et cela arrive aussi avec Dieu. C’est facile d’aller chez le Seigneur demander quelque chose, mais aller le remercier : ‘Bah, je n’y pense pas’”.

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“Je pense aux dix lépreux de l’Évangile guéris par Jésus. C’est impressionnant, cependant, de voir qu’un seul revient sur ses pas pour louer Dieu, haut et fort, et le remercier. Jésus lui-même le remarque Savoir remercier, savoir louer pour ce que le Seigneur fait pour nous”.

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“Et je me demande : suis-je un chrétien “par à-coups”, ou suis-je un chrétien toujours ? La culture du provisoire, du relatif pénètre aussi dans la vie de la foi. Dieu nous demande de lui être fidèles, chaque jour, dans les actions quotidiennes. Ne jamais aller sur la route du provisoire. Cela nous tue. La foi est fidélité définitive, comme celle de Marie”.

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“Aujourd’hui demandons-nous tous si nous avons peur de ce que Dieu pourrait me demander ou de ce qu’il me demande. Est-ce que je me laisse surprendre par Dieu ou est-ce que je m’enferme dans mes sécurités matérielles, sécurités intellectuelles, sécurités idéologiques, sécurités de mes projets ? Est-ce que je laisse vraiment Dieu entrer dans ma vie ? Comment est-ce que je lui réponds?”.

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“Dieu nous surprend toujours, il rompt nos schémas, bouleverse nos projets, et nous dit : fais-moi confiance, n’aie pas peur, laisse-toi surprendre, sors de toi-même et suis-moi!”.

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“Dieu nous surprend ; c'est vraiment dans la pauvreté, dans la faiblesse, dans l’humilité qu’il se manifeste et nous donne son amour qui nous sauve, nous guérit et nous donne force. Il demande seulement que nous suivions sa parole et que nous ayons confiance en Lui”.

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“Saint François témoigne du respect pour tout, il témoigne que l’homme est appelé à garder l’homme, que l’homme soit au centre de la création, à la place où Dieu – le Créateur – l’a voulu. Non pas un instrument des idoles que nous créons . L’harmonie et la paix ! François a été homme d’harmonie, homme de paix”.

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“La paix franciscaine n’est pas un sentiment doucereux. Elle n’est pas non plus une espèce d’harmonie panthéiste avec les énergies du cosmos… La paix de saint François est celle du Christ, et la trouve celui qui ‘prend sur soi’ son ‘joug’, c’est-à-dire son commandement: Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés (cf. Jn 13, 34 ; 15, 12)”.

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“Le Crucifié ne nous parle ni de défaite, ni d’échec ; paradoxalement, il nous parle d’une mort qui est vie, qui enfante la vie, parce qu’elle nous parle d’amour, parce que c’est l’Amour de Dieu incarné, et l’Amour ne meurt pas, au contraire, il triomphe du mal et de la mort”.

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“Le catéchiste est un homme de la mémoire de Dieu s’il est un homme de patience, de persévérance, qui sait affronter les difficultés, les épreuves, les échecs, avec sérénité et espérance dans le Seigneur; s’il est un homme doux, capable de compréhension et de miséricorde”.

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“Le catéchiste est un homme de la mémoire de Dieu s’il a une relation constante et vitale avec Lui et avec son prochain; s’il est un homme de foi, qui a vraiment confiance en Dieu et met en Lui sa sécurité; s’il est un homme de charité, d’amour, qui considère chacun comme son frère”.

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“Quelle route parcourir pour ne pas être des personnes ‘bien tranquilles’, qui mettent leur sécurité en elles-mêmes et dans les choses, mais des hommes et des femmes de la mémoire de Dieu? Tendre à la justice, à la piété, à la foi, à la charité, à la patience, à la douceur (cf. 1 Tm 6, 11)”.

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“Le Catéchisme lui-même, qu’est-ce que c'est sinon la mémoire de Dieu, mémoire de son action dans l’histoire, du fait qu’il s’est fait proche de nous dans le Christ, présent dans sa Parole, dans les Sacrements, dans son Église, dans son amour?”.

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“Je me demande: qui est le catéchiste? C’est celui qui garde et alimente la mémoire de Dieu, la garde en lui-même et sait l’éveiller chez les autres... non pas pour se faire voir, non pas pour parler de lui-même, mais pour parler de Dieu, de son amour, de sa fidélité. Dire et transmettre tout ce que Dieu a révélé, c'est-à-dire la doctrine dans sa totalité, sans retrancher ni ajouter”.

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“Celui qui court derrière le néant devient lui-même nullité – comme le dit un autre grand prophète, Jérémie (cf. Jr 2, 5). Nous sommes faits à l’image et à la ressemblance de Dieu, non pas à l’image et à la ressemblance des choses, des idoles!”.

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“‘Malheur à ceux qui vivent bien tranquilles en Sion’ disait le prophète. Si la mémoire de Dieu fait défaut, tout s’aplatit, tout va sur le moi, sur mon bien-être. La vie, le monde, les autres, perdent leur consistance, ils ne comptent pour rien, tout se réduit à une seule dimension: l’avoir. Si nous perdons la mémoire de Dieu, nous aussi nous perdons de notre consistance”.

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“Regarde la douleur de ton frère, et n’ajoute pas une autre douleur, arrête ta main, reconstruis l’harmonie qui s’est brisée ; et cela non par le conflit, mais par la rencontre ! La guerre marque toujours l’échec de la paix, elle est toujours une défaite pour l’humanité”.

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“Comme je voudrais que tous les hommes regardent la Croix ! On peut y lire la réponse de Dieu : là, à la violence on ne répond pas par la violence, à la mort, on ne répond pas par le langage de la mort. Dans le silence de la Croix, se tait le bruit des armes et parle le langage de la réconciliation, du pardon, du dialogue, de la paix”.

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“Être une personne humaine signifie être gardiens les uns des autres! Et au contraire, quand se rompt l’harmonie, suit une métamorphose : le frère à garder et à aimer devient l’adversaire à combattre, à supprimer. Que de violence naît à ce moment, que de conflits, que de guerres ont marqué notre histoire!”.

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“C’est exactement ce que veut nous faire comprendre le passage de la Genèse qui raconte le péché de l’être humain : l’homme entre en conflit avec lui-même, s’aperçoit qu’il est nu et se cache parce qu’il a peur du regard de Dieu ; il accuse la femme, celle qui est chair de sa chair; il rompt l’harmonie avec le créé, arrive à lever la main contre le frère pour le tuer”.

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“Quand l’homme pense seulement à lui-même, à ses propres intérêts et se place au centre, quand il se laisse séduire par les idoles de la domination et du pouvoir, quand il se met à la place de Dieu, alors il abîme toutes les relations, il ruine tout ; et il ouvre la porte à la violence, à l’indifférence, au conflit”.

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“Le créé conserve sa beauté qui nous remplit d’émerveillement, reste une œuvre bonne. Mais il y a aussi la violence, la division, le conflit, la guerre. Cela arrive quand l’homme, sommet de la création, abandonne le regard sur l’horizon de la beauté et de la bonté et se renferme dans son égoïsme”.

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“Le monde de Dieu est un monde dans lequel chacun se sent responsable de l’autre, du bien de l’autre”.

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“L’inquiétude de l’amour pousse toujours à aller à la rencontre de l’autre, sans attendre que l’autre manifeste son besoin. L’inquiétude de l’amour nous offre le don de la fécondité pastorale, et nous devons nous demander, chacun de nous : comment se porte ma fécondité spirituelle, ma fécondité pastorale?”

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“Croyons-nous à l’amour envers Dieu et envers les autres ? Nous laissons-nous inquiéter par leurs nécessités ou bien restons-nous enfermés en nous-mêmes, dans nos communautés, qui sont souvent pour nous une ‘communauté-confort’? On peut parfois vivre dans un immeuble sans connaître celui qui vit à côté de nous, ou bien on peut vivre en communauté, sans vraiment connaître son propre confrère”.

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“Voilà alors l’inquiétude de l’amour, chercher toujours, sans répit, le bien de l’autre, de la personne aimée, avec cette intensité qui porte aussi aux larmes”.

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“Nous pouvons nous demander, suis-je inquiet pour Dieu, pour l’annoncer, pour le faire connaître ? Ou est-ce que je me laisse séduire par cette mondanité spirituelle qui pousse à faire tout par amour de soi-même ?”.

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“Le trésor d’Augustin est justement cette attitude: sortir toujours vers Dieu, sortir toujours vers le troupeau… C’est un homme en tension, entre ces deux sorties ; ne pas ‘privatiser’ l’amour… toujours en chemin!”.

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“Augustin se laisse inquiéter par Dieu, il ne se lasse pas de l’annoncer, d’évangéliser avec courage, sans crainte, il cherche à être l’image de Jésus Bon Pasteur qui connaît ses brebis (cf. Jn 10, 14), plus encore, comme j’aime à le répéter, qui ‘a l’odeur de son troupeau’, et sort pour chercher celles qui se sont égarées”.

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“L’inquiétude de la recherche de la vérité, de la recherche de Dieu, devient l’inquiétude de le connaître toujours plus et de sortir de soi pour le faire connaître aux autres. C’est précisément l’inquiétude de l’amour”.

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“Je voudrais dire à ceux qui se sentent indifférents à l’égard de Dieu: ton cœur a-t-il conservé l’inquiétude de la recherche ou l’as-tu laissé s’étouffer par les choses, qui finissent par l’atrophier? Dieu t’attend, il te cherche, que lui réponds-tu? Te rends-tu compte de cette situation de ton âme? Ou bien dors-tu? Crois-tu que Dieu t’attend ou bien pour toi cette vérité ne représente-t-elle que des mots?”

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“Où il y a la croix, pour nous chrétiens, il y a l’espérance, toujours. S’il n’y a pas l’espérance, nous ne sommes pas chrétiens. C’est pourquoi j’aime dire : ne vous laissez pas voler l’espérance. Qu’on ne nous vole pas l’espérance, parce que cette force est une grâce, un don de Dieu qui nous porte en avant, en regardant le ciel”.

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“La honte nous conduit à l’humilité qui nous fait prendre conscience chaque jour que ce n’est pas nous qui construisons le Royaume de Dieu, mais que c’est toujours la grâce du Seigneur qui agit en nous comme des vases d’argile, fragiles, inadéquats, insuffisants, mais dans lesquels se trouve un immense trésor que nous portons et que nous communiquons”.

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“Demander la grâce de la honte; la honte qui vient du dialogue constant de miséricorde avec Lui; la honte qui nous fait rougir devant Jésus Christ; la honte qui nous met en harmonie avec le cœur du Christ qui s’est fait péché pour moi; la honte qui met notre cœur en harmonie dans les larmes et qui nous accompagne dans la sequela quotidienne de ‘mon Seigneur’”.

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“L’invitation que fait Jésus est de ne jamais rougir de Lui, mais de le suivre toujours avec un dévouement total, en se confiant et en se fiant à Lui”.

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“Je cherche Jésus, je sers Jésus parce que lui m’a cherché en premier, parce que j’ai été conquis par Lui : et c’est là le cœur de notre expérience. Mais lui est premier, toujours”.

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“Aller vers les nombreuses périphéries exige de la créativité, mais toujours en communauté, dans l’Église, avec cette appartenance qui nous donne le courage d’aller de l’avant. Servir le Christ, c’est aimer cette Église concrète et la servir avec générosité et dans un esprit d’obéissance”.

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“Être des hommes enracinés et fondés dans l’Église : c’est ainsi que nous veut Jésus. Il ne peut pas y avoir de chemins parallèles ou isolés. Oui, des chemins de recherche, des chemins créatifs, oui, cela est important : aller vers les nombreuses périphéries”.

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“À la place centrale du Christ correspond aussi la place centrale de l’Église: ce sont deux feux que l’on ne peut séparer: je ne peux pas suivre le Christ sinon dans l’Eglise et avec l’Eglise”.

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“Pour nous, pour nous tous, cette question n’est pas évidente: le Christ est-il le centre de ma vie? Est-ce que je place vraiment le Christ au centre de ma vie? Parce qu’il y a toujours la tentation de penser que c’est nous qui sommes au centre”.

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“La prière est le souffle de la foi : dans une relation de confiance, dans une relation d’amour, ne peut manquer le dialogue, et la prière est le dialogue de l’âme avec Dieu”.

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“Le malin est fourbe, et nous fait croire qu’avec notre justice humaine nous pouvons nous sauver et sauver le monde. En réalité, seule la justice de Dieu peut nous sauver! Et la justice de Dieu s’est révélée dans la Croix: la Croix est le jugement de Dieu sur nous tous et sur ce monde”.

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“Si dans notre cœur, il n’y a pas la miséricorde, la joie du pardon, nous ne sommes pas en communion avec Dieu, même si nous observons tous les préceptes, car c’est l’amour qui sauve, pas la seule pratique des préceptes”.

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“Dieu ne nous oublie pas, le Père ne nous abandonne jamais. C’est un père patient, il nous attend toujours! Il respecte notre liberté, mais il reste toujours fidèle. Et lorsque nous retournons à Lui, il nous accueille comme ses enfants, dans sa maison, car il ne cesse jamais, même pour un instant, de nous attendre, avec amour”.

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“Marchons ensemble sur le chemin de la Croix, marchons en portant dans le cœur cette parole d’amour et de pardon. Marchons en attendant la Résurrection de Jésus qui nous aime tant. Il est tout amour”.

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“La parole de la Croix est aussi la réponse des chrétiens au mal qui continue à agir en nous et autour de nous. Les chrétiens doivent répondre au mal par le bien, en prenant sur eux la croix, comme Jésus”.

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“La Croix du Christ est une Parole qui est amour, miséricorde, pardon. Elle est aussi jugement : Dieu nous juge en nous aimant. Si j’accueille son amour je suis sauvé, si je le refuse je suis condamné, non par lui, mais par moi-même, parce que Dieu ne condamne pas, lui ne fait qu’aimer et sauver”.

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“La Croix de Jésus est la Parole par laquelle Dieu a répondu au mal du monde. Parfois il nous semble que Dieu ne répond pas au mal, qu’il demeure silencieux. En réalité Dieu a parlé, a répondu, et sa réponse est la Croix du Christ”.

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“Lutter contre la pauvreté soit matérielle, soit spirituelle ; édifier la paix et construire des ponts. Ce sont comme les points de référence d’un chemin auquel je désire inviter à prendre part chacun des pays que vous représentez”.

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“On ne peut pas construire des ponts entre les hommes en oubliant Dieu. Mais le contraire vaut aussi : on ne peut vivre des liens véritables avec Dieu en ignorant les autres”.

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“La paix ne peut pas être véritable si chacun est la mesure de lui-même, si chacun peut revendiquer toujours et seulement son droit personnel, sans avoir le souci en même temps du bien des autres, de tous, à partir de la nature qui unit chaque être humain sur cette terre”.

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“Nous nous sentons proches de tous ces hommes et ces femmes qui sont à la recherche de la vérité, de la bonté et de la beauté de Dieu, engagés pour la défense de la dignité de l’homme, dans la construction d’une vie en commun pacifique entre les peuples et dans la sauvegarde soigneuse de la création”.

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“Nous savons combien la tentative d’éliminer Dieu et le divin de l’horizon de l’humanité a produit de violence dans l’histoire récente, et nous percevons la valeur de témoigner dans nos sociétés de l’ouverture originaire à la transcendance inscrite dans le cœur de l’homme”.

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“Nous devons maintenir vive dans le monde la soif d’absolu, ne permettant pas que prévale une vision unidimensionnelle de la personne humaine, selon laquelle l’homme se réduit à ce qu’il produit et à ce qu’il consomme: c’est là l’un des pièges les plus dangereux de notre temps”.

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“Nous pouvons faire beaucoup pour le bien de celui qui est pauvre, de celui qui est faible et de celui qui souffre, pour favoriser la justice, pour promouvoir la réconciliation, pour construire la paix”.

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“Demandons au Père miséricordieux de vivre en plénitude cette foi que nous avons reçue en don le jour de notre baptême, et de pouvoir en donner le libre, joyeux et courageux témoignage”.

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“L’Église, tout en étant certainement aussi une institution humaine, historique, avec tout ce que cela comporte, n’a pas une nature politique, mais essentiellement spirituelle : elle est le Peuple de Dieu, le saint Peuple de Dieu, qui marche vers la rencontre avec Jésus Christ”.

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“La vérité chrétienne est attirante et persuasive parce qu’elle répond au besoin profond de l’existence humaine, annonçant de manière convaincante que le Christ est l’unique Sauveur de tout l’homme et de tous les hommes”.

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“Ne cédons pas au pessimisme et au découragement: nous avons la ferme certitude que l’Esprit Saint donne à l’Église, par son souffle puissant, le courage de persévérer et aussi de chercher de nouvelles méthodes d’évangélisation, pour porter l’Évangile jusqu’aux extrémités de la terre”.

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“Il y a une guerre profonde que nous devons combattre, tous! C’est la décision forte et courageuse de renoncer au mal et à ses séductions et de choisir le bien, prêts à payer de notre personne : voilà ce que signifie suivre le Christ, précisément prendre sa croix!”.

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“Le disciple de Jésus renonce à tous les biens parce qu’il a trouvé en Lui le Bien plus grand, dans lequel tout autre bien reçoit sa valeur et sa signification plénières. Le chrétien se détache de tout et retrouve tout, dans la logique de l’Évangile, la logique de l’amour et du service”.

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“Jésus ne veut tromper personne. Suivre Jésus ne signifie pas participer à un cortège triomphal! L’œuvre de Jésus est précisément une œuvre de miséricorde, de pardon, d’amour qui passe par la croix. Jésus ne veut pas accomplir cette œuvre tout seul: il veut nous faire participer nous aussi à la mission que le Père lui a confiée”.

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“Certes, la porte de Jésus est une porte étroite, parce qu’Il nous demande de Lui ouvrir notre cœur, de nous reconnaître comme pécheurs, ayant besoin de son salut. Dans l’Évangile, Jésus nous dit qu’être chrétien ne signifie pas porter une ‘étiquette’! Chrétiens de vérité, de cœur. C’est par la porte étroite qu’est le Christ, que doit passer toute notre vie”.

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“Et voici que Jésus répond à la question en disant: ‘Luttez pour entrer par la porte étroite, car beaucoup chercheront à entrer et ne pourront pas’ (Lc 13, 24). Qu’est-ce que veut dire Jésus? Quelle est la porte par laquelle nous devons entrer? Et pourquoi Jésus parle-t-il d’une porte étroite?”.

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“Le long du chemin, quelqu’un – raconte l’évangéliste Luc – s’approche de lui et lui demande : ‘Seigneur, est-ce le petit nombre qui sera sauvé ?’ (13, 23). Jésus ne répond pas directement à la question: il n’est pas important de savoir combien seront sauvés, mais bien plus de savoir quel est le chemin du salut”.

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Suivre Jésus implique de renoncer au mal, à l'égoïsme, et de choisir le bien, la vérité, la justice, y compris quand cela demande sacrifice et renoncement à ses propres intérêts. Et ceci divise… Il pose le critère… Voici en quel sens Jésus est ‘signe de contradiction’ (Lc 2, 34).

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Jésus dit : je suis venu apporter la division ; non pas que Jésus veuille diviser les hommes entre eux, au contraire: Jésus est notre paix, il est notre réconciliation! Mais cette paix n'est pas la paix des tombeaux, elle n'est pas neutralité, Jésus n'apporte pas la neutralité, cette paix n'est pas un compromis à tout prix.

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La foi implique de choisir Dieu comme critère-base de la vie, et Dieu n'est pas vide, Dieu n'est pas neutre, Dieu est toujours positif, Dieu est amour, et l'amour est toujours positif!.

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La foi n'est pas une chose décorative, ornementale; vivre la foi n'est pas décorer la vie avec un peu de religion, comme on décore un gâteau avec de la crème.

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“Marie, après avoir reçu la grâce d’être la Mère du Verbe incarné, n’a pas gardé pour elle ce don. Voilà notre modèle. Celle qui a reçu le don le plus précieux de la part de Dieu, comme premier geste de réponse va servir et porter Jésus”.

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“Chez un chrétien, les œuvres de service et de charité ne doivent jamais être détachées de la source principale de chacune de nos actions : c’est-à-dire l’écoute de la Parole du Seigneur, être — comme Marie — aux pieds de Jésus, dans l’attitude du disciple”.

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“C’est de la contemplation que naît en nous la capacité de vivre et d’apporter aux autres l’amour de Dieu. Et notre travail de charité dans les œuvres de miséricorde, nous conduit lui aussi au Seigneur, parce que nous voyons précisément le Seigneur chez notre frère et notre sœur dans le besoin”.

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“Dieu veut toujours la miséricorde et non la condamnation de tous. Il veut la miséricorde du cœur, car Lui est miséricordieux et sait bien comprendre nos misères, nos difficultés et nos péchés. Le samaritain fait justement cela : il imite précisément la miséricorde de Dieu, la miséricorde envers celui qui a besoin”.

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“Jésus ne veut pas agir tout seul, il est venu pour apporter au monde l'amour de Dieu et il veut le répandre avec le style de la communion, avec le style de la fraternité. C'est pour cela qu'il forme immédiatement une communauté de disciples, qui est une communauté missionnaire. Il les entraîne tout de suite à la mission, à partir!”.

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“On n'a pas de temps à perdre en bavardages, il ne faut pas attendre le consentement de tous, il faut partir annoncer. On apporte à tous la paix du Christ et s'ils ne l'accueillent pas, on va plus loin, c'est égal”.

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“Nous ne devons pas nous vanter comme si nous étions nous les protagonistes: il n'y a qu'un seul protagoniste, c'est le Seigneur, et une protagoniste, la grâce du Seigneur. Lui, il est le seul protagoniste! Et notre joie c'est seulement d'être ses disciples, d'être ses amis”.

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“Jérusalem est le but final où Jésus doit mener à son accomplissement sa mission de salut. Jésus va droit au but, et aux personnes qu’il rencontre, et qui lui demandent de le suivre, il dit aussi clairement quelles sont les conditions : ne pas avoir de demeure stable ; savoir se détacher des liens d’affection humains ; ne pas céder à la nostalgie du passé”.

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“Jésus dit à ses disciples chargés de le précéder sur la route de Jérusalem, pour annoncer son passage, de ne rien imposer: s’ils ne trouvent pas la disponibilité pour l’accueillir, qu’ils poursuivent leur chemin, qu’ils avancent”.

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“Jésus nous veut, nous, chrétiens, libres comme lui. Jésus ne veut pas des chrétiens égoïstes, qui suivent leur propre moi ; ni des chrétiens faibles, des chrétiens qui n’ont pas de volonté, des chrétiens ‘télécommandés’, incapables de créativité, qui cherchent toujours à être en liaison avec la volonté d’un autre. Si un chrétien ne sait pas parler avec Dieu, ne sait pas entendre Dieu dans sa conscience, il n’est pas libre”.

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“Nous devons apprendre à écouter davantage notre conscience. Mais attention ! Cela ne signifie pas suivre mon propre moi, faire ce qui m’intéresse, ce qui me convient, ou qui me plaît… Ce n’est pas cela !”.

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“La conscience est l’espace intérieur de l’écoute de la vérité, du bien, de l’écoute de Dieu. C’est le lieu intérieur de ma relation avec Lui, qui parle à mon cœur, et m’aide à discerner, à comprendre la route que je dois parcourir, et une fois la décision prise, à avancer, à rester fidèle”.

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“Reconnaissons que Dieu n’est pas quelque chose de vague, notre Dieu n’est pas un Dieu ‘aérosol’, il est concret, ce n’est pas une personne abstraite, mais il a un nom : ‘Dieu est amour’. Ce n’est pas un amour sentimental, émotif, mais l’amour du Père qui est à l’origine de toute vie, l’amour du Fils qui meurt sur la croix et ressuscite, l’amour de l’Esprit qui renouvelle l’homme et le monde”.

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“La Très Sainte Trinité n’est pas le produit de raisonnements humains ; elle est le visage par lequel Dieu lui-même s’est révélé, non pas du haut d’une chaire, mais en marchant avec l’humanité”.

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“Quand une personne connaît vraiment Jésus Christ et croit en Lui, elle fait l’expérience de sa présence dans sa vie et de la force de sa Résurrection, et elle ne peut faire autrement que de transmettre cette expérience. Et si cette personne se heurte à des incompréhensions ou des adversités, elle se comporte comme Jésus pendant sa Passion : elle répond avec l’amour et avec la force de la vérité”.

***
“L’Esprit du Christ Ressuscité chasse la peur du cœur des apôtres et les pousse à sortir du Cénacle pour apporter l’Évangile. Nous aussi, nous ne devons pas avoir peur d’être chrétiens et de vivre en chrétiens! Nous devons avoir ce courage d’aller et d’annoncer le Christ Ressuscité ”.

***
“Le Christ a vaincu le mal de manière totale et définitive, mais c’est à nous qu’il revient, aux hommes de chaque époque, d’accueillir cette victoire dans notre vie et dans la réalité concrète de l’histoire et de la société”.

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“Tout passe à travers le cœur humain : si je me laisse atteindre par la grâce du Christ ressuscité, si je lui permets de changer cet aspect qui n’est pas bon en moi, qui peut me faire du mal, ainsi qu’aux autres, je permets à la victoire du Christ de s’affirmer dans ma vie, d’étendre son action bénéfique”.

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“Dieu ne se fatigue jamais de nous pardonner, mais nous, parfois, nous nous fatiguons de demander pardon. Lui est le Père plein d’amour qui toujours pardonne, qui a ce cœur de miséricorde pour nous tous”.

***
“Père, nous te demandons pardon pour celui qui s’est accommodé et s’est enfermé dans son propre bien-être qui porte à l’anesthésie du cœur”.

***
“Nous sommes une société qui a oublié l’expérience des pleurs, du ‘souffrir avec’ : la mondialisation de l’indifférence nous a ôté la capacité de pleurer!”.

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“La mondialisation de l’indifférence nous rend tous 'innommés', responsables sans nom et sans visage”.

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“La culture du bien-être, qui nous amène à penser à nous-mêmes, nous rend insensibles aux cris des autres, nous fait vivre dans des bulles de savon, qui sont belles, mais ne sont rien ; elles sont l’illusion du futile, du provisoire, illusion qui porte à l’indifférence envers les autres, et même à la mondialisation de l’indifférence”.

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“Le rêve d’être puissant, d’être grand comme Dieu, ou plutôt d’être Dieu, génère une chaîne d’erreurs, qui est une chaîne de mort, porte à verser le sang du frère!”.

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“La diffusion de l’Evangile n’est assurée ni par le nombre de personnes, ni par le prestige de l’institution, ni par la quantité des ressources disponibles. Ce qui compte, c’est d’être imprégné de l’amour du Christ, et greffer sa propre vie sur la Croix du Seigneur”.
 
***
“Et plus la mission vous appelle à aller vers les périphéries existentielles, plus votre cœur doit être uni à celui du Christ, plein de miséricorde et d’amour. Là se trouve le secret de la fécondité pastorale, de la fécondité d’un disciple du Seigneur!”.

***
“Le risque de l’activisme, d’une trop grande confiance dans les structures, est toujours un piège. Si nous regardons Jésus, nous voyons qu’à la veille de chaque décision ou évènement important, il se recueillait dans une prière intense et prolongée”.

***
“Sans un rapport constant avec Dieu la mission devient un métier”.

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“La mission est grâce. Et si l’apôtre est le fruit de la prière, il trouvera en elle la lumière et la force de son action. Notre mission, en effet, n’est plus féconde, ou plutôt s’éteint, au moment même où est interrompue la relation avec la source, avec le Seigneur”.

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“Les ouvriers pour la moisson ne sont pas choisis par campagne publicitaire ou appel au service de la générosité, mais ils sont ‘choisis’ et ‘envoyés’ par Dieu. C’est Lui qui choisit, c’est Lui qui envoie, c’est Lui qui donne la mission”.

***
“C’est la Croix, toujours la Croix avec le Christ qui assure la fécondité de notre mission. Et c’est de la Croix, acte suprême de miséricorde et d’amour, que l’on renaît comme ‘créature nouvelle’ (Ga 6, 15)”.

***
“La fécondité pastorale, la fécondité de l’annonce de l’Évangile n’est donnée ni par le succès, ni par l’insuccès évalués selon des critères humains, mais par la conformité avec la logique de la Croix de Jésus, qui est la logique du sortir de soi-même pour se donner, la logique de l’amour”.

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“Le mystère pascal est le cœur palpitant de la mission de l’Eglise ! Et si nous demeurons dans ce mystère, nous sommes à l’abri, aussi bien d’une vision mondaine et triomphaliste de la mission, que du découragement qui peut naître devant les épreuves et les échecs”.

***
“Et c’est parce qu’il s’est laissé configurer à la mort de Jésus que Paul a participé à sa résurrection, à sa victoire. À l’heure de l’obscurité, à l’heure de l’épreuve est déjà présente et agissante l’aube de la lumière et du salut”.

***
“Trouver le Seigneur qui nous console et aller consoler le Peuple de Dieu. Cela est la mission. Les gens aujourd’hui ont besoin que nous témoignions la miséricorde, la tendresse du Seigneur qui réchauffe le cœur, qui réveille l’espérance, qui attire vers le bien”.

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“D’où naît la mission ? La réponse est simple : elle naît d’un appel, l’appel du Seigneur ; et celui qui est appelé par Lui, l’est pour être envoyé”.

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“Unis dans la différence: il n’y a pas d’autre manière catholique de s’unir. C’est cela l’esprit catholique, l’esprit chrétien: s’unir dans la différence. Voilà la route de Jésus!”.

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“Quand nous laissons prévaloir nos pensées, nos sentiments, la logique du pouvoir humain, et que nous ne nous laissons pas instruire et guider par la foi, par Dieu, nous devenons pierre d’achoppement”.

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“Le résultat de la prétention de bâtir la cité de l’homme sans Dieu, est qu’au Dieu vivant, on substitue des idoles humaines et passagères, qui offrent l’ivresse d’un moment de liberté, mais qui à la fin sont porteuses de nouveaux esclavages et de mort”.

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“L’illusion constante est de penser que le refus de Dieu, du message du Christ, de l’Évangile de la vie conduit à la liberté, à la pleine réalisation de l’homme”.

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“L’illusion constante est de vouloir construire la cité de l’homme sans Dieu, sans la vie et l’amour de Dieu : une nouvelle Tour de Babel”.

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“Souvent l’homme se laisse guider par des idéologies et des logiques qui mettent des obstacles à la vie, qui ne la respectent pas, parce qu’elles sont dictées par l’égoïsme, par l’intérêt, par le profit, par le pouvoir, par le plaisir”.

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“L’égoïsme porte au mensonge, par lequel on cherche à tromper soi-même et le prochain. Mais Dieu, on ne peut le tromper”.

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“Quand l’homme veut s’affirmer soi-même, s’enfermant dans son égoïsme et se mettant à la place de Dieu, il finit par semer la mort”.

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“Jésus nous rappelle que le suivre signifie sortir de nous-mêmes et faire de notre vie non pas notre possession, mais un don à Lui et aux autres”.

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“Même l’amour le plus grand, quand il n’est pas sans cesse nourri, s’affaiblit et s’éteint”.

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“Nous chrétiens nous ne sommes pas choisis par le Seigneur pour de petites bricoles, allez toujours au-delà, vers les grandes choses. Jeunes, jouez votre vie pour de grands idéaux! ”.

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“Ayons confiance dans l’action de Dieu ! Avec lui nous pouvons faire de grandes choses ; il nous fera sentir la joie d’être ses disciples, ses témoins. Misez sur les grands idéaux, sur les grandes choses”.

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“Si nous voulons aller sur la voie de la mondanité, en négociant avec le monde, nous n’aurons jamais la consolation du Seigneur. Et si nous recherchons seulement la consolation, ce sera une consolation superficielle, pas celle du Seigneur, ce sera une consolation humaine. L’Église avance toujours entre la Croix et la Résurrection, entre les persécutions et les consolations du Seigneur. Tel est le chemin : qui suit cette route ne se trompe pas”.

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“Ai-je pensé, moi, à cette idole cachée que j’ai dans ma vie et qui m’empêche d’adorer le Seigneur ? Adorer c’est se dépouiller de nos idoles même les plus cachées, et choisir le Seigneur comme le centre, comme la voie royale de notre vie”.

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“Adorer le Seigneur veut dire lui donner la place qu’il doit avoir ; adorer le Seigneur veut dire affirmer, croire, non pas simplement en paroles, que lui seul guide vraiment notre vie ; adorer le Seigneur veut dire que devant lui nous sommes convaincus qu’il est le seul Dieu, le Dieu de notre vie, le Dieu de notre histoire”.

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“L’incohérence entre ce que disent les fidèles et les pasteurs, et ce qu’ils font, entre leur parole et leur façon de vivre mine la crédibilité de l’Église”.

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“La patience de Dieu doit trouver en nous le courage de revenir à Lui, quelle que soit l’erreur, quel que soit le péché qui est dans notre vie”.

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“Dieu est patient avec nous car il nous aime, et qui aime comprend, espère, fait confiance, n’abandonne pas, ne coupe pas les ponts, sait pardonner. Souvenons-nous de cela dans notre vie de chrétiens : Dieu nous attend toujours, même quand nous nous sommes éloignés ! Lui n’est jamais loin, et si nous revenons à lui, il est prêt à nous embrasser”.

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“Demandons que le Seigneur nous rende participants de sa Résurrection : qu’il nous ouvre à sa nouveauté qui transforme, aux surprises de Dieu qui sont si belles ; qu’il fasse de nous des hommes et des femmes capables de faire mémoire de ce que lui accomplit dans notre histoire personnelle et dans celle du monde ; qu’il nous rende capables de le reconnaître comme le Vivant, vivant et agissant au milieu de nous”.

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“Faire mémoire de ce que Dieu a fait et fait pour moi, pour nous, faire mémoire du chemin parcouru ; et cela ouvre le cœur à l’espérance pour l’avenir. Apprenons à faire mémoire de ce que Dieu a fait dans notre vie”.

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“Si jusqu’à présent tu as été loin de Lui, fais un petit pas : il t’accueillera à bras ouverts. Si tu es indifférent, accepte de risquer : tu ne seras pas déçu. S’il te semble difficile de le suivre, n’aies pas peur, fais-lui confiance, sois sûr que Lui, il est proche de toi, il est avec toi et te donnera la paix que tu cherches et la force pour vivre comme Lui le veut”.

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“Ne nous fermons pas à la nouveauté que Dieu veut apporter dans notre vie ! Ne sommes-nous pas souvent fatigués, déçus, tristes, ne sentons-nous pas le poids de nos péchés, ne pensons-nous pas que nous n’y arriverons pas ? Ne nous replions pas sur nous-mêmes, ne perdons pas confiance, ne nous résignons jamais : il n’y a pas de situations que Dieu ne puisse changer, il n’y a aucun péché qu’il ne puisse pardonner si nous nous ouvrons à Lui”.

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Les choses du coeur n'ont pas d'explication. Elles arrivent, c'est tout.

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“De là provient précisément cette insatisfaction chez certains qui finissent par être tristes, des prêtres tristes, et convertis en collectionneurs d’antiquités ou de nouveautés au lieu d’être des pasteurs pénétrés de ‘l’odeur de leurs brebis’”.

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“Celui qui ne sort pas de lui-même, au lieu d’être un médiateur, se convertit peu à peu en intermédiaire, en gestionnaire. Nous connaissons tous la différence : l’intermédiaire et le gestionnaire ‘ont déjà reçu leur récompense’, et comme ils ne paient pas d’eux-mêmes, ni de leur cœur, ils ne reçoivent pas non plus un merci affectueux qui vient du cœur”.

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“Ce n’est pas précisément dans les auto-expériences ou les introspections répétées que nous rencontrons le Seigneur : les cours pour s’aider soi-même dans la vie peuvent être utiles. C’est ainsi que nous devons faire l’expérience de notre onction, son pouvoir et son efficacité rédemptrice : aux ‘périphéries’ où se trouve la souffrance, où le sang est versé, il y a un aveuglement qui désire voir, il y a des prisonniers de tant de mauvais patrons”.

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“L’huile précieuse qui oint la tête d’Aaron ne se contente pas de parfumer sa personne, mais se diffuse et atteint toutes les ‘périphéries’. Le Seigneur le dira clairement : son onction est pour les pauvres, pour les prisonniers, pour les malades, pour ceux qui sont tristes et seuls. L’onction, chers frères, n’est pas destinée à nous parfumer nous-mêmes, ni davantage pour que nous la conservions dans un vase, parce que l’huile deviendrait rance … et le cœur amer”.

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“Et vous n’avez pas honte de sa Croix ! Au contraire, vous l’embrassez, parce que vous avez compris que c’est dans le don de soi, dans le don de soi, dans le fait de sortir de soi-même, que se trouve la véritable joie et que par l’amour de Dieu, le Christ, Lui a vaincu le mal!”.

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“La croix du Christ embrassée avec amour ne porte pas à la tristesse, mais à la joie, à la joie d’être sauvés et de faire un tout petit peu ce qu’il a fait le jour de sa mort!”.

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“Ne vous laissez jamais prendre par le découragement! Notre joie n’est pas une joie qui naît du fait de posséder de nombreuses choses, mais elle naît du fait d’avoir rencontré une Personne: Jésus”.

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“Ne pas avoir peur de la grâce, ne pas avoir peur de sortir de nous-mêmes, ne pas avoir peur de sortir de nos communautés chrétiennes pour aller trouver les 99 brebis qui ne sont pas à la maison. Et aller dialoguer avec elles, et leur dire ce que nous pensons, aller montrer notre amour qui est l’amour de Dieu”.

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“Ne pas avoir peur, ne pas avoir peur. Ne pas avoir peur de l’amour, de l’amour de Dieu, notre Père. Ne pas avoir peur. Ne pas avoir peur de recevoir la grâce de Jésus Christ, ne pas avoir peur de notre liberté qui est donnée par la grâce de Jésus Christ ou, comme disait Paul: ‘Vous n’êtes plus sous la Loi, mais sous la grâce’”.

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“Et quand une communauté est fermée, toujours avec les mêmes personnes qui parlent, cette communauté n’est pas une communauté qui donne vie. C’est une communauté stérile, elle n’est pas féconde”.

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“Il est plus facile de rester à la maison, avec cette unique brebis! Cela est plus facile avec cette brebis, la peigner, la caresser... mais nous les prêtres, vous aussi chrétiens, nous tous: le Seigneur veut que nous soyons des pasteurs, pas des coiffeurs de brebis; des pasteurs!”.

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“Je ne comprends pas les communautés chrétiennes qui sont fermées, en paroisse. Je veux vous dire quelque chose. Dans l’Évangile se trouve un beau passage qui nous parle du pasteur qui, quand il revient à la bergerie, se rend compte qu’il manque une brebis, laisse les 99 autres et va la chercher, va en chercher une. Mais nous, frères et sœurs, nous en avons une: il nous manque les 99 autres! Nous devons sortir, nous devons allers vers elles! Dans cette culture - disons-nous la vérité - nous n’en avons qu’une, nous sommes une minorité ! Et nous, sentons-nous la ferveur, le zèle apostolique d’aller et de sortir, et de trouver les 99 autres?”.

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“Le chrétien doit être courageux et devant les problèmes, devant une crise sociale, religieuse, il doit avoir le courage d’aller de l’avant, aller de l’avant avec courage. Et quand on ne peut rien y faire, avec patience: en supportant. Supporter”.

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“C’est pourquoi j’aime utiliser l’expression aller vers les périphéries, les périphéries existentielles. Aller vers tous, vers tous ceux-là, de la pauvreté physique et réelle à la pauvreté intellectuelle, qui est elle aussi réelle. Aller là, vers toutes les périphéries, toutes les croisées des chemins: aller là. Et là, semer la semence de l’Évangile, à travers la parole et le témoignage”.

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“L’Évangile est comme la semence: tu la sèmes, tu la sèmes par ta parole et par ton témoignage. Puis, tu ne fais pas de calculs sur la façon dont les choses sont allées : c’est Dieu qui le fait. Lui fait croître cette semence, mais nous devons semer avec la certitude que c’est Lui qui donne l’eau, c’est Lui qui donne la croissance”.

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“Le prophète Ézéchiel disait : ‘J’ôterai de votre chair le cœur de pierre et je vous donnerai un cœur de chair’. Qu’est-ce que cela veut dire? Un cœur qui aime, un cœur qui souffre, un cœur qui se réjouit avec les autres, un cœur empli de tendresse pour ceux qui, portant en eux les blessures de la vie, se sentent aux périphéries de la société”.

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“La vraie révolution, celle qui transforme radicalement la vie, c’est Jésus Christ qui l’a accomplie à travers sa Résurrection: la Croix et la Résurrection. Si un chrétien n’est pas révolutionnaire, à notre époque, ce n’est pas un chrétien!”.

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“Il y a eu beaucoup de révolutionnaires dans l’histoire, beaucoup. Mais personne n’a eu la force de cette révolution que nous a apportée Jésus: une révolution pour transformer l’histoire, une révolution qui change en profondeur le cœur de l’homme”.

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“Un chrétien ne peut jamais être mécontent ou triste. Celui qui aime le Christ est une personne pleine de joie et qui répand la joie !”

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“À vous les jeunes, je dis : N’ayez pas peur d’aller à contre-courant, quand on veut nous voler l’espérance. Allez à contre-courant et ayez cette fierté d’aller précisément à contre-courant. En avant, soyez courageux et allez à contre-courant ! Et soyez fiers de le faire!”

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“Combien d’hommes droits préfèrent aller à contre-courant plutôt que de renier la voix de leur conscience, la voix de la vérité ! Des personnes droites, qui n’ont pas peur d’aller à contre-courant ! Et nous, nous ne devons pas avoir peur!”

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“Pour garder nous devons aussi avoir soin de nous-mêmes! Rappelons-nous que la haine, l’envie, l’orgueil souillent la vie! Garder veut dire alors veiller sur nos sentiments, sur notre cœur, parce que c’est de là que sortent les intentions bonnes et mauvaises : celles qui construisent et celles qui détruisent!”

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“Nous sommes gardiens de la création, du dessein de Dieu inscrit dans la nature, gardiens de l’autre, de l’environnement; ne permettons pas que des signes de destruction et de mort accompagnent la marche de notre monde!”

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“Joseph est ‘gardien’, parce qu’il sait écouter Dieu, il se laisse guider par sa volonté, et justement pour cela il est encore plus sensible aux personnes qui lui sont confiées, il sait lire avec réalisme les événements, il est attentif à ce qui l’entoure, et il sait prendre les décisions les plus sages”.

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“Retournons vers le Seigneur. Le Seigneur ne se fatigue jamais de pardonner : jamais ! C’est nous qui nous fatiguons de lui demander pardon. Et demandons la grâce de ne pas nous fatiguer de demander pardon, parce que lui ne se fatigue jamais de pardonner”.

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“Quand nous marchons sans la Croix, quand nous édifions sans la Croix et quand nous confessons un Christ sans Croix, nous ne sommes pas disciples du Seigneur : nous sommes mondains, nous sommes des Évêques, des Prêtres, des Cardinaux, des Papes, mais pas des disciples du Seigneur”.

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“Nous pouvons marcher comme nous voulons, nous pouvons édifier de nombreuses choses, mais si nous ne confessons pas Jésus Christ, cela ne va pas. Nous deviendrons une ONG humanitaire, mais non l’Église, Épouse du Seigneur”.

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“Marcher : notre vie est une marche et quand nous nous arrêtons, cela ne va plus”.

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“Chaque chrétien et chaque communauté est missionnaire dans la mesure où il porte et vit l’Évangile et témoigne de l’amour de Dieu envers tous, spécialement envers celui qui se trouve en difficulté”.

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“Ne pas se renfermer sur soi-même, sur ses problèmes, ses idées, ses intérêts, dans ce petit monde qui nous procure tant de mal, mais de sortir et d’aller à la rencontre de ceux qui ont besoin d’attention, de compréhension et d’aide, pour leur apporter la proximité chaleureuse de l’amour de Dieu, à travers des gestes concrets de délicatesse, d’affection sincère et d’amour”.

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“Les pauvres, les abandonnés, les malades, les marginalisés sont la chair du Christ”.

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"Demandons-nous si nous avons tendance à nous enfermer en nous-mêmes, dans notre groupe, ou si nous laissons l’Esprit nous ouvrir à la mission".





 

Site de la Communauté missionnaire Redemptor hominis