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Nouvelles d'Afrique


 


TÉMOIGNAGES SUR LE NOUVEL ÉVÊQUE DE MBALMAYO



 

Nous présentons quelques interventions et témoignages sur le nouvel Évêque de Mbalmayo, Mgr Joseph-Marie Ndi-Okalla.

Nous proposons tout d’abord les mots de Mgr Jean-Marc Aveline, Évêque Auxiliaire de Marseille et Consulteur du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, prononcés à l’occasion de la Première Messe de Mgr Ndi-Okalla à la Cathédrale de Mbalmayo, le lendemain de sa consécration, le 19 février dernier.

Il y a ensuite l’interview d’Olivier Morand, prêtre du diocèse d’Evry en France, présent lui aussi à Mbalmayo, à la cérémonie de consécration épiscopale.

Tous les deux ont connu Mgr Joseph-Marie Ndi-Okalla au temps du séminaire des Carmes à Paris (entre 1978 et 1984). Avec lui ils ont continué à cultiver leur amitié et à échanger leurs expériences et réflexions au fil des années.

Les quelques jours de leur séjour chez nous, dans notre Centre de Mbalmayo, nous ont offert la possibilité de partager avec eux les joies, les espoirs et les difficultés des Églises d’Afrique et d’Europe, ce qui nous a permis d’apprécier leur simplicité et leur capacité profonde de dialoguer avec l’Afrique.

 

la mission de l'ÉvÊque : encourager toujours !

La salutation de Mgr Jean-Marc Aveline

 


Je voudrais vous remercier de la part aussi de la délégation qui vient de France, pour ces jours de fête, pour l'accueil que vous avez réservé à nous et à Joseph-Marie Ndi-Okalla, votre nouvel Évêque.

Merci pour la joie qui vous habite, pour la foi qui vous anime, pour l'espérance et la cMgr Aveline avec Mgr Ndi-Okallaharité dont vous avez fait preuve envers nous.

C'est beau de pouvoir échanger entre Églises locales. Le premier mot que je veux vous exprimer c'est la reconnaissance.

Dès notre arrivée, Joseph nous a amenés sur la colline de Mvolyé à Yaoundé, pour faire mémoire des premiers missionnaires, de ceux qui ont porté et enraciné la foi au Cameroun. Cette visite était magnifique, puisque la foi nous la recevons des autres et il est important de se souvenir de nos anciens dans la foi.

Je voudrais souligner ensuite l'importance de la fraternité. La fraternité n'est pas un mot, c'est une attitude de vie. C'est quelque chose que le Seigneur a réalisée lui-même envers chacune et chacun de nous et nous demande de la vivre à notre tour. En effet, comment oserions-nous dire frères, en étant si différents, si Jésus ne nous l'avait pas demandé et ne le rendait pas possible ? De cela, je rends grâce à Dieu.

En m'adressant maintenant particulièrement à toi, cher Joseph : s'il fallait résumer d'un mot la mission d'un Évêque, ce serait avec le mot "encourager". Voilà ce que fait un Évêque chaque jour : il encourage le peuple qui lui est confié à marcher à la suite du Christ.

Parfois, il faut encourager à continuer dans le même sens ; parfois il faut encourager à changer un peu la direction ! Mais toujours il faut encourager ! Et l'Évêque le fait d'autant mieux qu'il se laisse lui-même chaque jour, dans le cœur à cœur de la prière, encourager par le Seigneur ! Et c'est pareil pour lui : il est parfois encouragé à continuer dans le même sens... et il est parfois encouragé à se convertir !

Alors cher Joseph, laisse le Seigneur te donner lui-même au peuple qu'il te confie. C'est Lui qui te donne tout entier à eux.

Et laisse ce peuple, ton peuple, forger en toi, avec l'Esprit Saint, l'Apôtre dont le Seigneur a besoin.

C'est dans cet échange admirable que tu accompliras ta mission !

Aujourd'hui quelque chose de neuf s'est tissée entre Mbalmayo et Marseille ! Que le Seigneur bénisse cette nouvelle fraternité !


Les relations humaines au cœur de la foi

Interview d'Olivier Morand

 


* Quelles sont les qualités humaines et spirituelles que vous appréciez de votre ami Joseph-Marie Ndi-Okalla, aujourd’hui Évêque de Mbalmayo ?

J’ai déjà eu l’occasion, et la chance, de venir à Mbalmayo en 1983 pour l’ordination presbytérale de Joseph-Marie. Le fait qu’il m’invite à être là à nouveau pour son ordination épiscopale en 2017 en dit long sur sa personne.

Reprenant les paroles de sa devise épiscopale : foi, espérance et charité, je peuP. Olivier Morand avec Mgr Ndi-Okallax affirmer qu’elles expriment bien ses qualités. Joseph-Marie est avant tout un homme de foi, celle qui s’enracine dans notre baptême et qui nous unit au Christ, et les uns aux autres. Celle qui s'enracine dans notre baptême qui nous unit au Christ, et les uns aux autres. Pas seulement en mot, mais dans des liens concrets, et qui durent dans le temps. C'est ce qu'il a fait apparaître dans cette invitation à être là, à nouveau, 34 ans après !

L’espérance en outre est la dynamique de l’action de Joseph-Marie, l’espérance qui trouve ses racines dans la fidélité de Jésus à notre égard et qui se traduit, et s’expérimente d’une certaine façon, dans les fidélités que nous vivons dans nos relations humaines. Pour Joseph-Marie, l’espérance ouvre toujours le chemin, même au cœur des difficultés de la vie.

Il y a enfin la charité, l’amour, le sens du service que j’ai pu constater en Joseph-Marie et ceci vécu dans les responsabilités qui lui sont confiées, à l’égard des personnes qu’il rencontre. La simplicité, la capacité d’écouter pour que chacun puisse s’exprimer, le souci du service des hommes au cœur de la vie et de la société, non d’une manière abstraite, ont toujours caractérisé Joseph-Marie. C’est l’expérience et les gestes concrets qui donnent à sa vie chrétienne une force qui va bien au-delà des paroles.

Je pense que ce n’est pas un hasard s’il a retenu ces vertus théologales comme devise pour son service épiscopal : pour lui, et pour les diocésains avec qui il a été appelé à faire alliance.

J’ai eu le sentiment, pendant mon séjour à Mbalmayo, que beaucoup de ceux et celles qui connaissent Joseph-Marie ont aussi capté ces richesses de sa personne.

* Vous venez pour la deuxième fois au Cameroun. Selon vous, quel est l’apport que l’âme africaine de cette Église locale peut apporter à l’Église en Europe ?

Je reviens chez moi, en Île de France, fort de cette expérience vécue avec vous : la joie de l’Évangile, la simplicité des relations, la force des liens familiaux, le souci que chacun ait sa place : les officiels, comme les plus pauvres, l’importance de la mémoire, de s’inscrire dans une histoire et d’y faire référence.

Certainement je porte avec moi aussi la conscience plus profonde du chemin encore à parcourir de la part de nous tous pour que la vie chrétienne ne soit pas seulement formelle, mais touche le fond du cœur de chacun et sa manière de vivre au quotidien. Aujourd’hui je ressens encore plus forte la volonté de marcher ensemble et de vivre comme Église universelle.

Voilà ce que j’ai capté pendant ces quelques jours avec vous. Voilà ce dont je témoigne à mon retour en France.

(Propos recueillis par Antonietta Cipollini )


 

 

27/03/2017

 

Site de la Communauté missionnaire Redemptor hominis