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Nouvelles d'Afrique

 



Notre église diocésaine/1

Une année de la mission de l'Église en marche


Le 18 février 2018, dans la cathédrale de Mbalmayo, le diocèse a voulu exprimer sa reconnaissance à l'égard de son Pasteur, Mgr Joseph-Marie Ndi-Okalla, à l'occasion du premier anniversaire de sa consécration épiscopale, après une année intense de travail et de renouvellement ecclésial ; tout cela vécu lors des retraites spirituelles et de diverses rencontres, ensuite dans l'écoute et dans l'étude approfondie des diverses réalités ecclésiales réalisées lors des visites pastorales et des journées d'étude et d'échanges avec des experts et avec toutes les composantes du peuple de Dieu.



On s'est retrouvé tous ensemble à la cathédrale pour rendre grâce à Dieu du chemin parcouru. Étaient présents aussi l'archevêque de Yaoundé, Mgr Jean Mbarga et l'évêque émérite de Mbalmayo, Mgr Adalbert Ndzana.

Dans l'église bondée de fidèles des différentes paroisses de la ville et des délégations de la zone d'Akonolinga, et en présence des autorités civiles et administratives, on respirait la même ambiance de fête d'il y a un an, lors de la consécration épiscopale de Mgr Joseph-Marie Ndi-Okalla.

Ce jour-là, on sentait que l'espoir d'une renaissance ecclésiale que cette nomination avait apporté comme don de l'Esprit Saint à l'Église de Mbalmayo était devenu la joie profonde d'une expérience vécue, d'une promesse tenue.

L'année qui s'est écoulée a montré en effet la riche humanité, le cœur, l'intelligence et le dynamisme de Mgr Joseph-Marie Ndi-Okalla ; sa connaissance du diocèse, sa proximité avec les jeunes prêtres le déterminant à travailler avec tout le monde, impliquant à la réflexion prêtres, consacrés et fidèles laïcs.

Toutes ces composantes du peuple de Dieu ont exprimé leur joie à la fin de la célébration liturgique de son premier anniversaire, par des présents dont un portrait significatif de l'évêque au milieu du peuple de Dieu, réalisé par l'IFA, Institut Artistique de Mbalmayo.

À la sortie de la célébration, le deuxième numéro de la revue "Notre Église diocésaine", avec comme titre: Mbalmayo. La mission de l'Église en marche, a été diffusé. 

Le premier numéro, sorti en 2017, avait présenté le diocèse de Mbalmayo et la figure du nouvel évêque, à l'occasion de sa consécration épiscopale. 

Le deuxième numéro qui vient de paraître, fait alors écho à cette année, riche en évènements ecclésiaux, en présentant les moments les plus significatifs vécus ainsi que les diverses réalités diocésaines revisitées par le nouvel évêque. 

Le sommaire des rubriques nous donne une vue d'ensemble des thèmes traités : Temps forts de la vie du diocèse, Échos des paroisses, Vie du diocèse, Événements, Rétro, Mutuae Relationes, Pastorale de la jeunesse, Portraits, Calendrier liturgique, Divers et photos.  

Pour une relance de l'éducation catholique

Une grande place dans la rubrique Rétro et dans l'ensemble de la revue (qui compte 61 pages) a été réservée aux trois journées consacrées à la relance de l'école catholique et à sa réception par les principaux établissements scolaires (pp. 20-34).

Le diocèse a toujours été fier de sa présence dans le secteur éducatif, depuis ses débuts et promu ensuite par Mgr Adalbert Ndzana.

Ce secteur qui symbolise particulièrement le grand effort d'implantation de l'Église à Mbalmayo, nécessitait par ailleurs d'être revisité sur le plan pédagogique, souffrant d'une profonde crise, de plusieurs problèmes, tels que le maintien des structures et le fonctionnement.

Les défis de la gestion de l'éducation catholique diocésaine se sont imposés au cœur des préoccupations de Mgr Joseph-Marie Ndi-Okalla au début de son épiscopat à Mbalmayo ; sa sensibilité et sa passion d'enseignant l'ont poussé aussi à les assumer comme priorité des priorités.

Après un temps d'incubation de l'initiative, les "États généraux de l'éducation" ont réuni pendant trois jours au Centre pastoral diocésain Notre Dame du Perpétuel Secours, du 27 au 29 juin 2017, les protagonistes de l'éducation catholique, des experts et des fidèles, pour une formation, pour un échange d'expériences positives, de méthodes utilisées, en vue de partager aussi les difficultés, les blocages, afin de programmer finalement une reprise concertée du secteur.

Nous y avons participé, compte tenu de l'intérêt que nous portons au secteur de la jeunesse. Nous avons été favorablement frappés par l'empreinte donnée à ces journées par l'évêque lui-même. Il a voulu tout d'abord élever le niveau de la réflexion et élargir celle-ci pour mieux situer les enjeux éducatifs. Il y a eu en effet plusieurs interventions : celle de Mgr Jean Mbarga, archevêque de Yaoundé et Grand Chancelier de l'Université Catholique d'Afrique Centrale (UCAC), celle de l'actuel Recteur, l'abbé Jean-Bertrand Salla, et celles d'autres enseignants de la même institution dont Mgr Ndi-Okalla avait été jusqu'à sa nomination Vice-Recteur.

À côté des responsables des écoles secondaires, des directeurs et des enseignants des écoles primaires diocésaines, étaient invitées aussi quelques directrices des établissements qui sont le fleuron de l'éducation de l'archidiocèse de Yaoundé, pour partager le secret de leur réussite. Des réflexions sur le magistère de l'Église sur l'éducation, approfondissements pédagogiques et philosophiques sur l'éducation aujourd'hui, des présentations d'expériences positives sur le terrain ont donc fait l'objet de la première journée qui a remis en perspective les problèmes à aborder.

Après cet effort d'un travail de confrontation plus élargie, le programme de l'évêque a voulu rester proche des problèmes vécus sur le terrain, en faisant, les jours suivants, l'état des lieux, en proposant et en confrontant des lignes opérationnelles pour le diocèse, permettant le maximum d'échanges.

Il y avait déjà eu un travail de préparation d'arrière-fond, d'évaluation par des experts financiers non seulement pour un assainissement de la gestion mais aussi pour l'analyse des potentialités du secteur.

Si, au début, il y a eu des revendications et des difficultés de la part des enseignants face au diocèse, à la fin des "États généraux de l'éducation" il y a eu la certitude d'avoir trouvé une écoute attentive de la part de l'évêque et de son équipe, la possibilité de pouvoir affronter ensemble les problèmes les plus urgents : la régularité des salaires, la requalification professionnelle et sociale pour une dignité de la profession d'enseignant catholique à rétablir, la réévaluation de l'état des structures et des outils pédagogiques, la redynamisation pédagogique.

Quelques-uns exprimaient aussi un optimisme retrouvé : pouvoir repartir pour une "relance magnifique", pour une éducation de qualité qui puisse encore faire la fierté du diocèse, qui donnerait un apport réel à l'évangélisation de la jeunesse et à la société par la transmission d'un humanisme chrétien.

Le travail a dû continuer sur le terrain en vue de la préparation de la nouvelle année scolaire par le Secrétariat à l'éducation catholique. Mgr Ndi-Okalla lui-même a participé à certaines journées pédagogiques de quelques établissements pour donner suite concrètement aux lignes indiquées par les "États généraux de l'éducation". Les articles de la revue "Notre Église diocésaine" témoignent de cet effort remarquable d'une réception pastorale conséquente et capillaire. 

Pour la fin de cette année scolaire, on a promis un nouveau temps de vérification et d'échanges diocésains sur le travail abattu et celui à réaliser dans une perspective de longue haleine.

Magistère théologique et pastoral

D'une manière très opportune, il a été souligné que, dans la personne et l'action de Mgr Joseph-Marie Ndi-Okalla, se réalise un échange fructueux entre le magistère théologique et le magistère pastoral.

L'abbé Engelbert Meyong Nama (professeur de droit canon à l'UCAC) écrit dans son article dans la revue diocésaine que la passion de l'évêque de Mbalmayo pour l'enseignement et son lien avec l'UCAC et son expérience synodale se traduisent de façon expresse "par un très grand souci d'élévation spirituelle et intellectuelle, par une très grande exigence académique attendue dans les contenus de ses proches collaborateurs et par une pédagogie synodale marquée par une exigence accrue de communion et de communication".

Le Centre pastoral diocésain Notre Dame du Perpétuel Secours, dans lequel Mgr Ndi-Okalla a élu domicile, a été aussi baptisé "le campus", en raison de la volonté manifeste de l'évêque de "rapatrier" les expertises académiques et pratiques et de les mettre en liaison avec les exigences pastorales.

L'évêque consacre le premier jour de la semaine ouvrable à l'accueil des prêtres pour un échange et une relecture des expériences pastorales et des événements diocésains. Ensuite, il y a l'échange et les programmations au Conseil diocésain.

Le Centre pastoral, qui est aussi un centre d'accueil et de spiritualité, est destiné à devenir davantage le siège des services et des bureaux diocésains.

Homme de prière, de réflexion et de méthode, Mgr Ndi-Okalla a posé sans doute avec prudence et décision ses premières bases de la mission de l'Église à Mbalmayo.

Antonietta Cipollini

(À suivre)

 

 

09/04/2018

 

Site de la Communauté missionnaire Redemptor hominis